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24/05/2014

Le canal Blaton-Ath

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Photo d'Ovide Canseliet vers 1980

  • Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l'on envisage sérieusement le passage de bateaux sur la Dendre de Ath à Dendermonde. Plus précisément, en 1641, le roi Philippe IV autorise la navigation sur le cours d'eau.
  • En 1724, on étudia l'ouverture d'une navigation de Jemappes à Ath d'après les ordres du duc d'Arenberg, grand Bailli du Hainaut. Bien qu'il y ait une nécéssité d'acheminer le charbon du Borinage vers la région d'Alost, aucune suite n'est donnée à ce projet. Les chariots chargés de charbon du Borinage emprunteront la chaussée Mons-Ath pour rejoindre Ath et être embarqués sur la Dendre, mais le marché du charbon continuera à croître et cette chaussée sera rapidement saturée.
  • En 1859, sous l'impulsion et l'influence du prince Eugène de Ligne, sénateur d'Ath, le gouvernement décidera la jonction entre la gare d'Ath et la Dendre canalisée et décrète dans la foulée la construction du canal de Blaton à Ath.
  • Le cahier des charges fixe le départ du canal à Blaton, du canal Pommeroeul-Antoing, et son terme à Ath, au bassin construit près de la gare. Les eaux devront être maintenues à une hauteru de 2.10 m au moins.
  • Le canal fut creusé de 1863 à 1866; les ouvrages d'art: ponts, écluses, maisons furent parchevés en 1867.
  • L'inauguration du canal fut réalisée le 1er octobre 1868; dans l'après-midi, passa le bateau de l'inauguration, lesté de 80 m³ de sable et tiré par 2 chevaux. Il était décoré et fleuri, 3 jeunes filles habillées en marin se trouvaient à la tête du bateau; les explosions de 3 bouches à feu avertissaient de son arrivée.  

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 Traction hyppomobile en 1939 (Photo d'auteur inconnu)

  • L'exploitation du canal fut autorisée par arrêté royal du 2 janvier 1869.
  • Le 23 janvier 1869, la société amenait du charbon à destination des pauvres de la ville d'Ath et le 9 février commença définitivement la navigation.
  • Le trafic a varié entre 356.000 et 479.000 tonnes début du 20ème siècle pour atteindre un record de 1.054.000 tonnes en 1920 dont principalement du charbon transporté. L'importance du trafic diminuera ensuite progressivement pour atteindre 410.000 tonnes en 1938.

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Photo de 1939 d'auteur inconnu.

Le transport du charbon se fera peu à peu de plus en plus rare mais il sera remplacé dans les années 60 par celui de grains, de maïs, ainsi que la production de la malterie de Beloeil, de produits chimiques ou d'engrais. Le transit de bois sera également intense jusque dans les années 50, sans oublier le rôle des multiples carrières bordant le canal et la Dendre.

La traction hyppomobile perdurera jusqu'après la seconde guerre mondiale.

Après les années 70, le transport fluvial n’a fait que diminuer et le trafic de marchandises est quasiment nul à ce jour.

Quelques chiffres:

1987 - Tonnage: 38.600 T- Nbre de péniches: 339

1990 - Tonnage: 27.400 T – péniches: 224

2000 - Tonnage: 12.700 T – péniches: 149

2004 - Tonnage: 2500 T – péniches: 29

2005 - Tonnage: 1470 T – péniches: 47

Depuis quelques années, on a amélioré le revêtement du chemin de halage en le bétonnant au grand enchantement des nombreux cyclistes et marcheurs. Le site et l'environnement du canal Blaton-Ath représente un trésor patrimonial naturel qu'il convient de protéger sans ménagement. 

 Morphologie du canal

Le canal, long de 22,6 km, relie Blaton, sur le canal Nimy-Blaton-Péronnes, à Ath où il rejoint la Dendre après avoir franchi un bief de partage. 
À Blaton, la côte altimétrique est de 33 mètres. Le parcours s'élève ensuite jusqu'à la cote 60,39 en passant par 10 écluses. On atteint ainsi le bief de partage qui s'étend de Stambruges à Belœil.  Ensuite, on entame la descente vers la Dendre au travers de 11 écluses pour atteindre la cote 28,65. 
Durant tout ce parcours, 21 écluses doivent être franchies, dont certaines sont très rapprochées. La distance minimum entre 2 écluses se trouve entre l'écluse de Blaton 5 et celle de Blaton 6, soit 257 m.

Le canal a été conçu pour la navigation de bateaux de type "spits" cad d'une longueur de 38 m, d'une largeur de 5 m et d'un port en lourd d'environ 350 tonnes mais comme l'enfoncement maximum de la voie d'eau a été limité à 1.90m, cela réduit la capacité des bateaux à 250 à 300 tonnes. 

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Photo d'Ovide Canseliet vers 1980

 

    Voici le profil en long du canal Blaton - Ath, dont l'alimentation en eau est assurée par      pompage dans le cours de la Dendre orientale (près de Maffle) et déversement dans le bief de partage:

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 Sources:

  • Descamps D et Dupont A, Le canal de Blaton à Ath, Archives de la ville d'Ath.
  • Mouligneau V; histoire du canal Blaton-Ath, Evidendre n°7, Mars 1995
  • Van Haudenard M; Aperçu historique sur la navigation de la Dendre dans les annales du cercle archéologique de Mons, t.55.

 

17/05/2014

La ligne de chemin de fer 81 Blaton-Ath et l'ancienne gare de Huissignies

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Photo d'auteur inconnu

Les débuts de la ligne Blaton-Beloeil

Dans l'Echo de la Dendre du jeudi 27 juin 1876, on peut lire: "A partir du 20 juillet 1876, la section de Blaton à Beloeil du chemin de fer Blaton à Ath sera livrée à l'exploitation pour le service de voyageurs, des bagages et des marchandises. Le trajet entre Blaton et Beloeil sera de 28 minutes".

Toujours dans l'Echo de la Dendre du 21 juin 1877: "Enfin, la section du chemin de fer d'Ath à Beloeil sera mise en exploitation dimanche prochain 24 courant".

L'inauguration du complexe: gare, maisonnette, dépot de marchandises,barrières et bascules aura lieu aussi en 1877.

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Photo d'auteur inconnu

 La station de Huissignies

Du 26 juin 1881, le Journal de Leuze dit avoir appris de source certaine qu'une station de chemin de fer sera prochainement établie en la commune d'Husseignies et à proximité de la fabrique de sucre et du moulin Dantoing-Brouez.

L'Echo de la Dendre de la même époque écrit: "Il se confirme que Husseignies va être doté d'une station de chef. L'emplacement des bâtiments de recettes et des magasins est fixé; c'est à une centaine de mètres du centre de la commune d'Husseignies et à proximité de la fabrique de sucre et du moulin Dantoing-Brouez. Les habitants sont dans une jubilation qui s'explique du reste et ils témoignent une grande reconnaissance à Mr Descamp et Durieu, nos honorables députés, aux efforts desquels ils doivent la réussite d'un projet ardemment sollicité par tout le monde."

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Polémique autour du nom de la station "Gare de Husseignies"... ou suggestion d'un original ladeuzois: "Ladeuze Midi" ou pour un autre " Gare de Ladeuze-Hunchenies"

 Dans l'Echo de la Dendre du 24 juillet 1881, on peut lire:

"Nous avons reçu d'un habitant de Ladeuze fort en archéologie une lettre que l'impartialité nous fait un devoir de publier, laissant à son auteur la pleine responsabilité de ces affirmations. Quant à nous, nous ne voyons dans tout cela qu'une seule chose: les habitants d'Husseignies ont demandé et ont obtenu une station et il est peu important qu'elle soit sur le territoire de Ladeuze si l'emplacement satisfait les intéressés. Le correspondant du reste ne doit pas ignorer que les stations de Bruxelles Nord et Bruxelles Midi sont situées respectivement à St Josse-ten-Noode et à St Gilles, la station d'Enghien et de Petit-Enghien...etc. Il n'y a donc rien de bien extraordinaire à ce que la station d'Husseignies soit à Ladeuze."

Un autre habitant de Ladeuze enverra à L'Echo de la Dendre la lettre suivante:

 Monsieur le Rédacteur,

"Dans un petit article que vous avez publié en date du 10 juin courant pour annoncer une nouvelle station sur la ligne de chemin de fer Blaton-Ath, vous dites que l'emplacement de cette station est fixée à une centaine de mètres du centre de la commune d'Husseignies et à proximité de la fabrique de sucre. Or, ce chemin de fer ne passe qu'à l'extrême limite du territoire d'Hunchenies tandis qu'il traverse la commune de Ladeuze dans toute sa longueur. C'est donc sur ce territoire de Ladeuze et près de la sucrerie de Ladeuze, à 100 mètres de la limite et non près du centre de la commune de Hunchenies que cette station nouvelle sera établie. Les hunchenois, de tout temps jaloux de leurs voisins, ont donc tort de s'attribuer cette station et de dénaturer l'orthographe du nom de leur commune, qui se nomme non pas Husseignies, ni Huissignies mais bien Hunchenies (comme le constatent les archives communales) du nom des huns qui campèrent sur leur territoire, non loin de la rivière Hunelle qui sépare les 2 localités. La commune de Ladeuze sera ainsi dotée d'une seconde station. Aussi est grande sa gratitude pour ses députés: messieurs Descamps et Durieu. Elle n'oubliera jamais que c'est à Mr Descamps aujourd'hui élevé à la dignité de Président à la chambre des représentants que l'on doit l'existence de ce chemin de fer. On sait que pour l'obtenir, Mr Descamps a fait l'impossible. Il faut lui en rendre justice. Cette seconde station donnera beaucoup de facilités aux commerçants et aux individus des 2 localités. Pour la distinguer de la station actuelle et satisfaire nos voisins, on pourrait la désigner sous le nom de "Ladeuze-Hunchenies".  

Signé: Un habitant de Ladeuze, le 18 juillet 1881.

 

 Echo de la Dendre du 8 octobre 1882:

"Par arrêté royal du 25 septembre 1882, il acte qu'un bureau de station rangé dans la 5ème classe a été créé à Huissignies."

"A dater du 20 novembre 1882, un bureau télégraphique sera ouvert à la correspondance privée au départ d'Husseignies, station de chemin de fer."

Pendant la guerre 14-18:

Le samedi 9 novembre 1918, les allemands détruisirent les ponts du chemin de fer sur le Domissart et sur la Hunelle, ainsi que les voies des passages à niveau périphériques. Des mines posées en d'autres endroit n'ont pas explosé.

Une  ligne de chemin de fer à l'activité intense...

La ligne Blaton-Ath connaîtra une activité croissante surtout en période des betteraves.

On dénombre en 1892, 49 passages de trains (voyageurs et marchandises) par semaine.

Des dizaines d’ouvriers de chez-nous, martelaient le pavé de leurs bottines à clous, pour aller prendre le premier train vers 4 heures du matin et regagner les charbonnages de Tertre, Hornu, Bernissart, Wasmes ou les autres usines du Borinage.

En 1953, on  dénombrait 86 passages de trains et michelines.

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Le dernier train est passé le 3 juillet 1960, il portait le N° 7901.  

 Le café de la gare

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Le Café de la gare E.Rousseau-Dath au début du siècle dernier (Photo des éditions Equeter-Lorphèvre)

En face de l’ancienne station, le café Hansart Fidèle était aussi un magasin de chaussures; une bascule publique permettait aux fermiers de venir y peser leurs diverses marchandises.

La ducasse de la gare à la Pentecôte restera active jusque les années 1980.....

 

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Le café de la gare Ets Nottez-Deramaix, Marchand de bestiaux, avec la bascule, vers 1930. (Photo d'auteur inconnu)

 

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 Photo d'auteur inconnu vers 1925

 

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 Photo d' Ovide Canseliet vers 1980

 

10/05/2014

L'ancien moulin à eau, à la rue des Hauts Arbres.

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Photo de 1980, époque à laquelle Arthur Vandenhaute cultivait la vigne (Photo d'Ovide Canseliet)

  • En 1150, le comte du Hainaut possède l'entièreté du territoire d'Huchegnies.
  • En 1176, Baudouin V, Comte de Hainaut, cède sous certaines réserves le quart du territoire de Hunchegnies à l’Abbaye de Vicoigne (située à Raismes près de Valenciennes).
  • En 1224, Gauthier de Ligne, Seigneur voisin, fait également une donation à la même Abbaye, mais en 1264, l'Abbaye de Vicoigne fit un échange avec les Seigneurs du Roeulx, qui possédaient de grands biens près de Vicoigne près de Valenciennes.

C’est entre 1176 et 1264, que les moines de cette abbaye firent construire un moulin à eau en leur « Seigneurie et Terres de Hunchegnies ».  Il est implanté en un lieu dit « Baudouin prés » sur les bords de la Hunelle.

Pour activer la roue force hydraulique, on élève un barrage pour provoquer une chute d’eau et pour donner au cours d'eau un débit suffisant, les moines de l'abbaye de Vicoigne modifient le cours d’eau en amont, depuis la tannerie de Beloeil sur une distance d’un kilomètre en supprimant les méandres.

 

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Photo d'auteur inconnu vers 1940 

A proximité du moulin, il y avait deux viviers dont les produits étaient réservés aux Prémontrés de Vicoigne (Ordre de chanoines).

  • L'abbaye de Vicoigne possédait donc à Hunchegnies un moulin actionné par un courant d'eau (Hunelle) et flanqué de 2 viviers, ce qui amena Gauthier de Ladeuze, dont la Seigneurie se trouvait en aval de Huissignies à souscrire en 1233, un règlement d’eau fixant la hauteur du seuil du moulin et de celle de ses vantaux; le texte de cet accord est conservé dans les archives de l’Abbaye de Vicoigne à Lille.

La pêche fut réservée aux prémontrés de Vicogne dans la limite de leurs biens propres et ils s'engagèrent à ne créer en amont, ni étang, ni vivier, à payer cens et rentes pour les terres qu'ils rachèteraient sur Ladeuze, et à laisser à Gauthier de Ladeuze la haute justice sur ce territoire.

 Voici l'accord passé en 1233 entre Gauthier Wale de Estrepi, Sire de Ladeuze, et l'église de Vicoigne (Cartulaire de l'abbaye de Vicoigne conservé aux archives du nord à Lille sous la côte 59H97, Numérotation XXVII) :

"ke li sucle et li ventaille del moelin ke l'église de Vicoigne a Huceignies demoreroient de cele hauteté et de cel point ke ils estoient al jor. Ke il (les arbitres) disent jor dit ki fu lendemain de la feste Saint Nichaise, sauf ce ke les ventailes ki estoient depeciet pooent li segnor de Vicogne refaire de la hauteté des autres et le sucle et les ventelles poent ils refaire de cele hauteté a lor volonté et de cela hauteté doije avoir la mesure se je vuel et il aussi. L'escluse de lvivier d'une part et d'autre del moelin poet l'église agrangier et enforcier tout com se terre dire à sa volonté"

  • En novembre 1264, les prémontrés de Vicogne cédèrent à Thierry le Roeulx tous les biens à Huissignies y compris le moulin et ne conservèrent que la dîme (J. Genevois, L'abbaye de Vicogne-1929-Lille).

Comme dans la plupart des Seigneuries, le moulin était banal, c'est-à-dire qu’il y avait « ban » ou défense de faire moudre ailleurs, les habitants du lieu étaient contraints d’y faire moudre leur grain.

  • Le moulin resta la propriété des seigneurs successifs sur la " Seigneurie et Terre d'Husseignies" , les derniers étant durant des siècles, les duc d’Arenberg.
  • Sous le régime français et les lois révolutionnaires, le Duc d'Arenberg perdit ses titres et privilèges ainsi que la banalité du moulin, mais restait propriétaire de l'ensemble des biens.

Dans une lettre de 1832, le bourgmestre Domitien Gosselin interpelle le Duc d'Arenberg en lui demandant de justifier l'autorisation de l'établissement du moulin à eau d'Husseignies, la réponse du régisseur du Duc d'arenberg est assez ironique:

"Il est connu que Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Duc d'Arenberg possède ce moulin à titre de succession de son père qui le possédait au même titre du chef de ses Ancêtres Seigneurs d'Husseignies. Ce moulin existe depuis plusieurs siècles, il a été établi, non par un particulier qui aurait du en obtenir l'autorisation des devanciers du duc d'Arenberg, mais par le Seigneur d'Husseignies lui-même qu'en avoit le droit par suite des lois existantes à l'époque à laquelle cette construction eut lieu.

Dans un tel état de choses on ne se donnaoit pas une autorisation par écrit à soi-même pour exercer un droit que l'on possédait légalement. Les lois qui donnoient ce droit ont été abolies mais la députation des états sait que les lois abolitives de la féodalité ont eu pour seul objet d'anéantir les rapports de la puissance d'un côté et la sujétion de l'autre, que ces lois n'ont frappé que sur les droits recognitifs de cette puissance, et qu'elles n'ont porté aucune atteinte aux propriétés antérieurement acquises ou établies en vertu des lois féodales ou coutumières. En vous donnant ces explications, je pense avoir satisfait à votre demande. Agréez monsieur le bourgmestre l'assurance de ma parfaite considération. Signé J. Chappinet fondé de pouvoir du Duc d'Arenberg." (Archives communales de Huissignies)

 

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Dans le régistre des propriétés- Plan Popp-commune d'Husseignies publié vers 1850, le bâtiment du moulin même, cadastré Section B n°596 et celui attenant sur la même face et portant section B N° 595 appartenaient toujours à Prosper-Louis Duc d'Arenberg. Par contre les autres bâtiments du site du moulin (Bâtiment rural et maison) appartenaient déjà à la veuve Joseph Brouez, meunière à Husseignies.

  • Justine Brouez, fille de Joseph, se marie avec Auguste Dantoing du moulin de Grosage.
  • En 1871, le moulin est vendu aux Dantoing-Brouez par la descendante des d'Arenberg: Elisabeth Thérèse Engelberte Leonarda Borghese ou Aldobrandini, fille de Marie-Flore d'Arenberg, épouse de son excellence Don Filippo, Prince Lancelloti, propriétaire à Rome.
  •  L'acte fut passé à Ath chez maître Le Tellier le 23 février 1871. (Minutes particulières de Arthur Vandenhaute et minutes de la succession Dantoing)
  • Par succession, le moulin à eau appartiendra ensuite aux Dantoing-Verbeek. De 1871 à 1911, le moulin a connu une belle prospérité: 30 tonnes par jour. En 1905, on y installe une machine à vapeur. En 1911, il finit par sombrer, concurrencé par les grosses minoteries de 100 tonnes la journée.
  • En 1912, Overleau devint propriétaire du moulin par vente publique après la faillitte des Dantoing.
  • La famille Vandenhaute devient ensuite propriétaire par rachat à Overleau. Ils louent à Brocart, et c'est à ce moment que le moulin est transformé en fabrique de tourteaux pour bétail mais le 17 février 1930, le moulin brûle et Brocart part au Chili.
  • Arthur Vandenhaute, revenu du Congo, aura la lourde tâche de reconstruire le moulin et par la même occasion, il sera doté de l'électricité pour moudre à façon. Il sera le dernier propriétaire de l'ancien moulin et il terminera ses activités dans les années 60. 

 

duc d'arenberg,abbaye de vicogne

      Les vantelles du moulin à eau et l'endroit de l'ancienne roue.

 Notes diverses relatives au moulin à eau....

  • Le 15 primaire de l'an 9 de la république française(1801): décès de Catherine Goret, meunière 72 ans, née à Lens et demeurant au dit Huissignies, veuve en première noce de Ferdinand Gicart déclarant Zéphirin Joseph Massart, petit-fils de la défunte meunière.
  • 1808: François Gicart, meunier, 28 ans, époux de Marie Thérèse Deridder native de Blicquy. 
  • Le 20 mars 1822, Tourneur Désirée, 18 ans tricoteuse, et domiciliée à Beloeil est décédée vers les 7 heures du soir sous les roues du moulin à eau d'Husseignies.
  • 1826, le droit de mouture établi sous la période hollandaise a rapporté à la recette des accises de la commune la somme de 1152 francs.
  • 1846: Brouez Armand Constant Joseph, meunier, marié à la fille de François Gicart et de Marie-Thérèse Deridder.
  • 1848: Décès de Brouez Armand Constant, meunier à Tongre-Notre-Dame. 

 

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L'ancien moulin aujourd'hui vu de la piedsente Masson derrière la demeure.

 

Prochaine publication: L'ancienne ligne de chemin de fer Blaton-Ath

 

 

 

01/05/2014

La rue des Hauts Arbres

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La rue des Hauts Arbres vers 1905 (Auteur inconnu) 

La rue des Hauts Arbres, anciennement aussi appelée Rue du Moulin, était une ancienne drève de hêtres avec des marais de chaque coté; le marais de gauche à l’emplacement des jardins actuels, celui de droite appelé le Thibaurieu était en réalité, l’un des viviers du moulin.

Le Pont à Chênes

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La Hunelle (en crue) au Pont à Chênes

Nous franchissons la Hunelle sur le « Pont à Chênes » ou pont du But.

Le pont délimite le territoire de Ladeuze et de Huissignies. Un écrit de Tongre-Saint-Martin(AP de Ladeuze) en date de 1741, appelle ce pont "Pont Achelle". Ensuite dans le language populaire, il sera appelé "Pont à fachennes". Ce qui explique le passage de ce pont autrefois difficile à la mauvaise saison. Pour aider à le franchir, on jetait de mètre en mètre des fagots de petit bois, dits en patois des fachennes. D'où la déformation vers la dénomination "Pont à chêne".

Nous sommes ici au point le plus bas de la partie habitée du village, c’est le confluent des différents affluents de la Hunelle, pour la rive gauche: le Barbechin et le fossé Piquet, pour la rive droite anciennement le Domissart, ce dernier venait de Grosage et pour diminuer les risques d’inondations au niveau du moulin, son cours a été modifié fin des années 1960; il longe le canal et se jette dans celui-ci au niveau de l'écluse de Ladeuze.

 

Le Jonquois 

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 Le lieu-dit "Jonquois" entre l'église et la Hunelle le long du sentier (Photo d'Ovide Canseliet 1980)

De l’autre coté de la Hunelle, nous trouvons le lieu-dit « Joncquois ».

Il s’agit des près tenant à la Hunelle et au sentier de la Haute Planque. C'est une ancienne propriété de l'église, vendue en 1809 pour financer l'achèvement de la construction de l'église; on y extraya l'argile pour y faire des briques pour continuer la construction de l'édifice. 

C’était une prairie marécageuse où poussaient des joncs, d'où l’origine de « Joncquois » qui est déjà cité dans les actes en 1443, on trouve aussi "Courtil au jonquoit, 3 journels de pasture" (1494).

 

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L'église vue du Jonquois

 La Haute Planque,

1755, la Haute Planque, nom donné au petit pont sur la Hunelle que l’on passait sur une planche .

Ce pont sur la Hunelle livrait par une large piedsente "passage à la vieille voie de Blicquy à Mons", l’accès à la prairie près de la pharmacie en est un dernier témoignage.

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Le pont de la Haute-Planque sur la Hunelle

A proximité se trouvaient la brasserie du Joncquois, la ferme du Puch ainsi qu’une houblonnière. La planque de pierre sur la Hunelle a été renouvelée en 1846 pour la somme de 33.5 F par les maître maçons Legrand et Battard .

L'ancienne "Ferme le Parme"(1616)

Dans le tournant face à Alliance Blé, il y avait un important domaine agricole ayant été aussi brasserie et auberge. Disparue au 19ème siècle, elle était aussi appelée "Ferme du Tigre".

Les usines de la rue des Hauts Arbres.... 

Une fabrique de sucre était implantée entre la ligne de chemin de fer et le canal, on ne connait pas la date du début des activités. Elle cessa ses activités à la suite de l’hiver 1880-81 qui fut particulièrement rigoureux; les fortes gelées anéantirent les récoltes et endommagérent inexorablement les installations; elle ne s'en releva pas et la partie du matériel encore valable prit la route de l’Argentine pour y travailler la canne à sucre. Cette sucrerie était agencée de 8 presses et pouvait transformer 10.000 tonnes de betteraves à chaque campagne. Elle était bâtie sur 1Hectare 60 ares de terrain entouré de murs avec une maison d'habitation. 

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Plus tard, une usine appelée Sucramos active dans la fabrication de produits mélassés pour bétail fonctionnera avec intermittence à partir de 1928 mais elle sera complètement incendiée en 1930.

Les « Pigments Minéraux » s’installèrent en 1911 pour fabriquer des colorants, des pigments en poudre, des peintures en pâtes et même le fameux blanc de zinc (Oxyde de Zinc) qui était utilisé dans la fabrication des peintures.

La société Chimique du Hainaut, sous l’administration des Bidaine, fut créée en 1928, elle fructifia jusqu’à occuper plus de cent ouvriers travaillant en 3 équipes.

L'entreprise s'oriente à partir de 1945 vers les peintures prêtes à l'emploi et commercialise des peintures au latex, synthétiques et acryliques.

 

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Les pigments minéraux ont laissé place dans les années 80 aux établissements Devleeschouwer toujours active dans les peintures et à la société Huygens spécialisée en menuiserie.

  

Autres photos de la rue des Hauts Arbres.....

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Photo prise du Pont-à-Chêne vers 1925 (Edition Equeter-Lorphèvre)

 

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Le Jonquois et la piedsente de la Haute Planque sous une parure automnale.

 

12/04/2014

La rue Marcel Bernard et la Planque du Facq

La rue Marcel Bernard 

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Appelée dans le passé "Piedsente de l'église" ou "Piedsente de l'Hounenne" continuité de la "Piedsente du Pont Goret", elle fut définitivement appelée "Rue Marcel Bernard" en hommage à ce soldat de Huissignies tué durant la première guerre mondiale.

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La mise sous aqueduc du ruisseau "Fossé Piquet" et l'élargissement de la rue furent achevés en 1957, ce qui permis la construction de maisons sur la rive droite du fossé.

 

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En 1850 sur le Plan Popp, la rue ne comptait qu'une seule maison à l'endroit de la maison de Marie-Thérèse Hansart; il s'agissait de la maison et du jardin appartenant à Debay Raphaël, meunier.

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La rue dans les années 40 (Photo d'auteur inconnu)

La Planque du Facq

C'est le nom du sentier probablement le plus utilisé de nos jours et qui permet un raccourci dénué de danger pour les piétons et cyclistes qui veulent joindre le Trieu à la rue de l'église.

La Planque était la planche qui permettait le passage au-dessus du fossé Piquet à la jonction avec la rue Marcel Bernard.

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La Piedsente du Facq à l'endroit de la planque. (dans le fond, la rue Augustin Melsens)

Origine du nom Facq....??

On pourrait imaginer qu'à l'origine, le passage au dessus du fossé était fait de fagots posés au-dessus du petit ruisseau....fag comme fagots ?

 

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Le champ qui appartenait à l'Abbaye d'Ath durant l'ancien régime le long de la piedsente du Facq. (Photo d'auteur inconnu)

Autre supposition plus plausible: le notaire Defacqz d'Ath fut chargé de mettre sous séquestre à la révolution française le champ jouxtant la piedsente qui appartenait à l'Abbaye d'Ath. Cette propriété fut cédée au bureau de bienfaisance d'Ath.

 Les coutures du Haut Courtil et du Bas Courtil

Le Haut Courtil (1519) et le Bas Courtil sont séparés par la Piedsente du Pont Goret. 

Le Bas Courtil longe le Fossé Piquet.

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La Couture du Bas Courtil à gauche, en pente vers le Fossé Piquet

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La Couture du Haut Courtil à droite de la Piedsente du Pont Goret sur la photo. 

La Piedsente Laprusse

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Les derniers pans de mur en torchis de la maison aujourd'hui disparue qui faisait le coin de la piedsente Laprusse en face de la pharmacie.(Photo d'Ovide Canseliet 1980)

La piedsente Laprusse relie la rue Marcel Bernard au Court Tournant. On devrait son nom à un riverain de cette piedsente qui aurait combattu en Prusse au sein de l'armée napoléonienne. 

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La rue dans les années 40, une aquarelle de Georges Brotcorne riverain de cette ancienne piedsente.

La Piedsente du Pont Goret

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Elle relie la rue Joseph Lizon à la rue Marcel Bernard.

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La rue Marcel Bernard dans sa parure de neige durant l'hiver 1980-81 (Photo d'Ovide Canseliet )

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L'église vue de la rue Marcel Bernard

 

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La rue Marcel Bernard et l'église dans un décor printanier (Photo d'Ovide Canseliet 1980)

 

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La Piedsente Laprusse en 1980...elle a perdu ses charmes d'antan....(Photo d'ovide Canseliet)

 

05/04/2014

La rue de l'église (2)...du Court Tournant au Pont Birique

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La procession passe à la rue de l'église, devant la maison Scolastique Crucq dernière maison en torchis du village, à l'endroit de la pharmacie actuelle. (Photo d'auteur inconnu vers 1945) 

L'ancien cabaret du vieux-temps

L’ensemble des bâtiments avait été très peu modifié jusqu’à son aménagement en habitations, l’ensemble faisait partie d’un  domaine brassicole.

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Ancien café du Vieux Temps (Photo de Ovide Canseliet 1980)

Son époque de construction est  incertaine mais la lignée des brasseurs nous permet de remonter vers les années 1650/1670. Jusqu’à la fin du XVIII siècle, on retrouve 3 familles qui se succédèrent comme brasseurs: les Bournot, Denis et Cappelle.

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Ancienne maison Massart et dépendances ayant servies de brasserie 

En 1796, apparaît Théodore Massart, né à Montreul-au-Bois, brasseur, aubergiste et … chirurgien !! Association bizarre de professions et en outre, à défaut de maison communale, on tenait également chez lui, « Chambre Commune ». Cette brasserie reste exploitée par les descendants des Massart jusqu’en 1865, nous ne savons pas à quelle date elle a cessé ses activités mais une partie des bâtiments fût démolie pour permettre la construction de l’habitation de Massart Adèle épouse de Georges Fauvaux, ancien instituteur de la 1ère moitié du XXème siècle.

La Marcotte,

 

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La Marcotte et à l'avant-plan le "pont de la Marcotte", en dessous coule le Fossé Piquet qui se jette dans la Hunelle 100 mètres plus loin à la rue des Hauts Arbres.

De 1795 à 1884, c’était un cabaret-auberge qui appartenait à la famille Stampe:en 1798, il s'agit de Antoine Stampe, débiteur de bières époux de Marie-Thérèse Massy. Antoine mourut en 1823, son épouse poursuivra l'exploitation. A son décès, la Marcotte appartiendra à François Stampe, son fils. 

La Marcotte a également servi de chambre commune faute de maison communale.

En 1870, le bâtiment subit une transformation en 2 habitations.

En 1884, la Marcotte passe en donation à Thérèse et Joséphine Stampe.

En 1894: reconstruction totale.

En 1913, la grange est convertie et agrandie en salle des fêtes.

Vers 1950, Sylva Lorphèvre dit Mamar la transforme en salle de cinéma, mais son existence fut éphémère.

Mis en vente, sans destination définie, les sociétés du village se mobilisèrent et ont convaincu la commune de Huissignies, d’acheter le bâtiment en 1975, les installations de départ du Centre Culturel « La  Marcotte » furent inaugurées en 1979, son évolution ne faisait que commencer.

Le pont de la Marcotte

Ainsi nommé dans le passé mais complètement occulté aujourd'hui, il permettait de passer au-dessus du Fossé Piquet qui coule en-dessous de la rue venant de la rue Marcel Bernard. En 1834, sa reconstruction par Cyrille Legrand de Husseignies et Jean-Baptiste Battard de Ladeuze, tous deux maître-maçon, a coûté à la commune la somme de 290 francs 35 centimes.

L'église et la cure feront l'objet de rubriques ultérieures. 

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 Photo de la place de l'église dans les années 40. A la gauche, le café-épicerie de la famille Lefebvre-Boucq  (Photo de Charles Boucq)

Le Pont Birique

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 Pont sur le Barbechin dans la courbe au début de la rue de la Quemogne; le Barbechin fait la limite entre la rue de l'église et la la rue de la Quemogne.

Coût de la construction du "Pont Birique"en 1834 par les maître-maçon Cyrille Legrand et Jean-Batiste Battard: 170 francs 40 centimes.

Dans un extrait des messes basses de 1779 est cité Pierre-Joseph Duquesne dit "Birique", déclaré agriculteur et tisserand.

Le pont fut aussi appelé dans le temps: Pont tin du Bos et Tin du Bot sur le plan Popp (Tin du Bos = Augustin Dubois).

Au pied du pont Birique, l'ancienne ferme Oscar Degauquier.

 

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Dans les années 80, devant la ferme d'Oscar Dugauquier (dans son fauteuil), une sorte de conseil des aînés s'y tenait chaque soir de l'été....tous les figurants de cette photo sont aujourd'hui décédés.  (Photo d'Ovide Canseliet)

Le plan Popp et la seconde partie de la rue de l'église 

 

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Rue de l'église (du Court Tournant vers Beloeil)   
Section B (à droite direction Beloeil)  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
476/475/477 Maison/Jardin/Verger Nopenaire Maximilien, dit Gros, Marchand
484d/484c/484a Maison/Jardin/Verger Croisiaux Auguste, Tailleur
489d/485b Maison/Maison/Jardin Limbourg Ferdinand, Domestique
458a/460a Maison/Jardin Debay Clément, Sabotier
458b/469a Maison/Jardin Debay Maximilien, Sabotier
458a bis/461c/461c Maison/Jardin/Verger Meurant Jules, Sabotier
455/454/457/456 Maison/Jardin/Verger/Brasserie Massart Jean-Bapt,Antoine et Benoit, Cultivateurs
451/452/453 Maison/Jardin/Grange Moulin Jean-Baptiste, Cultivateur
450/449 Cure Commune
447a/448a Maison/Jardin Moulin Damien, Boulanger
445c/445b/445d Maison/Maison/Jardin Jennart Jean-Baptiste, Marchand
439/439g Maison/Jardin Quitton François, Menuisier
436a/437b Maison/Jardin Paul Abraham et Romain, Secrétaire et ménager
351a/350a Maison/Jardin Duquesne, Massart Pierre-Joseph, Charpentier
     
Section A (à gauche direction Beloeil)  
492b Maison Meurant Modeste, Cultivateur
491d/491c/493b Maison/Jardin/Verger Duquesne François-Joseph, Berger
562a/562b Maison/Jardin Crucq Marie-Christine, Couturière
563a/562c Maison/Jardin Crucq veuve Benoit-Joseph
565a/567 Bien rural/Verger Dehérissem Baron Charles, Bruxelles
565b/566 Maison/Jardin Brismoutier-Delmée Jean-Bapt., Gendarme
572 Eglise et Cimetière Commune
586a/587 Maison/Jardin Descamps Edouard, Brasseur, Beloeil
573a/574/573b Maison/Jardin/Verger Delaye Alexandre, Charpentier
576b/575b Maison/Jardin Vanus Veuve Jacques, Ouvrier
577c/578/577g Maison/Jardin/Grange Legrand Bastien Zaccharie, Cultivateur Ladeuze
588a/588b/589 Maison/Maison/Jardin Stampe François, dit Pinche, Cultivateur (Marcotte)
601c/601b Maison/Jardin Picron Jean-Baptiste, Ouvrier
601d Maison Jonniau Jean-Baptiste, Cultivateur
     

 

 

 

29/03/2014

La rue de l'église (1)...de la Maladrerie au Court-Tournant....

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La rue de l'église et le Court-Tournant (Edition Equeter-Lorphèvre 1902)

La rue de la Maladrerie

La Maladrerie et la rue de la Maladrerie, actuellement rue de l’église, sont cités de nombreuses fois dans les actes: 1483 "Chemin de la maladrerie"; 1507: "Couture et rue de la Maladrerie", 1508 "Chemin des maladreries"; 1558: "La voye qui maine de la maladrerie d'Husseignies à Ladeuze".

 

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Une Maladrerie à l’usage des lépreux d’Hunchegnies, occupait le terrain sur lequel se trouve l’ancienne ferme Pierre-Anne Duquesne. C’était le chapitre de Leuze qui l’avait fait bâtir sur les terres appartenant à sa Seigneurie. La dernière mention de la présence de lèpre chez nous, est donnée dans les comptes des pauvres en 1594 « don d’un manteau à Jehan de Bruffay, lépreux ». L’ancien enclos de la maladrerie ou "Hurée Pierre-Anne" fut supprimée lors du pavage de la rue vers 1835.

 Le calvaire,

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Le Calvaire Pierre-Anne (Photo de Ovide Canseliet 1980)

Le vieux calvaire qui trônait à l’angle de cette propriété fut aussi supprimé lors du pavage et l'élargissement de la rue du Pont Goret.

La famille Duquesne érigea un nouveau calvaire sur le pignon de sa ferme face au chemin de la Garde. Le Christ actuel ou "Bon Dieu Pierre-Anne "provient du calvaire Duhoux, rue de Warpotte à Ladeuze, en face de la maison Ghislain.

L'ancienne ferme des Tourelles (...ou des Tourettes)

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Sur la gauche, l'ancien emplacement de la ferme des Tourelles; y subsistaient encore en 1980 une partie des murs d'enceinte (photo de Ovide Canseliet)

La ferme des Tourelles déjà citée en 1409 était un important domaine agricole ayant appartenu pendant des siècles à la noble famille Dedessuslesmoustier de Bovekerke; elle fera l'objet d'une rubrique spécifique ultérieurement.

 

Le Court Tournant

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Photo du Court Tournant vers 1925 (Auteur inconnu)

A la jonction avec la rue de la Corne, se trouve le court-tournant, on comprend mieux l’origine du nom de l’endroit en voyant le départ vers Ath avant la réalisation de la nouvelle route en 1956.

La maison de la boucherie était un cabaret dit "Chez Quéquinze" où l'on dansait à la viole.

La ferme-Brasserie Domitien Gosselin

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L'ancienne ferme Jean Dath, aussi appelée anciennement "Ferme du  Canari ».

Elle fut le siège de l’exploitation agricole et brassicole de Domitien Gosselin, bourgmestre et brasseur au 19ème siècle dont la grange construite en 1815 était la plus vaste du village. (Plus d'informations suivront dans la rubrique relative aux anciennes brasseries)

La piedsente Jean Manon

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La piedsente Jean Manon offrait un raccourci pour la majorité des gens du village se rendre au cimetière. Déjà reprise sous ce nom dans le plan Popp de 1850, elle porte le nom d'un ancien propriétaire de la ferme Debay à la rue de la Corne.

 La rue de l'église et le plan Popp de 1850

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Section B (à gauche du Court Tournant vers le Calvaire, direction Blicquy)  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
474/473/472 Maison/Jardin/Verger Delavallée Ernest, Maréchal
469/470/471 Maison/Jardin/Jardin Domitien Gosselin, Bourgmestre et Brasseur
467a/467a bis/468a Maison/Maison/Jardin Croisiaux Auguste, Tailleur
465a/464b Verger/Terre Idem
385/386/384a Maison/Jardin/Verger Delestray Auguste, Cultivateur
382/383 Maison/Jardin Defroyen Joseph, Tisserand
376/377/378 Maison/Maison/Jardin Coulon Pierre-Joseph, Cultivateur et consort
379/380 Jardin/Verger Idem
379b/375b/373a Maison/Jardin/Verger Jaivenois Jean-Baptiste, Cultivateur
353/352/354 Maison/Jardin/Verger Duquesne Pierre-Louis, Cultivateur
     
Section A (à droite du Court Tournant vers le Calvaire, direction Blicquy)  
350a Maison Degouys Eleuthère et Héritiers
352/351b/353 Maison/Jardin/Jardin Massy François, Cultivateur
354a/355/354c Maison/Jardin/Brasserie Gosselin Domitien et Stanislas, Brasseurs
328a/326/329a/329b Maison/Jardin/Verger/Terre Bécart Adrien, Cultivateur (Ferme des Tourelles)
324/325/323 Maison/Jardin/Verger Marbaix Jean-Baptiste, Cultivateur
     

 

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Une ancienne maison au court-tournant portant une pierre en-dessus de porte datée  1777. (Maison de Croisiaux Auguste sur le Plan Popp)

Prochaine publication: La rue de l'église, depuis le court tournant jusqu'au Pont Birique. 

22/03/2014

La rue de la Corne

Nous entamons un 3ème circuit qui nous conduira de la rue de la Corne via la rue de l'église vers le canal Ath-Blaton.

 

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Photo de Ovide Canseliet 1980

 La rue de la Corne

On devrait son nom au profil de la rue qui amorçait un tournant en forme de Corne pour éviter 2 waréchaix un peu au-dessus du cimetière; la rectification de cette courbe eut lieu en 1844 lors du pavage de la rue.

C’est au cabaret « A la Corne » à la limite de Ladeuze que dès 1836, on percevait le droit de chausséage.

Le cimetière

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Le cimetière actuel date de 1900, avant cette date nos morts reposaient autour de l’église. Le terrain appartenait sous l'ancien régime à la cure de Husseignies; elle en fut démunie sous le régime français au profit du bureau de bienfaisance.

En face, se trouve la ferme « Debay », son pignon porte la date de 1880: c’est une des plus anciennes du village, ses bâtiments auraient abrité une autre brasserie.

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  La ferme Debay (Photo Ovide Canseliet 1980)

La Place à Ladeuze,

Lieu-dit qu'il ne faut pas confondre avec la Place de Ladeuze. C'est une sorte de placette triangulaire à l'endroit où la rue de la Corne et le chemin Bailli Dupont forment un Y.

Cet endroit devenu terrain communal pendant la domination française faisait partie du territoire de Ladeuze et ne fût rattaché à Huissignies que lors des échanges de 1837. 

On note en 1447 : « Le place à Ladeuse parmy sissante 60 verges de kakeuve(*) tenu de Mme de la Hamaide ». 

En 1577: "Près à caqueuse"

(*) Kakeuve, caqueuse = Prêle.

bailli

 

 La rue Bailli Dupont 

Du nom d'un ancien bailli (*) de la seigneurie de Ladeuze, et aussi nommée "Ruelle Maton" dans le plan Popp de 1850.

En empruntant cette rue , on trouve " la couture du  Chesneau " ou couture du petit chêne. Ensuite au delà de l'ancienne voie de chemin de fer, on trouve sur la droite le lieu-dit « Le Pachy des bœufs » déjà cité en 1569, il s’agit d’un « Bonnier »(environ 1ha27) d’aulnois appartenant à la Seigneurie de Ladeuze avec autorisation de pacage, donc de pâturage libre. 

(*) Le bailli était un agent d'administration ou officier de l'autorité seigneuriale; il percevait les impots et amendes de justice.

Exemple: "Jehan Desmasures, bailli de Monseigneur Philippe Comte de Lalaing, seigneur de Husseignies dépose plainte contre Martin du Frasne de Husseignies, qui après avoir bu en novembre 1572 à la taverne Jehan de Vertenoelle devant l'église et en étant sorti avait blessé à sang et de nuit, d'un coup d'épée sur la rue Pierre Pottier dit Lachu. Le bailli réclame au nom du seigneur une amende de 20 livres blans et demande un jugement aux échevins. Après enquête et examen des chartes générales et coutumes du Hainaut, ils confirment l'amende de 20 livres blanc à imposer au coupable."  (Extrait des chirographes du greffe scabinal de Huissignies)

 Le chemin de la justice

 

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Le chemin de la justice qui allait du centre de Ladeuze aux fourches patibulaires

A la "Place à Ladeuze", on aperçoit vers l'est l’ébauche d’une ancienne voie qui va vers "les Près", c’était le "chemin de la justice" qui avant la percée du canal, reliait le centre de Ladeuze au champ des Fourques. Les condamnés en haute justice de Ladeuze étaient détachés du pilori et étaient amenés par ce chemin pour être pendus au gibet.

Les Frais Près

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 En face du cimetière, un espace bucolique, très boisé à la nature encore sauvage: "Les Frais Près" ou "Couture des Près" dans le Plan Popp. 

"Es fretz prés (1564) tenant à la couture condist des Bayart et à la rivière, jugement d'Hunchignies". 1588: Es pret; en 1594: Es prée.

  La rue de la Corne et le Plan Popp

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Section A (à gauche direction Ath)  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
357a/357b/356 Maison/Maison/Jardin Degand Thomas, Journalier Valenciennes
344 d/b/c Bâtiment rural/jardin/Jardin Nopenaire Benjamin, Marchand de lin
343b/342b/340b Maison/Verger/Terre Stassart Céline, èpouse Andrieux Jean-Bapt, Cultivateur
230/232/233/231 Maison/Jardin/Terre/Verger Dupret-Devos, Veuve et enfants Emmanuel , Leuze
229/227/228 Maison/Jardin/Verger Vivier Elie, Ouvrier
     
Section B (à droite direction Ath)  
495a/496/494a Maison/Jardin/Verger Crucq Joseph, Sabotier
498/499/500/501/502 Maison/Verger/terre/Terre/Pré Cossée Victor Louis Joseph, Contrôleur de 1ère classe, Mons
507/506/505/510/514 Maison/Verger/Terre/Verger/terre Dupont Veuve Félix, Cultivateur
508/509/511/513 Maison/Jardin/Verger/Terre Dupont Elie, Frères et sœurs, Cultivateurs
522/524/525/523 Maison/Maison/Maison/Jardin Jouret Hippolyte, Propriétaire et consorts, Chièvres
526/527/528/529 Jardin/Terre/Terre/Terre Idem
535c/535d/535f/535g Maison/Maison/Maison/Terre/Jardin Delecourt Philippe, Meunier à Ladeuze et Cauvin Louis Emphytéote
     

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L'église de Huissignies vue des "Frais Près", entre les saules têtards.