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12/12/2015

La guerre 14-18 (12) / L'année 1915 chez nous

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Après une année 1914 tragique, les premiers jours 1915 se passent dans le calme; la vie économique reprend de jour en jour.

De temps en temps, un petit incident vient troubler cet état de choses.

Le 10 janvier. Un chef allemand accompagné de quelques subalternes descend à la maison communale où les attendent les jeunes gens des classes 1914, 1915 et 1916. Ordre est donné de signer un engagement de ne pas faire pacte avec les alliés en cas de recul allemand. Chacun s’exécute puisqu’il le faut. L’ennuyeux est qu’il faudra se présenter à Chièvres tous les 15 jours, pour le contrôle.

Le 19 janvier: Réquisition des noyers (gautiers en wallon) . Ceux-ci sont condamnés. Qu’en feront l’ennemi ? Certains prétendent des crosses de fusil. Quoiqu’il en soit, la bêche et la hache commencent l’œuvre de destruction. Déjà un bon nombre d’arbres sont étendus sur le sol, quand arrive l’ordre d’arrêter.

Dès les premiers contacts avec la population, l'armée allemande réquisitionne tous les vivres possibles. Avoine pour les chevaux, viande ou bière, les soldats font main-basse sur tout ce qu'ile peuvent trouver. Les communes doivent fournir d'inombrables denrées pour les forces allemandes.

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Les prisonniers : Les familles reçoivent rarement de leurs nouvelles, leur situation est lamentable. Se forment des comités de secours à l’initiative de quelques jeunes qui s’en vont frapper aux portes et touchent les cœurs de nos villageois. Ils reçoivent partout un généreux accueil. Ils enverront tous les 15 jours un colis de 6 Kgs de vivres. Un comité central qui a son siège à Mons, rue Lamir centralisera la confection et l’envoi des collis. Les prisonniers recevront ainsi régulièrement un supplément bien nécessaire sur la ration ordinaire, ce qui leur procure en même temps la consolation de savoir que dans la petite Patrie, il en est qui partagent leurs peines. Ces envois se feront de façon ininterrompue jusqu’en janvier 1917, date à laquelle l’autorité allemande interdit tout rapport avec les prisonniers.

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Les semaines, les mois s’écoulent sans évènement notable.

 

Sources: Histoire de Ladeuze de l'Abbé Demeuldre / Beloeil à l'heure allemande 1914-1918 (Expo et document n°4 ASPB.

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