http://huissigniesretro.skynetblogs.be

28/03/2015

Les origines de Huissignies

 

CH Hunch (Copier).jpg

Carte Ferraris 1770-1780

Toponymie, étymologie

On trouve dans les documents les noms suivants :

Hucignies (1146), Huchignies (1160), Hunchegnies (1177), Huncheniae (1183), Hussegnies, Hunsegnies et Hunchignies (1186), Huncenniae (1196), Hunceniae (1197), Hucegnies (1199), Hucheniae (1204), Huchennigez (1219), Hunchenies (1253), Hucignies (1260).

Le coffre scabinal d’Huissignies signale les variantes :

·        Au XIVème siècle : Hunchignies

·        Au XVème siècle : Huncignies, Huncegnies, Hunchegnies

·        Au XVIème siècle : Hunsegnies, Hunchegnies, Hunssignies, Huisseignies, Heussegnies.

·        Au XVIIème siècle : Hunschegnies, Hucignies, Heusseignies, Hussignies, Hunssignies, Husseignies, Housseignies.

·        Au XVIIIème siècle : Hunsignies (Ferraris), Huissegnies, Husseignies.

A partir de 1820, on lit Huissignies alors que l’orthographe communale maintient Husseignies.

Pendant longtemps jusqu’à la 2ème guerre mondiale, on a écrit indifféremment Husseignies et Huissignies, pour choisir définitivement ce dernier nom pour probablement éviter toute confusion administrative, postale avec le village de Russeignies près du Mont de l’Enclus.

Le nom picard « Hunchegnies » rejoint le nom d’origine, ses habitants des « Hochniots », en français « Husseigniens » ou "Huissigniens".

La désinence gnies ou egnies, ignies, signifie demeure, habitations. Le préfixe Hun probablement emprunté à la Hunelle…d’où village sur la Hunelle…c’est une supposition ! 

Depuis les origines….

·        Les premiers vestiges de l’homme retrouvés à Huissignies datent de l’âge de la pierre polie dite période néolithique (+-6000 ans). A cette époque, notre région était couverte d’une immense forêt parsemée de clairières habitées par des groupes humains gaulois ou celtes qui se plaçaient aux points culminants et sur leurs versants sud mieux abrités : Mervaux, Monts Brunehaut, Dieffe, Bois de la Rosière…Voir rubrique « de Canteleux aux Mervaux ».

·        Pendant la période gallo-romaine, ces mêmes sites sont de nouveau occupés mais on assiste à la naissance d’exploitations agricoles ce qui provoque les premiers défrichements de la forêt. Un diverticulum  de la chaussée romaine passant par Ellignies-Sainte-Anne se crée et donnera accès aux villas romaines des Quéwettes, des Mervaux, des Monts Brunehaut, des Vaux et de Tiripré. Un autre diverticulum, le chemin de la Dieffe, qui rejoignait Mons à la chaussée romaine à Blicquy. Au sommet de la Dieffe, des archéologues y trouveront du mésolithique, néolithique et des vestiges d’habitats gallo-romains.

·        Entre le IV ème et le XI ème siècle, aucun élément matériel ou écrit ne permet de retracer la vie à Huissignies mais on suppose que les populations ont quitté progressivement les hauteurs pour aménager dans le relief moyen du village pour y créer un début d’agglomération.

·        On évoque dans l’histoire de Ladeuze qu’au 9ème siècle, des moines bénédictins , venus des bords de la Sambre auraient colonisés la région accompagnés de serfs. Mais les invasions normandes détruisirent l’œuvre des moines laboureurs en Hainaut.

Peu avant l'an 1000, les gens de chez nous prennent l'habitude de vivre groupés en villages. Les maisons isolées ici et là dans la campagne se font plus rares.

 Tous les villages présentent un plan assez semblable. Ils comportent habituellement quelques dizaines d’habitations disposées sans ordre précis autour d'une église et de son cimetière. Des jardins, des vergers et des pâtures s'intercalent entre les maisons. Les terres cultivées entourent la zone habitée. L'horizon est fermé par des bosquets ou des bois. Des chemins partent du centre du village vers l’extérieur. Ils donnent accès aux champs et conduisent vers les villages voisins. Entre les maisons, des sentiers facilitent le passage d’un endroit à l’autre.  Au départ, beaucoup de villages forment des clairières au milieu des bois. (Etude du milieu.be)

·        Là où les communautés monastiques purent relever de leurs ruines leurs propriétés foncières, elles les firent mettre en valeur, à dater du XIème et XIIème siècles, par des hommes libres au lieu de les faire exploiter par des moines aidés de serfs. (Histoire de Ladeuze, Abbé Demeuldre). On pense notamment dans notre région à l’Abbaye de Cambron et à celle de Vicogne près de Valenciennes.

 

araire.jpg

 

·        C’est à partir du XIIème siècle que les hommes libres apparaissent nombreux dans le pays rural; beaucoup sont appelés par les grands propriétaires fonciers, laïcs ou religieux, désireux de mettre en valeur leurs domaines en partie improductifs. De nombreux défrichements sont entrepris, à l’instar de la plupart de nos anciens villages, Huissignies se constitue peu à peu en une agglomération de libres manants, de roturiers libres de leurs personnes . Voués à la culture de la terre, les uns travaillent pour le compte d’un maître, les autres pour eux-mêmes, sur quelque lopin de terre qu’ils avaient pu acquérir. Tous sont cependant sous la tutelle seigneuriale à cette époque de la féodalité qui s’étendra du XIème au XIVème siècle, il n’est pas de communauté villageoise qui ne soit sous l’autorité d’un seigneur féodal, pas de « village sans seigneur ». 

Sources: L'histoire de Ladeuze (Abbé Demeuldre), Les communes de l'arrondissement d'Ath (G. Decamps), Etude du milieu.be  

Les commentaires sont fermés.