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29/07/2016

In Memoriam Marc De Braekeleer (1950-2016)

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Fils de Roger et Irène Picron, Marc naquit en mars 1950 à Huissignies au 30 rue du Pluvinage.

Après ses études primaires à l'école du village, il effectuera ses humanités à l'athénée royale d'Ath.

Il poursuivra ensuite des études de médecine à l'Université Libre de Bruxelles d'où il sortira en 1975 avec le titre de "Docteur en médecine générale".

Il s'installera de 1975 à 1985 comme médecin généraliste à Huissignies, à la rue Maifrette où il avait construit une villa.

Rattrapé par le virus de la recherche, il entamera ensuite un parcours de globe-trotter scientifique qui le mènera d'abord au Canada où il participa à des recherches sur la mucovicidose, et ensuite à la faculté de médecine de Bordeaux et enfin à l'Université de Brest en Bretagne.

Dans cette université, il sera responsable du laboratoire de cyto-génétique et biologie de la reproduction et sera pendant quelques années Doyen de la faculté de médecine.

Il était le père de deux enfants: Etienne et Marianne.

Nous avons appris son décès inopiné la semaine passée; voici le communiqué de l'université de Brest.....

Brest

L'Université de Bretagne Occidentale, l'UFR Médecine et Sciences de la Santé et le Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Brest, s'associent à la peine de la famille et des proches de Monsieur Marc DE BRAEKELEER Professeur des Universités Practicien hospitalier Doyen honoraire de la Faculté de Médecine Responsable du laboratoire cytogénétique et biologie de la reproduction au CHRU de Brest. suite à son décès survenu brutalement.

Un dernier hommage lui sera rendu lundi 25 juillet, à 16 h 30, au Centre funéraire du Vern à Brest. Dans le respect des souhaits de sa famille, des dons sont à privilégier, au profit de l'action de l'association soutenue par le Professeur Marc De Braekeleer.

 

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Photo d'école de Huissignies. Marc se trouve au 2ème rang; le 2ème à partir de la droite.

02/07/2016

Husseignies sous la période française (1794-1814)(3): Recensements et réquisitions.

Généralité

De tout temps, nos ancêtres payèrent un lourd tribut aux occupations militaires....l'occupant français ne fut pas en reste! 

Les réquisitions faisaient partie de ces lourds fardeaux à supporter, elle portaient tant sur les denrées alimen­taires que sur les hommes, les chevaux attelés à des chariots, des bestiaux soit vivants ou abattus pour avoir de la viande fraîche pour le ravitaillement des troupes, mais aussi du pain et des céréales pour les chevaux des troupes: froment, avoine, seigle, paille. Les fermiers étaient en plus corvéables de missions de transport diverses suivant les charrois et animaux de trait qu'ils possédaient.

 Les réquisitions diverses

  • Les premières troupes françaises entrées en ville d’Ath pour en prendre possession au nom de la république française, l’assemblée des magistrats et conseils de la ville d’Ath s’est réunie le 7 juillet 1794.

15000 rations de pain, 8000 livres de viande et 7000 pots de bière sont à fournir  le lendemain matin à Meslin-L’Evêque où se trouve campé un corps d’armée.

D’autres réquisitions sont déjà mentionnées à l’assemblée du 11 juillet : fer, plomb, cuir, drap.

  • Bétail, chevaux et chariots

En séance du 18 nivose de l’an II (1794), les maires et municipaux de Husseignies disent qu’ils n’ont trouvé dans leur commune que 7 vaches, 2 bœufs et 12 moutons propres à livrer aux réquisitions et qu’ils ne sauroient fournir les 12 vaches, 5 bœufs que l’on demande à la dite commune et prient le Directoire d’être déchargés des 5 restants.

Le 17 septembre 1794: les autorités communales déclarent 52 chevaux et 13 chariots. Signé Joseph Coulon, PA Dath, FJ Meurant, P Staumont et Luc Fontaine.

En séance du 3 floral an III (1795), les maires et municipaux d’Husseignies demandent exemption de fournir bœufs et vaches disant qu’elles servent toutes à la consommation des habitants.

Au 15 prairial de l'an III, les autorités communales déclarent qu'il existe à Husseignes: 10 chariots, 18 chevaux de plus de 3 ans et 15 juments pleines.

En séance du 19 nivose de l'an III, Cyril Legrand, François Dufrasne et PF Hennebicq demandent être exempts de pourvoir une quotité pour la réquisition en vaches frappée sur leur commune. Les pétitionnaires n'étant que des ménagers détenant 2 vaches au plus chacun.

 

  • Journal 697 du 19 décembre 1813 :

Vu la dépêche de son Excellence le ministre directeur de l’administration de la guerre . Ce dernier vient d’ordonner la levée par réquisition de 15000 chevaux de cavalerie dans laquelle le département de Jemappes est compris pour savoir :

Chevaux de cuirassiers 120

Chevaux de dragons 80

Chevaux de cavalerie légère 80.

Les chevaux devront au moins avoir 60 mois et pas plus de 9 ans.

Leur taille mesurée sous potence devra être au moins :

Pour les cuirassiers de 1m549cm à 1m597cm.

Pour les dragons : de 1m502 à 1m543cm

Pour la cavalerie légère : de 1m434 à 1m439cm.

Tous les chevaux seront hongres, on pourra toutefois admettre 1/3 de juments garanties non pleines.

Le recensement de 1813 relève l’existence de 82 chevaux à Husseignies.

  • Céréales

En séance du 6 germinal de l’an II, la municipalité de Husseignies prévient le Directoire qu’il leur est impossible de fournir les 4 sacs de grain qu’ils sont invités à livrer à cause que les habitants de la dite commune seront bientôt obligés à aller en chercher ailleurs.

En séance du 9 vendimiaire de l’an II, les fermiers de Husseignies déclarent ne pas avoir assez de grain pour la subsistance des habitants de leur commune et exposent l’impossibilité où ils se trouvent de fournir du grain au marché d’Ath et demandent d’être exempts de cette livrance.

En séance du 23 vendimiaire: Les citoyens Isidore Lefebvre et Théodore Massart, ce dernier pour sa mère, disent qu'ils sont requis de fournir une quotité d'avoine chacun, mais ils observent qu'ils n'en ont pas assez pour la subsistance de leurs chevaux tandis qu'il serait aisé aux municipaux de la faire parvenir à la réquisition par les ménagers de la dite commune qui n'ont pas de bétail. Ils demandent que le Directoire leur en donne l'ordre. Signé Isidore Lefebvre. 

...Réponse du Directoire: Les pétitionnaires pourront s'adresser à leur municipalité laquelle est invitée d'avoir tel égard que de justice, observent qu'on doit prendre l'avoine que des particuliers ont à vendre, avant de requérir celle nécessaire à la subsistance des chevaux de la commune.

Le 3ème pluviose de l'an III: Nous, officiers municipaux de la dite commune d'Husseignies, sommes transportés au domicile de Joseph Coulon, habitant la commune, tenant genièvre où nous avons fait le recensement des grains préparés pour la distillation de la dite genièvrerie, nous y avons trouvé le nombre de 80 sacs de grains préparés à cette distillation et nous lui avons donné le temps de 40 jours pour la consommation de l'entièreté du grain germé pour la dite distillation de genièvre. Fait le présent procès verbal pour valoir ce que de raison. Signé Fr Meurant, FRJ Picron, P Staumont, PA Dath et Luc Fontaine maire. 

Les brasseurs de genièvre de la région d'Ath, dont Joseph Coulon, demanderont de pouvoir continuer leur genièvre jusquà consommation de ces denrées qu'ils ont préparées à ce seul usage. 

Sources: "Archives de la ville d'Ath".