http://huissigniesretro.skynetblogs.be

27/11/2013

Circuit 1 / La Rue du Pluvinage et le plan Popp de 1850

 

Rue du pluvinage début années 1900.jpg

La rue du Pluvinage début des années 1900 (Auteur inconnu)  

P1000823 ter - Copie.jpg

La rue du Pluvinage aussi nommée "Grand chemin de Basècles à Ath" sur le plan Popp

 (Pour agrandir l'extrait du plan Popp ci-dessus, sauvez le dans "Vos images" et puis zoomez)

Section B   A gauche de la rue direction Canteleux
202 /199 Maison /Jardin Massy Fidèle Tisserand et Brassart François Cultivateur 
201 / 200a Maison /Jardin Baugnies Jean Baptiste Ouvrier
197a / 198a Maison /Jardin Labie - Baugnies François Ouvrier
196a / 194b Maison /Jardin Labie Pierre Joseph Ouvrier
195b bis / 195b Maison /Jardin Labie Joseph, le jeune, Ouvrier
195a bis / 195a Maison /Jardin Labie Jules dit Blond Ouvrier
192c / 192b Maison /Jardin Noirez François Tisserand
191a /  190 Pré / terre Gosselin Marie-Claire Religieuse à Leuze
189a / 190a Maison /Jardin Delavallée Narcisse Bourrelier
186a/187/188a Maison /Jardin/Verger Soudan Floribane Vve dath François Magloire Cultivateur
185/177/178 Maison /Jardin/Terre Trufin Joséphine ép Degauquier Désiré Cultivateur
184/179/176 Maison /Jardin/Terre Trufin Henriette, ép Dupont François Clerc de notaire
182a/180a/175 Maison /Jardin/Terre Paul François Abraham Secrétaire communal 
173/174 Terre/Terre  
169/172 jardin/Bien Rural Martin Joséphine fille de Clément
171/170/168 Maison /Jardin/Terre Picron Pierre Jos Cultivateur
163a/164a Maison/Verger Barbieux Désiré Sabotier Villers-Notre-Dame
156a/161a/160a Maison/Jardin/Verger Barbieux Adolphe et consorts héritiers Sabotier
157a/158c Verger/Verger Cambier Désiré Cultivateur
155/154/153 Maison/Jardin/Verger Cambier Désiré Cultivateur
150b/151/152a Maison/Jardin/Verger Legrand Aurélie Veuve Carlier Joachim Cultivateur
150c Bien Rural  
149/148/147 Maison/Jardin/Verger Cauvain Charron
134/135/136 Maison/Jardin/Verger Fontaine-Degauquier Jean Baptiste Cultivateur
Section C   A droite de la rue direction Canteleux
580a/579a/578 Maison/Jardin/Jardin Boulvin Eloi Maréchal Ferrant
580b Forge  
585 Verger Fontaine Séverin Cultivateur Lieu-Dit "Préau"
589/586/588 Maison/Jardin/Verger Dath Catherine épouse Fontaine François
590/591/592 Maison/Jardin/Verger Bersez François Joseph, Romaine et Auguste Cultivateurs
595/594/593 Maison/Jardin/Verger Aupaix Désiré Cultivateur
596 bis/597 Maison/Jardin Dupriez Joséphine Adolphine et consorts Journaliers
604a/602 Maison/Jardin Renard Badilon Cultivateur
605a/605b/606b Maison/Maison/Jardin Dubois Jean Baptiste et consors Journaliers
607abis/606a/607d Maison/Jardin/Jardin Dubois Joséphine Servante Paris
609a/609b/610 Maison/Maison/Jardin Massy Badilon et autres, Journaliers
612/614/611 Maison/Jardin/Verger Dufrasne Augustin Cultivateur
613/615 Verger/Terre  
617/616/621b Maison/Jardin/Verger Delatour Hypollite Cultivateur
618 Bien Rural  
619/620/621 Maison/Jardin/Verger Quitton Nicole épouse Cousin J. Baptiste Cultivateur
625 Terre Defacqz Julie Palmyre Rentière La Buissière
625 Terre Duquesne Louis et consors Boucher Ladeuze
214c/216a Maison/Jardin Fontaine Vincent Cultivateur
214b/213a Maison/Jardin Fontaine Louis Joseph Cultivateur
209/208/207 Maison/Jardin/Terre Ferme du Risqu'à tout.Carlier Jean Bapt. Cultivateur à Chièvres
   

 

La Cense du manou et la rue du Pluvinage.JPG

La cense dite du "Manou".

Entre le "Risqu'à tout" et cet endroit, on avait instauré après les premiers pavages de rue vers 1840, une barrière d'octroi, sorte de péage à charge des transporteurs. Une adjudication annuelle remettait en question l'emplacement du bureau d'octroi.

numérisation0032.jpg

La rue du Pluvinage dans les années 1910 (avant l'installation du réseau électrique)....Remarquez les petits tas de fumier au bord du chemin. (Auteur inconnu)

22/11/2013

Circuit 1 / La rue du Pluvinage et le "Risqu'à tout"

  

numérisation0009.jpg

La rue du Pluvinage vers 1925; au coin, le "Café Moderne" (auteur inconnu)

Appelée en dialecte: la rue des viaux.

Un acte de 1475 signale déjà la rue du « Puvinage », en 1545, on trouve « gisant au dit Huncegnies en la rue du Pluvinage, tenant à "Jacquemart Le Veau ». Pluvignaige (1556), Pluvinage en 1807.

Puvinage comme pevanage: ce terme désigne un pigeonnier, il dérive du mot wallon pivion, pouvion (Dictionnaire étymologique par A. Carnoy). 

Nous devons aussi considérer qu'avant le 18ème siècle, la forêt recouvrait une grande partie de notre territoire et que sa lisière était proche et parallèle à cette rue et de ce fait un grand nombre de pigeons sauvages envahissait nos premiers champs de culture en ce lieu.

il peut s'agir aussi du pluvier, oiseau migrateur dont le passage aurait influencer le nom de ce lieu.

Mais d'où vient le nom de « rue des Viaux » ? Le nom de Leveau subsistera jusqu’en 1810, il est donc vraisemblable que l’appellation populaire « rue des Veaux » y trouve son origine, d’autant plus que l’une des familles a compté jusqu’à 9 enfants. 

 D’un parcours rectiligne depuis le Trieu, la rue du Pluvinage s’élargit et oblique vers la gauche au coin de la ferme Ed. Laurent, face à l’ancien lieu-dit « Montagne »…. L’élargissement et la courbe sont dus à la présence d’un waréchaix planté qui était drainé par un fossé qui traversait la Couturelle. Ce fossé servait au rouissage du lin.

P1000415(1).JPG

 

« Au « Risqu’à tout » 

Eul Risqu'à tout.JPG

La ferme du "Risqu'à tout" de la famille Labie

Cette dénomination était souvent le nom d’un cabaret isolé, ici c’était bien le cas, ce qui donne à penser qu’il était dangereux de s’engager au-delà à cause d’un bois ou d’un chemin creux dangereux. Au delà du "Risqu'à tout", on s'engageait dans la forêt de Huissignies et on se risquait à tout, notamment au danger que représentaient les loups affamés. 

numérisation0029.jpg

                                        Photo insolite d'auteur inconnu vers 1933.

 Marcel Labie figure sur cette photo tirée à la ferme du Risqu'à tout. Remarquez le pâturage libre du bétail...le moindre carré d'herbes était exploité à cette époque.

14/11/2013

Circuit 1 / La rue des Huées

 

P1000376(1).JPG

 

La rue des Huées 

C’est la rue en ceinture du Trieu, qui fût aussi appelée « Carrière Basile » car elle donnait accès à la ferme Basile Delhaye, située sur le jardin de l’école.

On pourrait comprendre Huées d’abord dans le sens de « Wès », un passage à gué dans un terrain sujet à inondations ou aussi dans le sens de « haie », ce qui donnerait à penser que le Trieu était clos par une haie.

Petite anecdote, à cet endroit se situait le cabaret « Didie », c’est ainsi que la dimanche 22 juillet 1900, (une semaine après la ducasse de l’Brézette ), les sieurs Joseph Bonte et Victor Cousin dit Oscar Didie, informaient le public qu’ils feront la ducasse « d’el Wait », assurant qu’on trouverait chez eux, de la bonne tarte et des jeux divers.

La piedsente Didie qui part du gîte et qui rejoint la rue Maifrette doit son nom au 20ème siècle au cabaret qui se trouvait au coin de la rue et de la piedsente. En 1850, sur le plan Popp, cette piedsente se nomme "Piedsente d'Olivier" du nom d'un autre riverain à cette piedsente. 

Rue des Huées.JPG

 La rue des Huées sur le plan Popp de 1850 

P1000527(1).JPG

  • 242 (maison), 243 (jardin), 244a (verger) appartiennent à Cauvin Isidore, cultivateur.

       La photo ci-dessous,c'est l'endroit du lieu-dit "Paradis Viairain" qui sera associé à une légende prétendant qu'un trésor y était enterré..on parlera tantôt de "viau d'or" et tantôt de "viau d'airain". Cette légende hantait nos ancêtres qui profondément naïfs feront des fouilles pour retrouver ce trésor...sans succès bien sûr!

On peut encore apercevoir la base en béton de la perche verticale du tir à l'arc de la société Saint-martin.

  (L'airain est un terme vieilli pour désigner un alliage de cuivreOn retrouve l’airain dans la mythologie grecque et dans les pays nordiques. Le terme est aussi utilisé dans la Bible et dans le registre poétique).

 Paradis Viairain.JPG

                                                       Endroit dit du "Paradis Viairain"

numérisation0097.jpg

Felix et Richard LORPHEVRE lors d’un tir à l’arc au "Paradis Viairin". (Collection Alain Fagnot)

  • 212 (jardon), 213 (maison) 211a (verger) appartiennent jusqu'en 1850 à Gosselin Domitien, bourgmestre et brasseur; appartiendront ensuite à sa fille Gosselin Marie-Claire, religieuse de St François de Sales et ensuite Soeur Supérieure Générale de la congrégation. (C'est le gîte du Ruiclot aujourd'hui)
  • 207 (maison), 208a (maison), 208b (maison), 209a (maison), 210 (jardin) appartiennent à la commune.
  • 206 (maison), 204a (jardin), 203a (maison) appartiennent à Duquesne Désiré, journalier.
  • 199 (jardin), 202 (maison) appartiennent à Massy Fidèle tisserand et à Brassart François cultivateur.
  • 215 (maison), 216 (jardin) appartiennent à Brassart veuve Napoléon, boulanger à St Josse-ten-Noode.
  • 217c (Bien rural), 217d (jardin), 218a (maison) appartiennent à Broquet Ferdinand cultivateur.
  • 218a (maison), 217c (jardin) appartiennent à Cousin François ouvrier.
  • 218a bis (maison), 217b (jardin) appartiennent à Bracquegnies Adolphe, maçon....un nom toujours d'actualité à la rue des Huées!!


Le gîte du Ruiclot
P1000151(1).JPG

Propriété appartenant aujourd'hui à une personne descendante de la famille Delestray, cette ancienne ferme appartenait à la famille Augustin Gosselin (1735-1798)- Marie Claire Delestray (1750-1816) à la fin du 18ème siècle. (cadastrée 213 sur le plan Popp)

Ils eurent 7 enfants: Stanislas (mon ancêtre) qui épousa Catherine Ghiste originaire de Gondregnies, soeur du curé de Huissignies, Domitien qui fut brasseur et bourgmestre de 1814 à 1849 qui épousa en 1ère noce Catherine Stampe, Marie-Thérèse Stampe en seconde noce et Rosalie Manfroy de Stambruges en 3ème noce, François qui épousa Catherine Marquebreucq de Deux-Acren, Athanase qui épousa Marie-Claire Fontaine de Huissignies, Romaine qui épousa François Duquesne de Huissignies, Nathalie qui épousa Isidore Joseph Bastien de Huissignies, Marie-Agathe qui épousa François Joseph Capelle de Huissignies, Sophie qui épousa Mathieu Saudoyez de Ville Pommeroeul et Monique qui épousa Augustin Trufin de Huissignies.

07/11/2013

Circuit 1 de balade au travers du village / Avant-propos et le Trieu

Avant-Propos

Définition du lieu-dit : Partie d'une commune désignée d'après une particularité topographique ou historique.

Plus concrètement dans notre paysage rural, il s’agira du nom particulier d’une couture, d’un champ ou d’un chemin qui permet de repérer l’endroit dans les conversations, dans les premiers actes écrits et plus tard dans les actes notariés. Ils peuvent aussi être repris sur les cartes.

Le relief, la nature, une situation particulière, un personnage peuvent être à l’origine de ces dénominations.

L’étude linguistique ou historique de ces noms de lieux s’appelle toponymie.


Ce travail s'inspire de recherches effectuées principalement par Michel Baugnies.

Nous reprenons le canevas de présentation des lieux-dit tel qu'il fut utilisé dans le montage audiovisuel qui avait été réalisé en 1986 par "l'Association de la sauvegarde du patrimoine de Huissignies"....à savoir nous balader au travers le village en utilisant 4 circuits différents..... 

Le premier circuit nous conduira du Trieu par la rue des Huées et du Pluvinage vers Canteleux, la ferme des Quéwettes, les Monts Brunehault, la Grande Carrière, les Culots pour revenir au Trieu.

Le Trieu

Trieu Huissignies.jpg

Le trieu dans les années 30 (Auteur inconnu)

Actuellement place communale de l’école, le trieu était anciennement la partie marécageuse entre la rue des Huées et la rue du Pluvinage, mais il n’y a pas qu’à Huissignies qu’il y a une place du Trieu, d’où vient cette appellation? C’était une terre en friche, généralement plantée d’arbres, communément appelée dans notre patois « à t’chié » sur laquelle, chacun avait le droit de laisser paître son bétail.

Signalons que les tilleuls actuels ont été plantés en 1873 pour la somme de 133 francs et 10 centimes.

A l’angle formé par la rue du Pluvinage et la rue Augustin Melsens (anciennement rue du Monceau) était érigé le pilori de la « Terre et Seigneurie de Huissignies »

Qu’est-ce qu’un pilori ?  Celui-ci consistait en une colonne de pierre bleue sur socle avec un carcan et des chaînes, c’était donc un instrument de torture; suivant les délits, on y attachait les condamnés que l’on exposait au public, à la honte et aux reproches des passants, c’était un élément de justice féodale. 

Qu’est devenu ce pilori ? Il aurait été démantelé en 1794, à la période française, au moment où on voulait effacer toute trace de l’ancien régime. Il semblerait qu’une partie du fût ait été utilisée pour remplacer un pilier défaillant au travail de la forge du "Marichaux" (Emile Houx, dernier forgeron du village, décédé dans les années 70).  

numérisation0379.jpg

Le trieu début des années 40 (Auteur inconnu)

Le Trieu et la plan Popp de 1850(*)

P1000644.JPG

 Cadastralement en 1850, la zone du Trieu, bien communal, englobait la zone carrée au centre de l'image ci-dessus considérée jusqu'alors comme un waréchaix qui va laisser place petit à petit à une zone d'habitat.

Bon nombre d' habitations construites en cet endroit l'étaient sur terrain communal et étaient assorties d'un bail de 45 ans .

Voyons la composition de la matrice cadastrale de l'époque:

  • 225 est une zone inculte qui sert de place publique et aussi au "jeu de balle" qui aurait pris naissance en 1805.
  • Les premières écoles récentes étaient bâties sur les parcelles 221 a et 221 bis.
  • 224, la ferme de Basile Delhaye, cultivateur avec le jardin: 222a et une terre en 214. 
  • 219a (jardin) , 220a et 220b (maisons) appartenaient à Domitien Capelle,tisserand
  • 222b (jardin) et 223 (Grange)  appartenaient à Dath Désirée, épouse Avez Georges rentier. 
  • 226a (maison) et 227a (jardin) appartiennent à Fournier Jean Baptiste,ouvrier.
  • 228c (maison), 229a (Atelier) et 228b (jardin) appartiennent à Vilette Albert,maréchal-ferrant....un nom toujours familier au trieu!
  • 230a (maison) appartient à Laurent François,négociant.
  • 234a (maison) et 235a (jardin) appartiennent à Sauvage Jean-Baptiste,journalier.
  • 236b (maison) et 236a (jardin) appartiennent à Fontaine Jean-Baptiste,cultivateur.
  • 239b (maison) et 239a (jardin) appartiennent à Gosselin Marie-Joseph,servante.
  • 241a (bâtiment rural) et 240a (jardin) appartiennent à Becq Pierre Joseph,journalier.
  • 240b (maison) appartient à Becq Joseph. 
  • 535 (maison), 534 (verger), 536 (jardin) et 537 (pré) appartiennent à Jaivenois Xavier cultivateur....cette propriété appartient toujours à la famille Jaivenois.
  • 414 (maison) et 413 (jardin) appartiennent à Brassart Christiane,cabaretière.
  • 415 (maison) et 416 (jardin) appartiennent à Dath désirée épouse Avez Charles,rentier.
  • 418a (maison) et 417b (jardin) appartiennent à Renard Veuve François, tisserand.
  • 419 (pré) et 422 (terre) appartiennent à Smits Julien, médecin à Bruxelles.

    (*) Les plans Popp, sont d'anciennes lithographies, réalisées par Monsieur Popp entre 1842 et 1879, pour les communes des provinces du Hainaut et de Liège.
    Chaque plan Popp reprend l'ensemble de la commune à l'échelle 1/5000 - avec des développements pour le centre ou les hameaux éventuels à l'échelle 1/2500, faisant mention des chemins, sentiers, cours d'eau, etc. 
    Ils reprennent aussi bien sûr les emplacements des châteaux, moulins ou autres curiosités et, naturellement, toutes les parcelles bâties ou non avec leurs limites précises.. 

    Trieu Début années 1900.jpg