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09/08/2014

La rue Augustin Melsens (anciennement Rue du Monceau)

 

Rue Aug Melsens.JPG

 La Rue du Monceau

  • 1479: Chemin du Moncheau - Juridiction de Ladeuze
  • 1668: Couture et rue du Monlgau / rue du Monchau
  • 1850: sur le plan Popp: Rue du Monchau (Dialecte de Monceau)

L'origine de l'ancien nom de la rue n'est pas vraiment connu. 

Ce n'est qu'après la dernière guerre que la rue devint Augustin Melsens en hommage à ce soldat de Huissignies décédé en captivité en Allemagne durant la dernière guerre.

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Augustin Melsens (Collection Augustin Davister)

 

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 Le champ du village

Cette couture est vraisemblablement la plus ancienne terre cultivée du village. 

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Le lieu-dit "La Champ du Village" à côté de la Piedsente du Facq (Photo d'auteur inconnu)

Ce champ était jadis la propriété de l'Abbaye d'Ath qui y possédait une ferme en bordure de la rue du Monceau. Ces biens furent saisis sous la domination française et vendus comme biens nationaux.

 "Séance du 8 frimaire an VII. Ci-devant Abbaye d'Ath: 4 bonniers, 1 journel de terre et de pâture en 8 pièces affermées par bail de 9 ans commencé le 30 novembre 1792 au citoyen Cauvain moyennant une rente annuelle de 210 livres, porté à un revenu à l'époque de 1790 de 250 frs et au capital à la somme de 2000 frs (Archives de la ville d'Ath-Notes Van Haudenaerde) 

"11 brumaire et 21 brumaire an VII-Adjudication définitive-Canton de Chièvres-Commune de Huissignies-Ci-devant Abbaye d'Ath: Maison compôsée de 2 plans, remises, grange, etc...bâti en terre et pierre, couverte en paille, sur 15 journels de terre, prairies et verger, affermée par bail de 9 ans, commencé le 30 novembre 1792 à la citoyenne veuve Marou, moyennant une rente annuelle de 220 livres, portée à un revenu à l'époque 1790 de 200 frs et en capital, à la somme de 4000 frs (Archives de la ville d'Ath-Notes de Van Haudenaerde)

L'Abbaye d'Ath était propriétaire de toute la partie droite de la rue depuis le tournant du musée jusqu'au Trieu et en profondeur jusque la rue Marcel Bernard, ainsi que d'autres parcelles de terre de part et d'autre du village. 

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L'ancienne ferme de l'abbaye d'Ath se trouvait à l'endroit de la maison Gevart JP, anciennement appelée aussi cabaret "Tinio" 

 

La rue du Monceau (ou Monchau) et le plan Popp

 

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Section B (à gauche à partir de la rue de l'église en direction du Trieu )  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
351a/350a/345a/348 Maison/Jardin/Verger/Terre  Duquesne - Massart Pierre-Joseph, Charpentier de moulin, dit Birique (Anc. ferme Oscar Degauquier)
300d/300c/300b/300a Bât.rur/Jardin/Verger/Terre  Duquesne Marie-Désirée épouse Debay Léopold, Cultivateur (Musée)
297/298/296 Maison/Jardin/Verger Gosselin Stanislas, Cultivateur
295/299/303 Bât.Rur/terre/terre Idem
294/288/302 Maison/Verger/Terre Stampe François et Antoine dit Zin, Cultivateur
293a/292b Maison/Jardin Soudans Antoine, Ouvrier
249c/250a/251a Maison/Jardin/Verger Degaland Basile, Cultivateur
     
  (à droite direction Trieu)  
433/434/432/431 Maison/Jardin/Verger/Terre  Duquesne François, Cultivateur (Anc. ferme Procope)
426/425/424 Maison/Jardin/Terre Maton Jean-Baptiste, Commis Voyageur, Leuze (Act. Gevart JP)
     

 

La Piedsente de la Couturelle (ou du Château)

Cette ancienne piedsente longeait le Barbechin depuis le château Malaise jusque derrière le musée. Elle est mentionnée et répertoriée dans l'Atlas vicinal de 1841. 

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 Photo tirée derrière le musée de la vie rurale, la piedsente longeait les saules en direction du château Malaise

 Ainsi se termine la catégorie "Les lieux-dits et les rues".

Des mises à jour seront effectuées au fur et à mesure d'éventuelles nouvelles trouvailles...!!

 

12/07/2014

La rue Maifrette

 

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La ruelle Maifrette

On trouve dans les archives les dénominations suivantes:

  • 1600: La fraitte de la maize d'Hardempont sur Huncegnies. 

       Une maize  (dérivé de manse) était une sorte de ferme à laquelle était attachée à

       perpétuité une quantité de terre indéterminée.

       Fraitte (frette, frete..) dérivé de frayer: une brèche, un passage.

       La fraitte de la maize était donc un passage qui conduisait à 2 fermes situées à cet

       endroit et qui appartenaient à la seigneurie d'Hardempont dépendant elle même du

       Chapitre Saint-Pierre de Leuze sur le territoire de Huissignies.

       Donc, encore une enclave qui disparaîtra lors de la démarcation cadastrale de 1837, la

       rue Maifrette revenant alors définitivement à Huissignies.

  • 1638: La Maisse Frëtte
  • 1664: Ruelle de la Maizefrete
  • 1675: La Maisse fraitte en Hardempont
  • 1755: Rue Maisfrette
  • 1850: sur le plan Popp, mentionnée: Ruelle de la Maisfrette 

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Les 2 censes de la ruelle....

Au 18ème, la Seigneurie d'Hardempont du Chapitre Saint-Pierre de Leuze possédait 2 fermes importantes dans cette ruelle et les domaines de celles-ci étaient séparés par un fossé coupant les lieux-dits "Couturelle" et "Couture du Barbechin".

  • La Cense dite "Honoré " ou "du Chapitre"

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 La Cense du Chapitre aujourd'hui disparue. Photo d'Ovide Canseliet vers 1980

Cette ferme fut démolie dans les années 1980, la dernière famille qui y habita était la famille Mikuletich. 

Dans les archives, on trouve:

  • Au 17éme siècle, la ferme appartint à la famille Dath dont un des enfants "Messire André Dath" devint chanoine de la cathédrale de Saint-Donnat à Bruges
  • En 1694: "Obit chanté pour André Dath, Yvonne Dath et Jean André".
  • En 1696: "Les cinq vendredy de quaresme, il y a messe basse avec le saint de la sainte Croix fondée par Maître André Dath, on donnera à sept pauvres venus priant pour son âme à chacun....livres".
  • En 1755: Vente à Nicolas-Joseph Delhaye de la maison rue Maisfrette...par cette vente, Nicolas-Joseph Delhaye devient propriétaire des 2 censes de la rue Maisfrette. 
  • En 1793: "Au trépas de Maître Robert-François Bar en son tems vicaire d'Husseignies l'espace de 17 ans et puis curé de Forchies et Piéton et ensuite curé de Huissignies en 1771, a laissé aux pauvres de Husseignies une rente de 21 livres au denier 24 argent fort, hypothéqué sur une maison, héritage des héritiers Jean Delhaye, seigneur d'Hardempont, comme on peut le voir aux greffes de Leuze, échéance le 3 décembre à charge de 2 messes basses et annuellement est à célébrer par le Vicaire du lieu...."

         Nicolas Delhaye propriétaire des lieux payera ces 21 livres.

  • En 1845, cette ferme apprtient toujours à Honoré Delhaye et ensuite par partage en 1855 à Jean-Baptiste Delhaye époux de Marie-Ursule Delhaye.

 

  • La Cense dite "du Marou"

La ferme se situait à l'endroit de la maison actuelle de Georges Fauvaux.

Dans les archives, on trouve:

  • 1755: Nicolas-Joseph Delhaye est propriétaire de la dite cense et il devint mayeur de la Seigneurie d'hardempont en 1791.
  • 1845: La cense du Marou appartient à la veuve Nicolas Delhaye
  • 1877: Delhaye devient bourgmestre de Huissignies.

Par successions succesives, la ferme resta propriété des descendants de la famille Delhaye jusque dans les années 1930. 

Elle appartint ensuite à la famille de Clément Wilmart, vétérinaire et ensuite à la famille de Rosine et Maurice Decoster qui exploitèrent un commerce de bière, de charbon et une affaire de transports. La ferme fut démolie à la fin des années 1960.

 La rue Maifrette

 En 1850 sur le plan Popp, on relève que seules 7 maisons existent dans cette rue 

Rue Maifrette    
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
253a/254a/255 Maison/Jardin/Verger Picron Maximilien, Maçon
253b Maison/Jardin/terre

 

Duquesne François-Joseph dit Blond, Cultivateur

279/278/280 Maison/Jardin/Verger Delhaye Veuve Nicolas, Ménager
273/274/275 Maison/Jardin/Verger Hennebicq Jean-Baptistre, Cultivateur
258/257/256 Maison/Jardin/Verger Delhaye Jean-Baptiste, Cultivateur
269/267/268/269 Maison/Jardin/Jardin Delhaye-Delhaye Jean-Baptiste, Cultivateur
266/270 Terre/verger  
     

 

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 L'aspect définitif de la rue...

Comme le montrent les photos de Michel Baugnies ci-dessous, il fallut attendre 1963, sous le mayorat d'Albert Jaivenois, pour que la rue prenne l'aspect qu'elle présente aujourd'hui. Les travaux consistèrent à l'élargir et à l'asphalter.  

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Jonction avec la rue Augustin Melsens

 

 

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 Les Piedsentes de la rue Maifrette...

  • La Piedsente dite d'Olivier sur le Plan Popp reliait le Trieu plus précisément la rue des Huées à la rue de la Quemogne. Elle portait le nom, comme souvent, d'un riverain qui habitait au coin de la Piedsente à la rue de la Quemogne.

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Piedsente d'Olivier à la jonction avec la Rue de la Quemogne

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 Piedsente d'Olivier à la jonction avec la Rue Maifrette

Piedsente Olivier 1.JPG

 

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 La "Planque d'Olivier" sur le Barbechin dans la Piedsente d'Olivier vers la Quemogne

Une partie de la piedsente, celle qui relie la rue Maifette et la rue des Huées portera ensuite le nom de "Piedsente Didie" du nom de l'ancien "Café Didie" situé au coin de la rue des Huées.

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     Partie de la Piedsente d'Olivier (ou Didie) entre la Rue Maifrette et le Trieu

  • La Piedsente du Chapitre, du nom de l'ancienne ferme du Chapitre (...de Saint-Pierre de Leuze) relie la rue Maifrette à la rue du Pluvinage.

Piedsente du Chapitre.JPG

Couturelle et piedsente du Chapitre.JPGj

Prochaine publication: La Rue Augustin Melsens (ancienne Rue du Monceau)

21/06/2014

La rue de la Cour

 

  

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La rue de la Cour,

La rue de la cour est la rue de la maison-forte, mais y a-t-il un rapprochement avec cette belle bâtisse nommée communément "Château Malaise"?

Certainement, car autrefois, les termes « cour », « basse-cour » ou encore « cense », désignaient la ferme qui faisait partie du domaine seigneurial. La ferme est aussi vieille que le bastionnet car déjà citée en 1279. 

En 1450, on trouve dans les archives de Huissignies: La Cense, derrière la cense, la cense du château dite la cour.

En 1518: un chirographe confirme que le conseil scabinal se réunissait devant la demeure seigneuriale " et devant la porte de notre basse-cour".

Dès 1610, on parle de la rue de la Cour, c’était une drêve bordée de hêtres dont la plupart furent abattus en 1897.

Cette rue va du pont sur la Hunelle dit Pont Colleau à la Quemogne, épouse l’angle du domaine seigneurial pour rejoindre la rue du Pluvinage.

 

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La ferme du "Gaillard de Fassignies"

 

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 Les ruines de la "Ferme du Gaillard de Fassignies" en face de la maison-forte à côté de l'étang. 

Une importante ferme dite aussi "La cense près du château" existait à la rue de la Cour, juste en face de la maison-forte, elle s’appelait « Ferme du Gaillard de Fassignies » du nom de son riche propriétaire, un citoyen de Sirault, conseiller à la Cour du Hainaut.

La Voie de Beloeil

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Une ruelle qui porta plusieurs noms au cours du temps: Ruelle de Fassignies, Ruelle Pirot, la Voie de Beloeil (eul vwuie d'Belel dans notre dialecte) partait de l’angle de la rue de la Cour et se prolongeait vers Beloeil à travers champs jusqu'à la ferme du Tournebride et au "Goufard" à la rue de la Hunelle. 

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 Les dernières maisons de la "Voie de Beloeil "(Photo d'Ovide Canseliet vers 1980)

C’est dans cette ruelle qu’habitaient les gens attachés au château: ménagers, domestiques, varlets, garde-forestier, ils vivaient dans des chaumières bâties de part et d’autre de la ruelle. Cette ancienne voie vers Beloeil fait aujourd'hui partie de la rue de la Cour.

 

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Les restes de la maison Pirot (aujourd'hui disparue) à l'angle de la rue de la Cour et de "La Voie de Beloeil". Photo d'auteur inconnu dans les années 1950.

Cette ruelle à travers champs était le raccourci de préférence des habitants de Huissignies se rendant à Beloeil à pied ou en vélo jusque dans les années 1950.

Elle faisait partie du patrimoine des piedsentes de l'atlas vicinal de 1840 et à ce titre, elle mériterait d'être réhabilitée. Bizarrement elle a été occultée et appropriée dans les deux cents derniers mètres avant la rue de la Hunelle à Beloeil.

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La rue de la Cour dans les années 1960 à l'angle de la "Voie de Beloeil" (Auteur inconnu)

 

Le pont Colleau

 

 

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La Hunelle venant de Beloeil au niveau du pont Colleau au lieu-dit Aubette

Pour la construction du pont Colleau construit sur la rivière appelée la Hunelle, tant pour les pierres, la chaux, sable, voiturages, manœuvres et maçons, il coûté à la dite commune une somme de 350,80 frs. Cyrille Legrand, maître maçon domicilié à Husseignies et Jean-Baptiste Battard, aussi maître maçon domicilié à Ladeuze, ont été délégués par l’administration communale d’Husseignies à l’effet de procéder à la construction des ponts et aqueducs existants dans la dite commune. (Archives communales de Husseignies) 

 Le Pont Barouse

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La construction du Pont Barouse par les maîtres maçons Legrand et Battard en 1834 sur le Barbechin a coûté à la commune la somme de 300.60 francs. (Archives communales de Husseignies)

Un waréchaix avec plantis était situé entre le pont Colleau sur la Hunelle et le pont du Barouse sur le Barbechin.

La couture de l’Escloperie,

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La couture de l'Escloperie avec au fond la ferme du Risqu'à tout et le chemin de Canteleux.

Ce lieu-dit comprend l’ensemble des terres situées entre la Hunelle et le chemin de Canteleux. On trouve déjà en 1279, le terme « Cloperies de la Court » et dans un acte du 22 mai 1554, « Chemin à l’Esclopperie, allant de Hunchegnies au vivier à Kanteleux ».

C’était le domaine agricole attaché à la « Basse Cour » ou « Cense » du château et aussi à la ferme de Fassignies. Les cloperies signifiaient vraisemblablement des champs clos par des haies vives pour les rendre inviolables, l’entrée était située à la ruelle de Fassignies, une barrière y empêchait toute servitude.

 La maison-forte (château Malaise) fera l'objet d'une rubrique ultérieure.

La rue de la Cour et la plan Popp,

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  Section B  
  De la rue de la Quemogne vers la rue du Pluvinage
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
A droite    
312/311/310a Maison/Jardin/Verger En face du Ch Malaise:
    Bersez François-Joseph, Romaine et Auguste, Cultivateur 
    En montant la rue à droite:
143/144/145/146 Maison/Jardin/Verger/Terre Duquesne Aimé, Jean-Baptiste et Jean-Jacques Cultivateurs
140/141/138a/139/142 Maison/Maison/Verger/Jard/Jard Degauquier-Degauquier Pierre-Joseph, Cultivateurs
     
A gauche    
    Au niveau du pont Colleau:
101a/102d/103a Maison/Jardin/Jardin Legrand Léocadie, épouse Barbier Adolphe Boutiquier
101b/102c/103b Maison/Jardin/Jardin Legrand Ludovine, Cultivateur
101d/102a Maison/Jardin Legrand Noël, Cultivateur
101c/102b/103c Bâtiment rural/Jardin/Jardin Legrand Jean-Baptiste, Cultivateur 
    Domaine seigneurial:
109/108/110/104 Château/Jardin/Bien Rural/Jardin Prosper-Louis d'Arenberg, Duc, Bruxelles
105/106/107/111 Près/Terre/Etang/verger Idem
    Au coin de la rue avec la voie de Beloeil:
112a/112b/115/113/114 Maison/Jard/Jard/Maison/Verger Dufrasne François, Cultivateur; Boite Adolphine Vve Louis
    A la voie de Beloeil:
92/92bis/91/93 Maison/Maison/Jardin/Verger Cousin veuve isidore
    En montant la rue à gauche:
121/120/119/118 Maison/Maison/Verger/Terre Paul Jean-Baptiste, Garde Champêtre
122/123/124 Maison/Jardin/Verger Fontaine Antoine, Cultivateur
127/126/125/128 Maison/Jardin/Verger/Pépinière Dufrasne Augustin et Pierre-Joseph, Cultivateur 
129/130/131/132 Maison/Jardin/Verger/Terre Descamps Napoléonne, Ep Durieux Edouard, rentier, Beloeil
     

 

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 La maison appelée autrefois "Queffrette" prise du pont Colleau (Photo d'auteur inconnu)

Prochaine rubrique: La rue Maifrette. 

30/05/2014

La rue de la Quemogne

Nous entamons le 4ème circuit qui nous emmène de la rue de la Quemogne, vers la rue de la Cour, la rue Maifrette et la rue Augustin Melsens.

 

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La couture de la Quemogne

Le Quemon est une ancienne couture cédée partiellement en échange à Ladeuze en 1827.

Les archives paroissiales de Huissignies renseignent les formes suivantes dans l'orthographe de ce nom: Kemoigne en 1369; ès petites kemognes en 1472; la couture des grandes kemognes en 1522; kemoignes 1555; Rue Quemoignes en 1768; la Quemône en 1750; Couture d'Esquemoine 1802. (G. Decamps, Les communes de l'arrondissement d'Ath)

Sous l'ancien régime, les pâtures de ce lieu-dit appartenaient directement et presque totalement au seigneur du lieu en vertu de son titre. Les manants n'avaient que l'usage de la superficie selon les clauses d'un règlement qui en ordonnait la gestion et moyennant la redevance d'un cens (imposition) en argent. Ces pâturages, parce que communs, s'appelaient les communes, les communs, les kemoignes.

En 1845, on note qu'il existe à Huissignies la propriété dite "Marais d'Esquemogne" indivisible par moitié entre la commune et le seigneur SA Le Duc d'Arenberg. Le chemin de grande communication d'Ath à Beloeil traverse cette propriété dans toute sa longueur. Il est le moins carrossable de tous ceux de la commune tant à cause de sa profondeur que de la nature du terrain bordant la Hunelle.  

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En outre, la plantation épaisse de peupliers du Canada couvre le marais et provoque ombrage sur le chemin à l'heure de midi. Cette plantation est indivisible entre les parties comme le marais lui-même.

La propriété des bois blancs constitua à maintes reprises dans le passé un sujet de litige entre la communauté de Huissignies et le Duc d'Arenberg. Les habitants du lieu coupaient régulièrement les arbres sans en demander la permission au seigneur.

Domitien Gosselin, bourgmestre, s'adressa au Duc d'Arenberg en 1844 pour obtenir sa sollicitude et son concours aux fins de donner au chemin une assiette convenable, une direction régulière et un élargissement suffisant, ce qui nécessite l'emprise d'une partie du marais indivisé dans le but du pavage complet de la rue.

Le Duc d'Arenberg répondit favorablement et autorisa son régisseur à accéder à ces vœux sans qu'il soit nécessaire de recourir à aucune formalité d'expropriation mais en actant sur une convention de 4 articles conclus entre les 2 parties en 1845.

Il fut convenu entr'autre de vendre toute la plantation de peupliers du Canada qui se trouve sur la marais en adjudication publique et dont le produit de la vente sera partagé équitablement entre la commune et la propriété d'Arenberg.

La convention fut signée le 4 septembre 1845 par Domitien Gosselin, bourgmestre, Camille Fouquemberg 1er échevin, Négleputte échevin et Mr Choppinet, fondé de pouvoir et régisseur du Duc d'Arenberg. Vu et approuvé par le conseil communal d'Husseignies le 18 février 1846.

Les différentes parcelles à vendre ont été estimées à un total de 904 francs.

La rue put ainsi être pavée et ainsi s'acheva l'œuvre de pavage de Husseignies entamée par Domitien Gosselin en 1829.

Le Blois

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La couture du Blois avec au fond l'église de Beloeil et la route qui mène à Beloeil

Ce lieu-dit se trouve au niveau de la ruelle qui relie la rue de la Quemogne au canal. Le propriétaire était une ancienne famille constituant la Seigneurie de Tongre-saint-Martin. (Poncelet. Sceaux et armoiries des villes, communes et juridictions du Hainaut).

Ce terrain entra dans le territoire de Ladeuze en 1827et conserva son nom à la couture. (Histoire de Ladeuze de Demeuldre, pages 11-12

Le Pont Colleau et l'Aubette

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Pour la construction du Pont Colleau construit sur la Hunelle au niveau de l'endroit dit l'Aubette à la limite de Ladeuze. 

Tant pour les pierres, la chaux, sable, voiturages, manœuvres et maçons, il a coûté à la commune de Huissignies une somme de 350,80 frs aux maîtres maçons Jean-Baptiste Battard et Cyrille Legrand.(Archives communales de Huissignies).

Il se trouvait à cet endroit au 19ème une barrière d'octroi, sorte de péage à charge des transporteurs qui venaient de Beloeil, d'où le nom de ce lieu "L'Aubette".

Le Pont Birique

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Le Barbechin passe sous la route au coin de l'ancienne ferme Oscar Degauquier et se dirige derrière la Marcotte

Ce pont couvre le Barbechin dans la courbe de la rue de l'église au début de la rue de la Quemogne.

Coût de sa construction en 1834 par les maître-maçon Cyrille Legrand et Jean-Batiste Battard: 170 francs 40 centimes. (Archives communales de Husseignies)

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 Le Barbechin au pont Birique avec la pompe permettant de puiser l'eau du ruisseau à destination des animaux en prairie l'été

Dans un extrait des messes basses de 1779 est cité Pierre-Joseph Duquesne dit "Birique", déclaré agriculteur et tisserand.

Le pont fut aussi appelé au 19ème siècle: Pont tin du Bos et le morceau de la rue: Tin du Bot sur le plan Popp.

Le " chalet"

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Cette jolie demeure au caractère "cottage" fut construite en 1896, par Oscar Verbeek, directeur de la brasserie Dantoing-Verbeek située de l'autre côté de la rue. 

Après la famille Verbeek, elle appartint à la famille Oscar Laurent-Taverne dont l'épouse Marie-Sidonie était institutrice à Huissignies; d'où la dénomination "Chalet Madame Sidonie" pendant très longtemps. Cette maison sera ensuite propriété de la famille Georges Fauvaux avant d'être acquise par la famille Pierre Dath.

Dans la matrice cadastrale du plan Popp de 1850, on note à cet endroit l'existence d' une ferme, propriété de Duquesne Jean-Baptiste.

 La piedsente Masson 

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Ce sentier relie la Quemogne et plus particulièrement la ferme Masson (Eul céss Machon) à l'ancienne gare de Huissignies. Une partie du sentier regagne aussi le pont-à-chêne.

C'est un endroit bucolique le long de la Hunelle apprécié par les marcheurs.

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La brasserie Dantoing-Verbeek fera l'objet d'une rubrique ultérieure.

 

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 Le plan Popp de 1850 et la rue de la Quemogne

 

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Section B (à droite direction Beloeil)  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
340a/341/342b/339f Maison/Jardin/Terre/Verger Duquesne Jean-Baptiste (emplacement maison Pierre Dath)
339a/339b/339c/342a Maison/verger/Terre/Terre Duquesne, Magloire Jasques, Cultivateur
339a bis/339a ter  Jardin/Jardin idem
333d / 332a Maison/Jardin Potier Victoire ép Leclercq Florimond, Ouvrier
333c/331a Maison/Jardin Potier Jules, Ouvrier
328/327a/326a/325a Maison/Jardin/Verger/Terre Massart Zéphirin-Joseph, Cultivateur
322a/320/321/322b Maison/Jardin/Verger/Terre Dupret-Devos, Veuve et enfants Emmanuel, Leuze
     
  (à gauche dir. Beloeil)  
605a/6006a/604a Bâtiment rural/Verger/Jardin Jonniau Jean-Bapt, Cultivateur/ Emplacement anc. Brasserie
329a/338b/330 Maison/Terre/Jardin Baugnies Jean-Baptiste, Ouvrier, Ladeuze
338g/338f Maison/Terre Peltier Veuve Pierre-Joseph, Journalier
338r/338q/338m Maison/Jardin/Terre Wanberchies Casimir, Menuisier, Ladeuze
338u/338v Maison/Terre Dremière-Cousin, Désiré, Charpentier
318c/319b Maison/Jardin Capelle Fabien, Désiré et Sidonie-Joseph, Journaliers, Quaregnon
317b Maison Coulon Chevalier Louis, Cultivateur
     

Le début de la rue de la Quemogne en venant de l'église au niveau du pont Birique....P1010587.JPG

Prochaine publication après le 15 juin: La rue de la Cour