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28/04/2017

Maurice Leleux, un hochniot dans les ordres.....il deviendra doyen de Leuze-en-Hainaut!

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Maurice Leleux naquit à la rue du Pluvinage le 28 août 1915, il était le fils de Eugène Leleux (6/11/1870-8/11/1946) boucher et de Claire Dubois (26/4/1876-9/12/1935)....des racines "hochniotes" qu'il ne reniera jamais.

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Son père Eugène exploitait la boucherie au 9 de la rue du Pluvinage; cette dernière sera ensuite reprise par le neveu d'Eugène, Felix Lorphèvre qui assurera sa continuité jusqu'en 1965, année de son décès. C'est Guy le fils de Félix qui reprendra la boucherie jusque sa retraite début des années 90.

Adolescent, il découvre la JOC (Mouvement des jeunesses ouvrières chrétiennes) et est directement séduit par les discours de Monseigneur Cardijn (*), empreints d'humanité et de militantisme à l'égard du monde ouvrier chrétien. 

Engagé dans la JOC de Beloeil au côté du vicaire Arille Delange, il devient permanent jociste. Cette mission consistait entre autres, à enfourcher le soir son vélo, pour se rendre à la réunion des sections locales environnantes. Il lui arrivait de loger chez le curé de la paroisse visitée. Il assuma pendant des années ce rôle d'animateur itinérant.

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Un petit air de curé de campagne........

Il est ensuite entré au séminaire en "vocations tardives" à Saint-Gérard vers 1937; il  restera quelques années chez les assomptionnistes pour y apprendre le latin.  

Après sa théologie au séminaire de Tournai, il fut ordonné prêtre le 25 juillet 1943. Il devenait ainsi le premier permanent jociste ordonné prêtre.  

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Le cortège des prémices quitte la maison familiale de la rue du Pluvinage à Huissignies

Les cérémonies de prémices solennelles eurent lieu à Beloeil le 1 août 1943 et à Huissignies le 8 août.

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Le cortège des prémices à Beloeil à la Grand Rue

En 1945, il est nommé vicaire de la paroisse Saint-Martin à Ath, puis nommé l'année suivante aumônier des oeuvres de la région d'Ath-Lessines-Enghien. Il parcourait les villages pour susciter et soutenir les responsables des mouvements d'action catholique; il restera dans l'aumônerie jusqu'en 1963. 

En 1963, il fut nommé doyen de Leuze-en-Hainaut; le vicaire général du diocèse de Tournai Mgr Joos procéda à l'installation du nouveau doyen le 9 juin.  

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La cérémonie d'installation comme doyen de Leuze (Photo du Courrier de l'Escaut)

Amateur du beau, il fit procéder en collaboration avec les autorités communales à la restauration de l'église décanale de Leuze à la fin des années 70.

Après 25 ans d'apostolat du doyenné de Leuze, il abandonne ses fonctions le 18 septembre 1988 à l'âge de 73 ans. A cette occasion, le bourgmestre Soudant évoque les bons rapports entre l'administration communale et la paroisse en précisant que de doyen Leleux s'était bien intégré à la vie associative leuzoise.  

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                Durant la messe d'adieu et de succession le 18 septembre 1988 à la collégiale de Leuze.

Pétri d'humilité et d'attention, il a marqué tous ceux qui l'ont côtoyé. Il souligna régulièrement "qu'être chrétien, c'est souvent ne pas faire comme tout le monde".

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A l'occasion d'une procession à Huissignies, à la chapelle de la Vierge à l'Enfant du musée de la vie rurale

Après sa retraite, il continua à vivre à Leuze et s'occupa activement de la vie de la paroisse en assurant notamment la chronique "Du haut du clocher" sous le pseudonyme "Chanteclerc" dans l'hebdomadaire paroissial "Dimanche". Au travers de ses billets, il se plaisait à rattacher des faits qui touchaient de près la vie familiale et l'éducation des jeunes au but chrétien de l'existence.

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                   Il s'éteint le 15 février 1990 à la clinique de Leuze victime d'un second accident cardiaque.

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Il repose au cimetière de Huissignies dans la tombe de ses parents. 

(*) Joseph Léon Cardijn est le fondateur en 1925 de la jeunesse ouvrière chrétienne, la JOC. Nommé cardinal en 1965 par le pape Paul VI, il est l'un des principaux acteurs de l'engagement social de l'Eglise catholique romaine au début du XXème siècle. — Wikipédia  

Sources: Bibliothèque du séminaire de Tournai, Archives du cercle d'histoire de Leuze en Hainaut, Photos collection de la famille Labie, ferme du Moulin à Vent Huissignies.

Dans la colonne de droite, un album photo qui illustre la vie de Maurice Leleux. 

26/11/2016

Louisa Delcourt, la centenaire de 1970...le 4 octobre 1970, c'est la fête au village!

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Louisa naquit le 1er octobre 1870 à Ladeuze à la rue du Hameau, elle était la fille d’Emerille et de Joséphine André.

Elle effectua ses écoles primaires à l’école des religieuses de Tongres-Notre-Dame; elle se plaisait à rappeler qu’elle s’y rendait en sabots.

Elle entama son adolescence en entrant en service à Chièvres, mais très vite ses parents la rappelèrent pour travailler à la ferme familiale. En même temps, elle effectuait des services à la ferme voisine où elle y travaillait pour 80 centimes (francs belges) la journée. Elle y effectuera toutes les tâches de la ferme de l’époque: par ex piquetter, tirer le lin, faire jusqu à 11 charretées de paille en une journée.

Elle se marie avec Oscar Baugnies (dit Eul Gris) le 3 mai 1905 et vient habiter à Huissignies au lieu dit « les coucous » à la rue des Hauts Doignons où les époux exploiteront une petite ferme.

Ils eurent 2 enfants, Léon qui épousa Simone Duquesne et Marcel qui épousa Solange Coupez et 1 petit-enfant Jean Baugnies.

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C'est au lieu-dit "Les Coucous", au fond de l'impasse de la rue des Hauts Doignons que vécut Louisa. 

 

      Une superbe fête est organisée par la commune de Huissignies le dimanche                                                    4 octobre 1970….

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Dès 9H30, un cortège se forme sur le Trieu avec la participation de la royale fanfare communale, des écoles et d’autres sociétés locales. Le cortège se dirige vers « les coucous » au domicile de la centenaire qui prend place dans une BMW conduite par Mr Depotter, garagiste de Vaudignies.

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Cécile Assoignons, jeune majorette de la fanfare remet des fleurs à Louisa sa voisine

Le cortège se rend à l’église où un office est célébré par l’abbé Delire, curé honoraire de la paroisse et l’abbé Meerschaut, curé de l’époque. Au cours de la messe dans une église comble l’abbé Meerschaut rappelle les nombreux pélérinages que Louisa effectua dans sa vie et spécialement durant la guerre 14-18.

Après la messe, le cortège part vers les écoles remarquablement garnies où le conseil communal de Huissignies accueille la jubilaire. La fanfare et les majorettes exécutent de magnifiques parades sur le Trieu.

La bourgmestre de la commune Jeanne André au nom du conseil communal et de la population prend la parole : « Vous êtes ma chère Louisa la vedette de l’actualité, une belle centenaire qui a un cœur de 20 ans; et vous aimez tant raconter les anecdotes de votre bon vieux temps. Vous êtes une dure au caractère heureux; à l’âge de 82 ans vous disiez « je ne sais pas vieillir » et à l’âge de 95 ans avec ardeur et courage, vous guérissiez d’une cassure du col du fémur ».

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Louisa entourée de sa famille

La bourgmestre lui remet ensuite un magnifique fauteuil, des fleurs et une photocopie de son acte de naissance. Elle lit ensuite une lettre adressée par le roi Baudouin et la reine Fabiola qui s’associent à cette journée. Elle recevra des souverains une bonbonnière en argent. Louisa reçoit également des cadeaux du Crédit Communal, de l’association des commerçants et de la royale fanfare.

Un vin d’honneur est ensuite servi en son honneur.... y sont présents: le bourgmestre et ses échevins: Jacques Houx, échevin de l’instruction publique, René Fauquet échevin des travaux, Marcel Labie échevin des finances, ainsi que les conseillers communaux; Hector Labie, président des déportés, Albert Jaivenois président des anciens combattants, Maurice Gévas, président des LFNJF, Irma Houx présidente des commerçants et Jean Dulac, sénateur et bourgmestre de Beloeil.

L’après-midi, un festival de musique regroupant les fanfares de Huissignies, Ladeuze, Vaudignies et Chièvres se déroule à la Marcotte. A la fin de l’après-midi, la jubilaire remit au chef de chaque fanfare un fanion portant la mention: « Centenaire de Louisa Delcourt Huissignies 4 octobre 1970 ».

A 20 heures, des feux d’artifice furent tirés près du domicile de Louisa "aux Coucous" à la rue des Hauts d’Oignons .

La journée se terminera par un bal en la salle des fêtes du Trieu animé par un tout jeune orchestre local(*).

Louisa ouvrit même le bal avec son petit-fils Jean Baugnies sous les applaudissements nourris de la foule estimée à 800 personnes.

Louisa meurt le 10 mai 1973 à son domicile à l’âge de 102.5 ans....De mémoire d’archive, personne n’a jamais vécu aussi vieux à Huissignies.

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L'ancien corbillard de Huissignies, descendant la rue des Hauts Doignons, emmène Louisa vers sa dernière demeure

(*) orchestre formé par les jeunes de la fanfare : Chantal et Francis Degouys, Jean Pierre et Michel Houx et Eddy Tilly.

Sources : « Courrier de l’Escaut » et « Nord Eclair » et avec l'aide de Suzanne Duquesne.

14/02/2015

Domitien Gosselin, bourgmestre de 1813 à 1849

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Le berceau de la famille Gosselin-Delestray

Domitien naquit le 29 juillet 1784 au 154, Grand Trieu (aujourd'hui rue des Huées, le gîte du Ruiclot); il était le fils d’Augustin Gosselin (1735-1798), agriculteur et homme de fief (*) et de Marie-Claire Delestray (1750-1816), fille de Jacques Delestray et Marie-Joseph Duquesne tous deux de Huissignies. 

(*) Les hommes de fief étaient nommés par le seigneur et chargés d'effectuer des actes à caractère notarial sur un plan local. 

Il épousa en 1ère noce Catherine-Désirée Stampe, en seconde noce Marie-Thérèse Stampe et en 3ème noce Rosalie Manfroy de Stambruges. Il connut le malheur d'être 3 fois veufs.

Il sera choisi par le préfet du département de Jemappes pour exercer le rôle de bourgmestre en 1813 alors qu’il n’avait que 28 ans, fonction qu’il occupera jusque sa mort survenue le 1ier juin 1849, et pour laquelle il avait de nouveau été sollicité en 1848 pour un bail de 6 ans. Il succède à Isidore Lefebvre (dit Mayeur Sidore) au 1er janvier 1813.

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Vers 1825, Domitien fonde sa ferme-brasserie au "Grand chemin de Mons à Blicquy", aujourd’hui rue de l’église; la brasserie prit rapidement de l’extension. 

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 La ferme-brasserie de Domitien Gosselin (aujourd'hui propriété de la famille Brotcorne-Dath)

Outre son dynamisme entrepreneurial, il marqua de sa grande personnalité, de son dévouement et de son altruisme la vie de Huissignies durant la première partie du 19ème siècle.

Il entreprit dans un premier temps, en 1825 sans grande ressource financière la construction de la 1ère école de Huissignies avec logement pour l’instituteur.

En 1829, il anticipe la modernisation de la voie vicinale qui relie Beloeil à Ath en entreprenant le premier dans la région le pavage du tronçon de Huissignies et Ladeuze. Il conçoit et réalise cet ouvrage d'envergure dans un premier temps en avançant à la commune ses propres deniers.

L’hommage que lui rendit la population de Huissignies et de Ladeuze après sa réélection d'octobre 1848 résume à suffisance l'ampleur de son travail....

Voici le discours (dans le style de l'époque) que prononça le secrétaire communal Paul Abraham lors de la cérémonie d'hommage du 23 octobre 1848....

« Monsieur le bourgmestre,

Permettez nous de venir au nom des habitants de Husseignies et de Ladeuze, vous présenter l’hommage de notre reconnaissance et de notre gratitude. Votre longue carrière administrative, votre dévouement à la chose publique, votre générosité, votre bienseillance à l’égard de tous, votre bienfaisance à l’égard des pauvres ont initié dans nos âmes un sentiment d’enthousiasme dont il ne nous est plus permis de comprimer l’élan.

Aujourd’hui, alors que vos vertus civiques reçoivent partout des marques publiques d’estime et d’honneur, qu’il nous soit permis à nous enfin de venir manifester notre reconnaissance à l’homme de bien, à l’administrateur infatigable et désintéressé qui dans une commune pour ainsi dire sans ressources a produit des résultats immenses. En effet jetant un regard rétrospectif sur le passé, nous y voyons qu’il y a trente ans, la commune d’Husseignies avait des chemins impraticables en tous lieux; tant qu’aujourd’hui, tous les chemins voire même jusqu’aux sentiers se trouvent empierrés de manière à rendre facile la circulation des chevaux, voitures en toute saison; nous y voyons que c’est Monsieur Gosselin, bourgmestre de Husseignies, qui le premier a conçu et nourri le vaste projet d’empierrer tous les chemins de la commune, qui dans l’espace de trente ans a donné un grand exemple de persévérance et de parachever une œuvre dont on ne comprenait pas la possibilité en le voyant poser la première pierre. Ainsi que d’activité a-t-il du déployer, que de sacrifices a-t-il du faire pour achever son entreprise, que de philanthropie et de désintéressement a-t-il du montrer, toujours le premier et le dernier dans les prestations.

Il a su par son exemple fomenter et soutenir le zèle de ses administrés dont il avait besoin pour atteindre son noble but, nous y voyons l’impulsion qu’il a donnée à la voirie vicinale dans les communes voisines ; on y fait des empierrements partout: Ladeuze, Tongre et Beloeil se ralient à Husseignies; il en résulte une communication facile d’Ath à Beloeil, et de là aux différents charbonnages, avantage immense pour l’agriculture, le commerce, la prospérité de la population de toute les localités, qu’il n’était guère permis d’espèrer en présence de l’immensité des travaux et des ressources immenses que l’on devait pour y parvenir.

Là ne se sont pas bornés les soucis de l’honorable bourgmestre d’Husseignies, en même temps qu’il travaillait avec les plus beaux succès à la voirie vicinale, il n’oubliait pas de remplir le plus sacré du devoir, sa sollicitude vraiment paternelle veillait sur l’instruction publique et une salle d’école communale avec logement pour l’instituteur s’élevait dans la commune, où les indigents vont puiser gratuitement les connaissances et l’instruction que l’on sait être les plus grands moyens de les sortir de la misère.

Aujourd’hui, Monsieur le bourgmestre, que grâce à Dieu, à votre persévérance, à l’impulsion que vous avez donnée, à votre zèle infatigable, nous jouissons de tous les bienfaits, que nous en sentons toute la valeur, tant pour nous que pour nos descendants, permettez nous de venir vous offrir un bien faible gage de notre gratitude, daignez l’accepter avec bienveillance, puisse–t-il vous être agréable.

C’est une simple médaille que nous venons vous présenter, elle porte d’un côté la devise suivante : « Voirie vicinale, l’hommage de reconnaissance éternelle «  et sur le revers : » Les habitants de Ladeuze et d’Husseignies  reconnaissants à Monsieur Gosselin bourgmestre » que la main de l’artiste vient de tracer sur le métal, tandis que depuis longtemps elle est gravée dans nos cœurs au caractère ineffaçable, daignez donc l’accepter et croire en même temps que le jour où nous vous l’offrons est pour nous une véritable fête, un des plus beaux jours de notre vie! Honneur à Mr Gosselin, bourgmestre d’Husseignies. Hommage de reconnaissance éternelle! Faisant  des vœux bien sincères pour que le ciel lui conserve des jours si précieux pour nous, qu’il vive longtemps heureux du bonheur dont il nous a comblés. » (Archives communales de Huissignies)

La médaille a été présentée à Domitien par les habitants de Ladeuze et de Husseignies le 23 octobre 1848.

Il fut réélu en octobre 1848 à la majorité absolue....nombre de votants: 68...!

A sa mort, Casimir Fouquemberg,1er échevin lui succéda à la tête de la commune. 

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Echo de la Dendre Novembre 1848

Domitien offrit à l'église Saint-Martin de Huissignies une cloche de 500 Kgs nommée « Marie-Thérèse », cloche qui sera enlevée par les allemands en 1943.

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La cloche de l'église offerte par Domitien sur le quai d'embarquement à la gare de Tournai en destination de l'Allemagne 

 

Descendance de Domitien...

De ses mariages naquirent: Stanislas en 1829 du deuxième lit avec Marie-Thérèse Stampe, cette dernière  mourut à l’accouchement. Du troisième lit avec Rosalie Manfroy, naquit Marie-claire en 1836; Rosalie mourut en 1837.

A la mort de Domitien, Stanislas continuera l’activité agricole et brassicole mais il mourut en 1867 à l'âge de 38 ans sans succession.

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Echo de la Dendre 18 juin 1849 

Sa fille Marie-Claire...

Née à Huissignies, le 22 mars  1836. 

Admise à la profession de religieuse le 25 mai 1859 sous le nom de Sœur Marie-Sophie, elle rentre dans la congrégation des Soeurs de St François de Sales de Leuze. 

De Leuze où elle enseignait avec succès, elle fut appelée à la fondation de l’hospice pour les vieillards et de l’école pour les jeunes filles de Thumaide. Elle y fondera aussi l’école gardienne et l’école des filles. (Gorlia, L'histoire de Thmaide)

Appelée au Supériorat Général des Sœurs Salésiennes en 1881 (elle devint la 15ème Sr Sup Gén jusqu’en 1888), son activité s’étendit dans tous les domaines et pour répondre aux nécessités des temps, et aux ordonnances de Rome, elle fit modifier les constitutions cannoniques avec l’approbation de Mgr Durousseaux évêque de Tournai. 

En 1883, elle put éteindre la dette que la communauté avait dû contracter pour le rachat de la Maison des sœurs de St François mise sous séquestre durant la période française. 

« Un mal implacable la priva de sa belle intelligence et la réduisit à l’inaction ». (Archives des sœurs salésiennes)

 Elle décédera au couvent de Thumaide le 4 mars 1895.

Elle est enterrée dans le carré des soeurs de l'ancien cimetière autour de l'église de Thumaide. Faire-Part Sr Sophie (Copier).jpg

Parentés de Domitien...

Domitien avait 8 frères et soeurs:

  • Stanislas: Aïeul de Nicole et Annie Gosselin et de Jean-Noël Gosselin; mais aussi d'autres ne portant pas le patronyme de Gosselin comme Jeanine Lefebvre, Docteur Marc Debraekeleer, Famille Coulon: les enfants de Raymond, Béatrice, Thérèsa et Bernadette. Stanislas épousa Catherine Ghiste, soeur du curé de Huissignies (de 1830 à 1863) Antoine Ghiste, originaires de Gondregnies.
  • Monique qui épousa Auguste Trufin, aïeuls de la famille Trufin de Huissignies,  de Jacques Duquesne (décédé), et d'autres dans les familles Meurant,Duquesne,Dupont....Généalogie non complètée. 
  • Nathalie épouse de Isidore Joseph Bastien, charron de Huissignies. Parents entr'autre de l'abbé Christian Bastien, curé d'Hastières-Lavaux, décédé à Huissignies en 1883. Descendance dans les familles Fouquemberg et Jouret. Généalogie non complètée.
  • François, agriculteur époux de Catherine Marquebreucq originaire de Deux-Acren. Descendance non identifiée.
  • Sophie épouse de Mathieu Saudoyez de Ville-Pommeroeul et dont nous ne connaissons pas la descendance. 
  • Athanase, agriculteur qui épousa Marie-Claire Fontaine de Huissignies. Descendance non identifiée.
  • Romaine qui épousa François Duquesne de Huissignes, agriculteur. Généalogie non complètée. 
  • Marie-Agathe qui épousa François-Joseph Capelle sabotier. Descendance non connue.

 

31/01/2015

Egide Decourty, ancien bourgmestre

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Photos issues de la Collection de la famille Decourty 

Edige DECOURTY, fils de Céline DURANT et de Procope DECOURTY, est né à Husseignies le 21 juillet 1868.

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 La famille de Procope Decourty (Debout Egide; Au second rang assis: Amandine Fontaine avec sur les genoux Léon , Céline et Procope; Au 1er rang: Louis et Joseph (flou)

 Doté d’une intelligence vive, il accomplit ses humanités gréco-latines au Petit-Séminaire de Bonne-Espérance mais celles-ci sont interrompues à la mort de sa mère le 18 avril 1887 alors qu’il achevait son avant-dernière année. Il rejoint son père à la ferme familiale sise Rue du Monceau (aujourd'hui Rue Melsens, en face du musée) dans laquelle il y travaillera toute sa vie.

 Il épouse Amandine FONTAINE de Huissignies qui lui donne 6 enfants: Céline, Joseph, Louis, Marie, Louise et Léon qui meurt à l'âge de 4 ans. 

Déjà attiré par la vie politique, il se présente aux élections communales de 1899 et devient conseiller communal. Suite au décès du bourgmestre Dath Hypolite , le 26 août 1900, il est nommé par le Roi Léopold II bourgmestre de Husseignies à l'âge de 32 ans.  

Le collège de Bonne-Espérance  lui a donné le goût à la culture, il crée le « Cercle Saint-Joseph » au sein duquel il guide les jeunes gens amateurs d'art dramatique. 

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Il crée avec le curé Lechien la caisse de retraite « La Prévoyance » qui comptera plus de 500 membres dix ans plus tard.

Le syndicat agricole « Saint-Eloi qui centralise l’achat de graines et d’engrais et dont il est le co-fondateur fonctionnera également très bien.

En 1907, en collaboration avec le vétérinaire Ernest Bernard et le curé Lemaître, il crée le syndicat d’élevage bovin qui comptera de nombreux adhérents tant à Huissignies et que dans les villages voisins.

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 Concours agricole en 1925 

Dès 1900, il étoffera l’enseignement primaire à Huissignies et à partir de 1906, il rétablit une école d’adultes et en 1933, une école gardienne.

Il instaure également des cycles de conférence et des cours d’agronomie à destination des cultivateurs.

Il restera bourgmestre jusque 1914; période à laquelle il « dut se résoudre » à laisser la place à son colistier Emile Lelong et dont il restera « le bras droit ».

A partir de 1927, il reprend les rennes du mayorat, succédant à Camille Duquesne.

En 1938, à la tête d’une forte liste, il gagne les élections et redevient bourgmestre en 1939 succédant de nouveau à Camille Duquesne.

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Ce mandat sera interrompu pendant 3 ans durant la guerre mais il redevint bourgmestre effectif à la libération jusqu'à son décès inopiné le 18 septembre 1945.

Si on comptabilise son service à la population de Husseignies, on totalise 45 ans: 13 ans de conseiller communal, 9 ans d’échevin et 23 ans à la tête de la commune.

Vital Nopenaire sera son successeur à la tête de la commune. 

Mr Frankinet, commissaire de l'arrondissement d'Ath, soulignera dans son éloge funèbre la personnalité attachante et les qualités humaines exceptionnelles d'Egide: sa volonté, son honnêteté, son sens de la décision intransigeante mais mûrement réfléchie, sa rectitude de pensée, son désintéressement au service de son village, une aptitude peu commune à élever sa propre pensée.    

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 Mariage dans la famille d'Egide Decourty

Egide en bas à gauche au côté de son épouse Amandine Fontaine. Au centre de la photo les mariés, Louis Decourty (fils d'Egide) et Fernande Derumier. Les enfants assis sont André Magloire et Désirée André .

 Egide et ensuite ses enfants porteront le surnom "Procope", prénom du  père et du grand-père. On parlera aussi communément "deul Céss Procope " située en face du musée. 

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 Descendants d'Egide Decourty:

  • Petits-enfants:

Anne-Marie Dath, épouse Marius Duquesne. (Huissignies)

Andrée Decourty, Vve Lefebvre Camille (Ellignies-Ste-Anne)

Marie-Louise Dath , Vve Gilbert Debruxelles (Vaudignies)

Marie-Rose Dath, épouse Brotcorne Michel (Vaulx)

Anne-Marie Laporte, Vve Bériot Joseph (Neufmaison)

Léon Decourty, époux Marcelle Decouttere

Arrière petits-enfants:

Thérèse, Christiane, Annie et Viviane Bernard et leurs enfants

Françoise et Dominique Picart et leurs enfants

Michel et Edith Duquesne et leurs enfants

Marie-Josée, Ginette et Brigitte Dath et leurs enfants 

Monique, Nicole et Pierre Duquesne et leurs enfants 

Annie, Maryse et Michèle André et leurs enfants

Marie-Line et Jean-Luc Brotcorne et leurs enfants

Lise Debay et Marie-Josée Debay et leurs enfants

Luc, Lucie et Pascale Decourty et leurs enfants

Frans, Josée, André, Jean, Christian, Christa Carton et leurs enfants

Annie, Daniel, Christelle Lefebvre et leurs enfants

Pierre, Yves, Philippe, Luc Decourty et leurs enfants

Martine et Eric Decourty et leurs enfants

Françoise Decourty et leurs enfants

Françoise et Philippe Debruxelles et leurs enfants

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17/01/2015

Jeanne André, la dernière bourgmestre de Huissignies....

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Jeanne est née à Huissignies le 28 mai 1920.

Après ses études primaires dans son village, elle entame des études normales pour décrocher un régendat.

Le diplôme en poche, elle travaille pendant 6 ans aux services des postes avant de devenir en 1949, économe à l’athénée Marguerite Bervoets à Mons.

C’est à partir de cette année-là qu’elle se lance dans la politique au niveau local d’abord, provincial ensuite, au sein du parti socialiste et de ses organisations.

Bourgmestre de Huissignies de 1964 à 1976....

Elue conseillère communale en 1958 à Huissignies, elle en devient bourgmestre en 1964 succèdant à Jaivenois Albert et gardera son mandat jusqu’en 1976, année des fusions de communes.

"Hochniotte" jusqu'au bout des ongles, elle formera pendant toutes ces années un tandem fort avec le premier échevin PSC Marcel Labie....aussi "hochniot" qu'elle, il faut le dire. Ils seront tous deux à la base du rachat et de la création de "La Marcotte".

Ce tandem se distinguera par une grande collaboration teintée de respect au service sans relâche de la population de Huissignes. Jeanne gardera de cette époque un souvenir impérissable et en cultivera une certaine nostalgie.

Conseillère provinciale et bourgmestre de l'entité de Chièvres de 1982 à 1994...

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De 1974 à 1977, elle est élue conseillère provinciale et son mandat sera renouvelé aux élections de 1981.

Durant cette période précédent les fusions des communes, elle se distingue au même titre que le bourgmestre de Tournai en raliant un comité "anti-fusion des communes".

De 1977 à 1982, elle occupe sur les rangs de l’opposition les fonctions de conseillère communale dans l’entité chièvroise.

Aux élections d’octobre 1982, elle figure tête de liste PS; son parti remporte la majorité et est élue avec 755 voix de préférence. Elle est nommée bourgmestre de Chièvres par arrêté royal de mi-décembre 1982 et conservera son mandat une seconde fois aux élections de 1988.

Elle quittera la scène politique en 1994, un peu amêre, aux prises avec des dissensions au sein de son parti. Elle totalisera 36 ans de vie politique communale dont 24 en qualité de bourgmestre et laissera la fonction à Jean-Pierre Dauby qui devient ainsi son successeur à la tête de la ville de Chièvres.

Son crédo: "Il faut dé-fu-sion-ner!"

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Jeanne jette un regard critique....

Jeanne a toujours jetté un regard sceptique sur la fusion des communes qu'elle comparait à une "déshumanisation de la politique communale ". En outre, elle aurait préféré que Huissignies soit rattaché à Beloeil plutôt qu'à Chièvres à cause notamment au manque de communication entre les 2 communes. "On a perdu la souplesse des villages pour verser dans la bureaucratie alors que le principe de l'administration est le service public à la disposition de la population " ajoutait-elle fin 1994 dans une interview accordée au journal "Nord Eclair".

Lors de cet entretien elle évoque avec mélancolie le manque de candidats motivés à la politique communale, elle pense aussi que "les grosses villes ont mangé les moyens des petites communes ", elle continue en déplorant le manque de femmes bourgmestres...et enfin, elle termine par son crédo :"La solution serait de défusionner...sinon on en reviendra à la féodalité...etc etc...!"       

Le souvenir qu'elle laisse....

Ceux qui l’ont côtoyé soulignent son charisme et ses qualités  de gestionnaire, sa disponibilité pour ses administrés et sa grande capacité de travail et de dévouement à la cause publique. Son franc-parler et son dédain pour le "politiquement correct", sa simplicité et son amour pour les chats étaient autant légendaires et en faisaient un peu sa "marque de fabrique ".

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 Jeanne aimait particulièrement la balle pelote; la voici en grande supportrice de son équipe junior de Huissignies en 1966.

Jeanne décèdera le 11 février 2007 dans sa 87ème année, elle est enterrée au cimetière de Huissignies.

 

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Jeanne avec le comité des "Prix de Communes" dans les années 80.

En bas, de g à dr: Jacques Duquesne, Marcel Geenens, Gilbert Strebelle, Marcel Marginet.

Debout à côté de Jeanne: Michel Baugnies