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15/03/2014

La Rue de la Garde

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Le corps de garde se trouvait au coin de la rue , sur la pelouse de la maison Massy

Le corps de garde

Il se situait au début de la rue sur le coin.

Le corps de garde était un bâtiment où se tenait un poste de soldats appelés gardes. Ces gardes qui dépendaient de l’autorité militaire étaient chargés d’un service d’ordre et de surveillance.

Leurs principales fonctions étaient de garder le territoire, de veiller à l’éxécution des ordonnances, de dénoncer les soldats déserteurs, d’arrêter les mendiants, les vagabonds, les gens sans aveu, d’examiner les passeports des étrangers et de prêter main forte aux patrouilles paysannes, de prévenir la population d'un danger iminent.

Les appréhendés étaient enfermés dans le corps de garde, en attendant d’être emmenés dans les prisons du chef-lieu.

Chaque nuit à minuit les gardes tiraient un coup de feu pour attester leur présence. Le service militaire des gardes fut supprimé en 1799 et ses fonctions furent confiées à la gendarmerie.

D’apparence modeste, le corps de garde ne comprenait qu’une seule pièce éclairée par une fenêtre unique.

Sur le territoire de Ladeuze, il existait un corps de garde au Fayt et ce sont les communautés de Ladeuze, d’Hardempont et de Grosage qui en avaient l’entretien.

Les gardes du Fayt avaient la surveillance des routes jusqu’au corps de garde d’Huissignies, ceux de Huissignies jusqu’au corps de garde de Blicquy.  (L’histoire de Ladeuze, Abbé Demeuldre) 

8 à 13 hommes assuraient ce service qui déjà suspendu en 1770, fût confié en 1790 à la gendarmerie (Brigade de Basècles).

Les soussignés maire et échevins du village d’Husseignies ordonnent à Pierre-Joseph Duquesne, receveur de la taille du dit lieu de payer à Amand Legrand, maître maçon, la somme de 148 livres pour avoir démoli et rétabli le corps de garde du dit Husseignies, lequel lui fut adjugé le 20 mai de cette présente année telle qu’il en comte pour la criée concernant ce sujet et donné en notre assemblée ce 9 août 1789. Signé : FJ Massart, Blat, Staumont, André, PJ Cauchies, JB Duquesne. Amand-Joseph Legrand a reçu. (Archives de la ville d’Ath

 

terrage,fourche patibulaire,chaufour

 La rue de la Garde,

elle n’a pas toujours porté ce nom, on trouve, en 1384 : « à la rue Croix du kemin d’Ath » et en 1558, « la voye qui maine de la Maladrerie d’Husseignies à Ladeuze, couture de la Croix ».   

 Au Caufour,

C’est la dénomination de la dernière maison de la rue de la Garde (Maison Herman Thibaut).

Dès 1462, on retrouve « Les Chaufours Condist de Hunsegnies, terre de Ladeuze; "où l'on dist à chaufour en la couture de la Croix près de la cense de la Tourette (1751) ».

Des fours à cuire la roche pour la convertir en chaux (chaux fours, fours à chaux) y étaient installés. 

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Le lieu-dit "Au Caufour" 

Cette dénomination « Chaufours », se retrouve d’ailleurs dans de nombreux villages voisins où on exploitait des fours à chaux. La chaux mélangée à de la farine de seigle servait de ciment pour la construction.

 Coutures Delcroix

Citée plusieurs fois du XIV au XVIème siècle avec les noms de Delcroix-Occidentale,  Delcroix-Orientale et Mont en Croix.

Il s'agit en réalité " De la Croix...", car il y avait présence d'une croix à l'intersection de la rue de la Garde et de la rue de la Corne. C'est en 1395 que la croix est mentionnée pour la première fois.

C'était au nom de la croix et la croix sur l'habit que les chevaliers croisés au XI ème siècle partaient en Palestine pour la conquête du tombeau du Christ. La dévotion à la croix en devint très répandue et sa manifestation extérieure se traduisit dans les campagnes par la plantation de croix le long des chemins et aux abords des champs. C'était aussi un lieu de refuge; en se réfugiant auprès d'une croix, la victime arrêtait la poursuite de son agresseur.

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Un exemple de croix de campagne 

De la croix comme point de repère, la couture est divisée en: "Couture Delcroix Occidentale", du chemin de la Garde jusqu’à la couture des Vaulx à l'ouest,

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La couture Delcroix Orientale 

"Couture Delcroix Orientale", du même chemin de la Garde jusqu’à la Hunelle, aussi appelée couture des Prés, et "Le Mont-en-Croix", à partir de la croix en remontant vers Tiripré (sous juridiction de Ladeuze avant 1827).

 

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La couture Delcroix Occidentale sur la gauche de la rue 

Le Champ des Fourques,

Lieu-dit situé en la Couture Delcroix occidentale.

1517: "Couture des Fourches"; 1568: "Courtil des Fourches"; 1645: "Courtil des Fourques, 3 journels enclos de fossés".

A partir du XIIème siècle, le comte de Hainaut reprit le jugement des causes qui entraînaient la peine d emort; l'homicide, le vol, le rapt, l'incendie, tout en laissant au seigneur l'exécution de la sentance. Le criminel était suspendu au gibet dit "fourches patibulaires" et son cadavre était abandonné aux oiseaux de proie. Le gibet se trouvait d'ordinaire en quelque endroit élevé pour intimider les malfaiteurs par l'exemple. 

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Les Fourches patibulaires (Représentation)

D'après la matrice cadastrale du plan Lebeau de 1758, la terre du "Champ des Fourches" appartenait à Joseph Negleputte, il devait terrage (*) à 4 seigneurs ce qui laisse supposer que ce lieu de supplice aurait servi pour plusieurs seigneuries. 

 (*) Le terrage, sorte d'impôt sur terres cultivées de céréales qui se traduisait par le prélèvement en gerbes de celles-ci  par le représentant du seigneur avant que le paysan ne puisse engranger sa récolte personnelle. Le contrôle s'opérait sur le champ juste récolté par un sergent seigneurial et plus tard par un officier spécial. Pour les prés et les coutures, l'impôt se nommait "Cens" qui lui était sonnant et trébuchant.

La rue de la Garde et le plan Popp 

 

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N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
312/311/310 Maison/Jardin/terre Miroir Auguste, Rosalie et jean-Bapt, Journaliers
314/313/315 Maison/Jardin/terre Nairuez jean, Tisserand
317/318/316c Maison/Verger/terre Nopenaire Isidore, Cultivateur 
319bis/319 Maison/terre Veuve Vanus Bélori, cabaretière
322/321 Maison/Jardin Dath Vincent, cultivateur
304/305 Maison/Jardin Carlier Désiré et Auguste, Ouvriers
303/302 Maison/Jardin Fouquembarg Théodore Casimir, Cultivateur
300b/300c Maison/Jardin Cuvelier Veuve Jean-Baptiste et Télesphore, Ouvriers
     

 

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La Croix bien représentée sur une carte de 1745

08/03/2014

Du Moulin à vent vers Tiripré

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La butte du moulin à vent à gauche

La Ruelle du Moulin à vent et l'ancien moulin à vent,

Faisant fourche avec la rue de la Garde, on trouve dans les archives de 1554 « Ruelle du Moulin »; 1624 "Ruelle du Moulin à vent".

L’emplacement de l'ancien  moulin devait être plus à gauche de la butte, peut être vers le Château d’eau actuel.

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La 1ère construction du moulin à vent serait donc antérieure à 1550 et le dernier moulin aurait été construit sur un tumulus à la fin du XVIII siècle.

A l'origine, le moulin à vent dépendait du domaine de la "Cense de la Tourelle" mais il en a été parfois séparé soit par vente ou succession.  

En 1801, il est la propriété de la famille Noël Joseph Coulon-Negleputte et c’est en ce temps qu’un enfant a été tué par les ailes en mouvement du moulin; ce drame allait d’ailleurs altérer profondément la santé mentale du meunier qui mourut aliéné à Tournai.

La matrice cadastrale du plan Popp (1850) révèle que la famille Bécart en est propriétaire au même titre que la ferme des Tourelles aussi appelée à l'époque "Ferme Bécart".

L’incendie qui le détruisit complètement en 1889 fut d'origine douteuse d'après la rumeur publique de l'époque. Sa démolition s'en suivit en 1890.

Le terrain du moulin et la ferme attenante, furent achetés en 1894 par Nestor Dupont, ancêtre des propriétaires actuels, la famille Labie.

 

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Annonce de vente du moulin à vent (Echo de la Dendre vers 1875)

Le château d’eau,

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Le château d'eau 

Réserve d’eau qui garantit une pression minimale dans le circuit de distribution d'eau; il a été construit en 1959 lors de la création du réseau du village. Ce bâtiment est situé à la côte d'altitude 76; du haut de son dôme, on découvre un large panorama avec vue sur Leuze, La Houppe, le relais hertzien de Silly, le château d’eau de Lens et la tour de Pairy Daisa à Cambron...pas sûr qu'il soit encore fonctionnel??

Tiripré

Appartenait à la commune de Huissignies avant la démarcation cadastrale de 1837, lieu-dit aujourd’hui appartenant au territoire de Ladeuze. 

1400, Thiery Pret,1428, couture de Thiripret, 1529, Theripret, 1588, Tiripret (comptes de pauvres).

C'est la couture comprenant des prés ayant appartenu à un certain Thierry.

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Le lieu-dit "Tiripré" sur la gauche; au fond à gauche l'église de Tongre-Notre-Dame et sur la droite la ferme du Chasseur à Ladeuze.

Appellée autrefois aussi "Ville de Tiripré" par les habitants de Huissignies et de Ladeuze.

Les fouilles pratiquées en 1912 par la société royale d'archéologie de Bruxelles à Tiripré (champ N°70 du cadastre et champ contigu) mirent à découvert les structures d'une villa romaine et aussi la présence d'une étable. Cette station romaine exploitée par un colon romain consistait à ravitailler l'armée romaine occupante. La nécessité de pâturages pour l'entretien de son bétail impliquerait dans le mot Tiripré, le terme "pré". Dans cette hypothèse, "Ville de Tiripré" signifierait: l'exploitation, Villa (ville) des prés (pré) de Thiron (Tiri). (Abbé Demeuldre, Histoire de Ladeuze)  

 Les Vaulx,

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Lieu-dit les Vaulx vu du Château d'eau; au fond l'église de Tongre-Notre-Dame

Dénomination en relation avec vallée ou vallon, cette appellation se retrouve déjà actée en 1450: "Couture des Vaulx". Cette couture s’abaisse en pente douce au Nord vers le Rieu-Sauveur, elle ne fût cédée à Huissignies qu’en 1827.

Sur cette couture, quelques noms de lieux dits très particuliers sont à signaler, dans un acte de 1668, on cite la « Houblonnière en la couture des Vaux", on y aurait donc cultivé le houblon pour quelque brasserie locale. Ce fait est d’autant plus vraisemblable qu’un acte de la même époque cite "La couture  de l’aramule », signifiant champ de ramules cad de rameaux; la culture du houblon, haute plante grimpante, nécessitant la mise en place de hautes perches ou ramures, en patois de chez-nous.

A noter aussi dans un acte de 1540:« le Haut Courtil en la couture des Vaux", un courtil étant un champ clos voire un grand jardin.

Prochaine publication: La rue de la Garde 

 

 

01/03/2014

Des Haud'Oignons vers la Djeffe et les Goulouffes....

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La Djeffe (direction Blicquy) n'avait rien à envier aux célèbres pavés du nord.(Photo de Michel Baugnies fin des années 60) 

Le Caillois,

Le petit Caillois, couture 1546 et le grand Cailloit, couture 1524.

C’est la couture qui s’étend à la droite de la Dieffe en direction d’Autreppe. Ce nom vient des cailloux qui jonchent ces terres car, en sous-sol à faible profondeur on trouve une veine rocheuse calcareuse fossilifère; cette même veine apparaissant presque à fleur de sol au lieu dit "Trô del Roc" à Ladeuze (Près du cimetière de Ladeuze).

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Le champ des Caillois à droite en montant la Djeffe

Dans la partie supérieure, à une altitude de 76 m, la couture du Caillois a parfois porté le nom de « couture de Glais, » tenant au chemin de Husseignies à Blicquy (acte du 3 mai 1554, Archives de la ville d'Ath).

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La terre à cochons en la couture du Caillois

On relève aussi dans les archives: 1555, La terre à cauchons (cochons) en la couture du Cailloix, qui était une glandée en bordure de la forêt...les glands appartenant à la seigneurie étaient probablement revendus comme nourriture pour les cochons.

La Djeffe

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La Djeffe vers Huissignies; à gauche La couture Les Caillois (Photo de Michel Baugnies des années 60)

Route qui mène vers Blicquy et qui est restée en mauvais pavés et difficilement carrossable jusqu'en 1974. Son nom issu du vieux français serait synonyme de "glay", son sous-sol est constitué d'une épaisse couche de terre glaise imperméable, propice à la poterie et déjà exploitée pendant la préhistoire et la période gallo-romaine puisqu'on y a retrouvé des objets de ces époques.

Les piedsentes oubliées

 

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Deux sentiers traversaient la couture du Caillois: la piedsente d’Ath partait de la ferme Nottez directement vers Ormeignies, elle constituait la voie essentielle pour les piétons et cyclistes se rendant à Ath.

Quant à la piedsente du Caillois, elle partait du même point pour rejoindre Autreppe par les Goulouffes.

Le Bois de la Rosière

couvrait la partie au delà du Caillois jusque dans le village d'Autreppe et jusque la ferme de la Rosière; la carte Ferraris et le plan Popp (noté Bois de Husseignies) nous le montrent très bien, en 1830 il occupait encore 84 ha, en 1850 il ne subsistait plus que 66 ha.Bois Huiss.jpg

Le comte du Hainaut cèdera cette forêt à l'abbaye de Cambron au 12ème siècle; de succession en succession, elle deviendra propriété des ducs d'Arenberg qui en seront d'ailleurs les derniers propriétaires de l'ancien régime jusqu'à la déforestation progressive durant le 18ème, déforestation qui sera terminera moitié du 19ème avec la vente au fur et à mesure des parcelles aux agriculteurs.  

Les Goulouffes 

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Le lieu-dit "Les Goulouffes" aujourd'hui traversé par le TGV, le bois Lafosse, et la ferme du même nom à l'arrière.

C’est une brusque dépression au nord de notre commune, le versant nord boisé forme le bois Lafosse, dernier vestige du bois de la Rosière.

Cette cuvette a été complètement comblée pour permettre le passage du TGV. La source qui jaillissait aux flancs des Goulouffes a donné pas mal de soucis aux ingénieurs lors de la réalisation de ces travaux, ils avaient beau lui imposer un trajet, elle rejaillissait ailleurs.

Cette source portait un nom poétique « La fontaine au lait buré », ce nom lui avait été donné car en période caniculaire, les fermiers venaient s'approvisionner en eau fraîche de la source pour refroidir le lait dans la fabrication du beurre. 

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 Les Goulouffes début des années 1980 (Photo de Ovide Canseliet)

La ferme Lafosse,

Elle faisait partie d'un ensemble de trois fermes que l’Abbaye de Cambron possédait sur Ormeignies-Autreppe sous le nom de « Seigneurie de la Rosière ». De cette ancienne seigneurie ne subsistent que les fermes de la « Grande Rosière » et de la « Petite Rosière », la troisième dite « Cense des Goulouffes » disparue était établie aux environs de la ferme Lafosse. Un acte de 1330, cite Jacques de la Fosse, mayeur de Husseignies.  

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La ferme Lafosse dite aussi ferme des Goulouffes, sur le territoire d'Ormeignies.

Le Rieu Sauveur

 En 1383,"rieu du Sauvée"; en 1594 et 1644,"rieu du Saulveur". En langue romane "salvarium", réservoir à poissons. 

 

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 Le Rieu Sauveur passe en dessous du TGV et coule vers Ladeuze.

Il prend sa source derrière le TGV et va se jetter dans la Hunelle entre Ladeuze et Tongre-Notre-Dame; il constitue la limite entre Huissignies et Ormeignies.

"Sur la terre de Tiripré arrosée par le rieu sauveur, les colons romains se faisaient creuser à proximité de la villa romaine un étang dans lequel ils élevaient des poissons pour leur usage personnel. Ce réservoir qu'ils dénommaient "salvarium", traduit et altéré par "sauveur" a transmis son nom au ruisseau qui l'alimentait". (Abbé Demeuldre; Histoire de Ladeuze).

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Une dernière photo de la Djeffe de jadis......

 

22/02/2014

La Rue des Haud'Oignons

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Notre mystérieux "Haut Donjon" au centre de ce dessin naïf de la fin du 16ème siècle qui donna son nom à la rue des Haud'Oignons.(Album de Croÿ)

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Rue des Haud'Oignons, nom déformé de rue du Haut Donjon comme on le retrouve vers 1502 dans les textes: rue du Donjon et rue du Haut Donjon en 1716 .

Au XIIème siècle, notre région faisait partie d’une zone tampon entre la Flandre et le Hainaut qu’on appelait Burbant. En 1136, cette région est rattachée au Hainaut et la frontière Nord est fortifiée avec la Tour Burbant à Ath, la maison-forte d’Irchonwelz, notre maison forte et notre donjon qui devait occuper une position stratégique. Puisque nous sommes dans un fief du comte du Hainaut, le dit Haut Donjon était donc inféodé à celui-ci. On trouve dans les archives: Castellum; Ruelle du Hainault 1595 ruelle menant au Bas Trieux. 

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Endroit présumé du "Haut Donjon" (Derrière maison Delphine Miroir)

L'endroit présumé par Michel Baugnies, se trouverait à l'arrière des maisons Delphine Miroir et de Suzanne Duquesne....pour d'autres, plutôt sur les hauts de la rue en dessous du château d'eau (1659 Couture du Haut Donjon)....en tout cas, les cartes aériennes ne révèlent aucune trace visible de vestige ancien...le mystère reste complet car en plus les archives contiennent très peu de renseignements qui permettraient de la localiser avec précision.Déçu! Les présomptions de Michel découlent d'actes anciens et aussi de pierres bien taillées retrouvées dans le sous-sol de cet endroit. Il semble que sa démolition ait été effectuée au 17ème siècle et les matériaux récupérés pour l'extension de notre maison-forte, le château dit Malaise....??  

La ruelle du Bon Dieu,

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La "ruelle du Bon Dieu" et au fond l'ancienne "Ferme du Bon Dieu" (Photo d'Ovide Canseliet 1980)

La carte Ferraris révèle que la rue était une drève plantée d’arbres depuis le lieu-dit « Coucou » jusqu’en haut de la Dieffe, vraisemblablement des chênes. Le premier de ces chênes à l'angle de la ruelle et de la rue portait un Christ, de là l’explication de la ruelle dite "du Bon Dieu", et aussi l'explication du nom de l'ancienne ferme qui se trouve au fond de la ruelle "La ferme du Bon Dieu » (...Maurice du Bon Dieu, Suzanne du Bon Dieu)! Aux limites des villages, on y trouvait très souvent une croix. On trouve dans les archives en 1701: Chemin du chêne au Dieu .

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Le chêne au Dieu (Représentation) 

 Les Coucous 

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Lieu-dit "Les Coucous"

Le Coucou, c’était l’enseigne que portait le cabaret tenu par Eloi-Joseph Jaivenois en 1850, on retrouvait assez fréquemment cette appellation pour un cabaret situé à l’orée d’un bois; en ce qui nous concerne, l’ancien bois de Huissignies qui commençait à cet endroit et couvrait l'espace jusqu'au sein du village d'Autreppe. En 1836, c’était aussi une barrière d'octroi pour la perception du droit de chausséage (= Péage à charge des transporteurs).

La maison de l'aveugle, la piedsente de l'aveugle et la piedsente de Tiripré

Au fond de la ruelle de Tiripré, la ferme Locreille fut d'abord une forge, appartenant à François Coulon, dit « l’aveugle ». La piedsente dite de " l’aveugle" passait à proximité, elle partait de la prairie jouxtant la ferme Degauquier et parallèlement à la rue des Haud’Oignons rejoignait la ruelle du moulin à vent.

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La ferme Locreille au fond de la ruelle de Tiripré (Photo de Ovide Canseliet 1980)

La piedsente de Tiripré partait des Coucous pour rejoindre le lieu-dit Tiripré aujourd'hui sur le territoire de Ladeuze. 

La mauvaise voie

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C'était l’ancien sentier qui partait des Coucous pour aboutir à la ferme Jaivenois aux Culots, le remembrement en a fait un chemin bétonné rectiligne. Cette ancienne piedsente devait son nom probablement à la praticabilité difficile due à la présence du Fossé Piquet sur le bas. Dans les archives de la ville d'Ath: La Planque Haynin, ponton sur le Fossé Piquet (1535); la Ruelle Bannum 1598. 

La ruelle du moulin

 

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La ruelle du Moulin avec Eloi Boulvin,  dernier Maréchal-Ferrant du village (Photo de Ovide Canseliet 1980)

Cette ruelle déjà évoquée précédemment qui reliait la Grande Carrière au moulin à vent aboutissait à cet endroit en la rue des Haud'Oignons.

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C’est en la maison Caroche qu’une boulangerie s’établit au début du XIX ème siècle et en hiver, le fournil servait de salle d’école. (Photo d'Ovide Canseliet 1980)

 

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Les vestiges de l'ancien cabaret et dernière maison de la rue que l'on nommait « Au Gueux ». 

 

La rue des Haud 'Oignons et le plan Popp

 

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Section C (à gauche direction Autreppe)
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
489b bis/489c bis/488a Maison/Maison/Jardin Nopenaire-Duquesne Maximilien, Cultivateur
490a/490c Maison/Jardin Duquesne Pierre Joseph, Cabaretier
489/488b/490a Maison/Jardin/Verger Duquesne Pierre Joseph, Cultivateur
483/484/485 Maison/Jardin/Jardin Bonte Désiré, Journalier et consorts
479/480/478 Maison/Jardin/Verger Médart Aimé, journalier et Duquesne Julie ép Dath J Bapt
474/475/476 Maison/Jardin/Verger Dath Jean Bapt dit Triste Henri, Cultivateur
473/472  Maison/Jardin Coulon-Dumoulin Théodore, Cultivateur
467b/467c/467abis Maison/Maison/Maison Duquesne Augustin, Sabotier et héritiers
467a Terre idem
428/429 Maison/Jardin Dequiper Jean-Baptiste, Sabotier
Section A (à droite direction Autreppe)
90/89 Maison/Jardin Thibaut Pierre, Journalier 
87/86/88 Maison/Jardin/Verger Degouys Désiré Joseph, Boulanger (Caroche)
84/85 Maison/Jardin Coulon-Marbaix Joseph, Ouvrier
82/81/83 Maison/Jardin/Jardin Coulon Florent, Journalier
71/70/68 Maison/Jardin/Verger Cousin Pierre Joseph et consorts, Ouvrier
72/73/77 Maison/Jardin/Jardin Cousin Jean Baptiste, Tisserand
69b Maison Limbourg Ghislain, Ouvrier
65/66/67 Maison/Jardin/Verger Duquesne Veuve Jean Baptiste, Cultivateur
64/63/62 Maison/Jardin/Verger Dath François Joseph Veuve et enfants, Cultivateur
56a/56b Maison/Maison Nopenaire Hypolite et Augustin, Cultivateurs
57a/58a Verger/Jardin  
60a/61a/59 Maison/Jardin/Verger Coulon François dit aveugle et héritiers, Journalier
55/54a Maison/Verger Jaivenois Eloi Joseph, Cabaretier (Le Coucou)

Prochaine publication: Des Haud'Oignons vers la Djeffe et les Goulouffes...

15/02/2014

La Rue Ludger Lapoulle, ex Rue des Bas Trieux

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Lieu-dit "Les Bas Trieux", aujourd'hui aménagé en "square".

Les Bas Trieux étaient des waréchaix(*) ou prés communs, terrains en friche appartenant à la commune et dont la location rapportait un droit de"patar" (monnaie ancienne de faible valeur). La commune vendit les waréchaix des Bas Trieux en 1824 pour consolider la trésorerie en vue de la construction de la première école communale.

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Sous la rue des Bas Trieux coule le ruisseau "Le Fossé Piquet" aujourd'hui enfui dans un aqueduc; il était anciennement bordé de parties en friche formées d’étroites bandes de prés. Ces terrains étaient aussi des aisances communales sujettes à inondations où nos manants avaient le droit de vaine pâture pour leur bétail.

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Photo de Ovide Canseliet 1980

A l’entrée de la rue, à l’emplacement du jardin Petit, se trouvaient les Maisons des Veuves, sorte de mini-hospice relevant de l’assistance publique, elles furent détruites vers 1950.

Il n’y avait pas d’autres habitations en ces lieux sur la carte Ferraris en 1770, des endroits bâtis sont repris uniquement au fond des Bas Trieux, vers la droite sur la partie plus élevée à l'abri des débordements du Fossé Piquet.

La "Rue des Bas-Trieux" deviendra "Rue Ludger Lapoulle" en 1919 en hommage à ce soldat natif de cette rue tombé en octobre 1914 dans la sanglante bataille de l'Yzer à Ramscapelle.

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Photo de Ludger Lapoulle en 1914 (Auteur inconnu) 

La ruelle du Moulin à Vent

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Ainsi nommée sur le Plan Popp de 1850, déjà évoquée au départ de la rue des Culots, cette ruelle qui suivait le parcours du diverticulum romain traversait les Bas Trieux, au travers de la propriété Lefebvre (Céss du Mayeur Sidore) en servitude, pour aboutir à la rue des Haud' Oignons au coin de la  maison Boulvin. Elle portera plusieurs noms au cours des temps: Ruelle du Waressay (1533), Ruelle à la Barre (1526), ruelle du Coron (1627).

Le "Paradis des kvaux"

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Cité aux Bas-Trieux en 1540, cet endroit marécageux en bordure du Fossé Piquet était propice à y enterrer les animaux, les chevaux en particulier.

La Piedsente Zante

Du nom de l'ancienne ferme riveraine à cette piedsente, elle relie les fonds des Bas Trieux à la rue des Haud'Oignons en 2 points: au "Coucou" d'une part et la " Ruelle du Moulin" d'autre part.

 

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La Piedsente Zante

La Piedsente des Bas Trieux

Près de la maison Jean Paul, partait la "Piedsente des Bas Trieux", aujourd'hui disparue, ainsi nommée sur le Plan Popp, elle longeait le Fossé-Piquet jusque la maison Pierre Jaivenois et ensuite obliquait pour rejoindre le chemin de Blicquy au-delà de la ferme Degauquier. 

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La Piedsente du Bas-Trieux près de la maison Pierre Jaivenois, aujourd'hui disparue qui reliait en raccourci la rue de l'église à la Djeffe via la Piedsente du Pont Goret. 

La rue des Bas Trieux et le plan Popp de 1850

  

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N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
507/507bis/508 Maison/Maison/Jardin Delcourt Laurent, les héritiers, Journaliers 
516/518/517 Maison/Jardin/Verger Renard Aimé-Joseph, Cultivateur
512/513/511 Maison/Jardin/Verger Lefebvre François, Cultivateur (céss du mayeur Sidore)
514/515a Pépinières Lefebvre François, Cultivateur
463c/463b Maison/Jardin Baugnies-Labie Désiré, ouvrier
461b/462/463a Maison/Jardin/Jardin Labie François, ouvrier
465/464/466 Maison/Jardin/Verger Coulon-Cauchies Hypolyte, cultivateur
460/459/458a Maison/Jardin/Verger Coulon Chrisostome, Rosalie et Henri, Cultivateurs
455a/454a Maison/Jardin Capelle Veuve Nicolas
453a/453b/452 Maison/Maison/Jardin Duquesne Augustin, Cultivateur
520b/519g/521d Maison/Terre/Jardin Miroir Auguste, Tisserand
520a bis/519c Maison/Jardin Waroux Pierre-Joseph, Domestique
522/523/524 Maison/Jardin/Verger Duprez-Devos Veuve et enfants, Leuze

(*) Waréchaix: Les waréchaix appartenaient de droit au seigneur qui percevait un cens de ceux qui en étaient les usagers. Peu à peu, par l'effet de l'évolution qui tendait à affaiblir la puissance seigneurale au profit des communautés, les waréchaix comme les pâturages devinrent de véritables propriétés collectives dont les communautés disposaient en maîtresses quasi-absolues. (Léo Verriest, Le régime seigneurial)   

Prochaine publication: La rue des Haud 'Oignons

08/02/2014

Rue Joseph Lizon (2nde partie)

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La rue du Pont Goret vers 1925

Quelques grafitis taillés dans les grés des anciens bâtiments de la "Ferme Bourdeau » nous rappelent que l'ancienne ferme date du 19ème siècle.....photo ci-dessous.

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Cette partie de la rue montante située sur la droite entre le sentier du Pont Goret et le début de la rue de l'église faisait partie dans l'ancien régime de la Seigneurie d'Hardempont, dépendant elle-même du Chapitre Saint-Pierre de Leuze, mais sous juridiction administrative de Ladeuze. Cette situation perdurera jusque la démarcation cadastrale de 1837, sorte de remembrement des communes. Avant 1837, Les villages n'étaient pas homogènes, ils étaient enclavés de lambeaux de territoire appartenant à diverses seigneuries laïques ou religieuses qui étaient foncières, justicières ou les deux à la fois. La Seigneurie d'Hardempont possédait 3 autres enclaves au sein du territoire de Huissignies: à la rue Augustin Melsens, à la rue de l'église et aussi à la Quemogne. La démarcation cadastrale de 1837 se solda donc par une augmentation de la population de Huissignies au détriment de celle de Ladeuze.

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Le cabaret de l'Hounenne se trouvait à la droite de la grange "1860". A la gauche de la grange: la maison Dupont. (Photo d'Ovide Canseliet 1980) 

Plus loin, nous sommes à l’emplacement de l’ancien cabaret de «L’Hounenne»(chenille en dialecte), lieu de loisir et de rencontre renommé qui avait d'ailleurs sa propre grande ducasse. La cour « Eschabinale » de la Seigneurie d’Hardempont y tenait également séance. Cet établissement était la propriété de Magloire André, cultivateur, mais aussi prestataire de services divers et en plus cabaretier. Les descendants de ce dernier nous ont légué le régistre qui servait de livre des comptes du cabaret et des services divers dont voici un extrait datant de 1730....

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Le moulin d’en Haut, au départ un atelier de charronnage, fut transformé au début du siècle en moulin à farine par la famille Bauwens, il était actionné par une machine à vapeur. Il fut la propriété successive des: de Vroede-Bambois, Vanlierde-Gabriels, Caron-Groothaerd, la dernière exploitation, en mode mineur, fut celle de Vanderauwera en 1971. Le moulin fut ensuite transformé en maison particulière.

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Au Preux (1ère maison sur la droite); le moulin d'en haut, seconde maison sur la droite (Photo d'Ovide Canseliet 1980)

Au Preux. 

Nos régions n'ont pas été épargnées par la lèpre! La Maladrerie et la rue de la Maladrerie, partie de la rue de l’église, sont cités de nombreuses fois dans les actes de 1497 et 1599. Une Maladrerie à l’usage des lépreux d’Hunchenies, occupait le terrain sur lequel se trouve l’ancienne ferme Pierre Anne Duquesne (au coin de la rue) . C’était le chapitre de Leuze qui l’avait fait bâtir sur les terres appartenant à sa Seigneurie. La dernière mention de la présence de lèpre chez nous, est relatée dans les comptes des pauvres en 1594 « don d’un manteau à Jehan de Bruffay, lépreux ». La lèpre était un fléau du moyen-âge et le malheureux malade à l'aspect physique repoussant était exclu socialement, mis à l'écart dans une ladrerie ou maladrerie malgré le faible degré de contagiosité de cette maladie. L’ancien enclos de la maladrerie ou hurée Pierre-Anne, fut détruit lors du pavage de la rue du pont Goret vers 1835.

 La rue du Pont Goret (2ème partie) et le plan Popp de 1850

Section B (Partie droite du Trieu vers la rue des Hauts d'Oignons)
  Au-delà de la piedsente du Pont Goret  
361/362/363 Maison/Jardin/Verger Bourdeau Vital, Cultivateur 
358/359/360 Maison/Jardin/Verger Magloire André, Cultivateur (Cabaret L'Hounenne)
356/357/355 Maison/Jardin/Verger Nopenaire maximilien, Tisserand
353/352/354 Maison/Jardin/Verger Duquesnes Pierre-Louis, Cultivateur

 

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Section C (Partie gauche du Trieu vers la Rue des Hauts d'Oignons)
  Au-delà de la rue Ludger Lapoulle  
507/507 bis/508 Maison/Jardin/Verger Delcourt Laurent, les héritiers, Journaliers
506/505 Maison/Jardin Duquesne François, Cultivateur Mainvault
503/504 Maison/Jardin Nairuez Hypolyte et Augustin, Cultivateurs
502a/501b Maison/Jardin Nairuez Eleuther, Ouvrier Trazegnies
499/500 Maison/Jardin Grard Léocadie Vve Cauchies Jean Baptiste, batelière, Arquennes
498b/495b Maison/Jardin Vandevelde Désiré, Domestique
498a/493c Maison/Jardin André François, Cultivateur
497a/496a/495bis Maison/Jardin/Verger Degauquier Eusèbe-Joseph, Cultivateur
493/494/491/492 Maison/Jardin/Verger/Verger Blervacq Joseph
490d/490c Maison/Jardin Duquesne Pierre-Jpseph et fils, Cabaretiers

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Les maisons dites du "Marquis" aujourd'hui emplacement de la propriété Groyne-Sculier.(Photo de Ovide Canseliet 1980). Le même endroit aujourd'hui, ci-dessous.

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En haut de la rue, La maison Dupont, maison bourgeoise bâtie à la fin du 19ème était propriété d'Edmond Dupont, candidat notaire et clerc de notaire de Maître Dulieu à Beloeil. 

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 Les demoiselles Emma et Isa Dupont et leur mère devant leur demeure vers 1932 (Photo d'auteur inconnu)

 

01/02/2014

La rue Joseph Lizon ou rue du Pont Goret (1)

Reprenons notre promenade dans le village pour un deuxième circuit, à partir du Trieu, mais cette fois, vers le nord par la rue Joseph Lizon, les Hauts d'Oignons vers la Dieffe, le Moulin à vent et la Marcotte par la rue de l’église. 

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La Rue du Pont Goret vers 1902 (Edition Equeter-Lorphèvre) 

La rue Joseph Lizon, anciennement Rue du Pont Goret

Cette rue devait son nom au pont qui recouvre le Fossé Piquet à sa sortie des Bas-Trieux, au niveau du magasin Marilou.

On retrouve ce nom de Pont-Goret avec plusieurs orthographes à partir de 1480....

Aux archives de la ville d’Ath: Acte de 1550 : le « Pont Ghorelz » et de 1561: « Pont Ghoret ».

Goret est le nom d’une très ancienne famille locale dont l’habitation se trouvait à cet endroit; cette famille ayant même donné un mayeur (1479 : Melcior Ghoret, mayeur) et en 1662, "Maximilien Ghoret, brasseur à la rue des Culotz ». On trouve encore vers 1694 : Arnould Goré, Martine Goret, Toussaint Gorêt, Julien Ghoré, Marie Goret.

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 En 1945, la rue changea de dénomination, elle devint rue Joseph Lizon, en souvenir de ce citoyen de Huissignies décédé pendant sa captivité en Allemagne durant la seconde guerre mondiale.

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Au début de cette rue on trouvait le cabaret du Trieu, qu’on  appelait « L’hôtesse ». En 1798, les tenanciers étaient Isidore Bastien, charron, natif de Gages et sa femme Nathalie Gosselin; leur fils Christian devint curé d’Hastières- Lavaux, il se retira à Huissignies en 1878 pour y mourir en 1883.

Diverses quittances nous prouvent que le cabaret servait en même temps de corps de garde, de chambre commune en l’absence de « Maison Communale » et de salle de fêtes.

En 1814:"Sur quittance du sieur Bastien, payé 30 frs pour loyer et entretien de la maison commune". De 1831 à 1834... payé 30 frs chaque année à Nathalie Gosselin, veuve Bastien,... entendu que la commune ne possède pas de maison commune autre qu'une chambre louée à cette fin. 

Le lundi 13 août 1828, à onze heures du matin, à la requête du sieur Nicaise, Maître Roucloux, notaire à la résidence de Chièvres, procèdera à la vente aux enchères publiques de la raspe croissante sur 5 bonniers environ, au bois de la Rosière dit menu bois, coupe ordinaire de 1829,divisé en 20 lots.

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Le café du trieu nommé à l'époque "Café des concerts" à l'occasion de la     représentation de l'opérette "Les Saltimbanques" en 1941.                                   (Collection familiale Alain Fagnot)

Plus tard, la salle des fêtes connaîtra une intense activité théâtrale et musicale avant d’être transformée en maison particulière il y a plus de 20 ans…nous y reviendrons dans une rubrique dédiée aux « Cabarets et salles des fêtes ».

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Le cabaret Schiettecatte, dernier tenancier de cet ancestral débit de boissons et salle des fêtes (Photo d'Ovide Canseliet vers 1980)

La ferme Delestray était une propriété des Ducs d’Arenberg (Plan Popp de 1850),vendue vers 1870 à la famille Delestray-Bastien, et qui fut reconstruite à l’identique en 1875; une poutre réutilisée porte la date de 1760. En 1898, une fabrique de chicorée, actionnée par une machine à vapeur y fut installée. 

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La cour de la Ferme Delestray (Photo de Ovide Canseliet 1980)

 

 Le Plan Popp et la 1ère partie de la rue du Pont Goret

 

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N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
Section B (Partie droite du Trieu vers la rue des Hauts d'Oignons)  
411/410 Maison/Jardin Bastien Modeste Charon (Anc café Schiettecatte)
408 bis /409 Maison/Jardin Duc d'Arenberg (Ferme Delestray)
408a/406a Maison/Verger Degauquier Edouard Joseph, Cultivateur
408b/407a Maison/Terre Trémont Zéphirin et Mixe Joséphine, Ouvriers
395/396/394bis/390 Maison/Verger/Pré/Terre Jonniaux Pierre-Fr.,Marchand de bois (Ferme V. Dath)
403a/4004a/402a/405b/405a Maison/Maison/Jardin/Verger/Jardin Coulon Pierre et Ferdinand, Sabotiers
400c/400d/401a Maison/Jardin/jardin André Louis, Cultivateur
399/398b/397a Maison/Jardin/Verger Dupont Jacques Joseph, Journalier

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Une autre photo de la rue du Pont Goret en 1925 (le petit garçon est Florian Houx)

Section C (Partie gauche du Trieu vers la Rue des Hauts d'Oignons)  
532a/533/531 Maison/Jardin/Verger Degouys Jean Baptiste, Cultivateur
530c/530d/530a Maison/Jardin/Verger Meurant François dit Tanta, Briquetier
528/529/530c/526a Maison/Jardin/Verger Coulon François-Jos. Cult.(Maison Lucien Bernard)
527b/527c/527a Maison/Maison/Pré Meurant François dit Tanta, Briquetier

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La Piedsente du Pont Goret

Dans le bas de la rue, nous sommes sur le fossé Piquet, il a été couvert et coule maintenant dans un aqueduc sous la rue. De cet endroit part la "Piedsente du Pont Goret" ainsi appelée dans le plan Popp; elle joint la rue Joseph Lizon à la rue Marcel Bernard.

En 1834, le secrétaire Abraham Paul paye à Cyrille Legrand et à Jean-Baptiste Battard, tous deux maçons, la somme de 170frs75 pour la reconstruction du pont Goret sur le ruisseau.

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 La Piedsente du Pont Goret vers la Rue Marcel Bernard