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22/08/2014

La guerre 14-18 (2) / Des jeunes hochniots dans l'enfer des combats / Eugène Baugnies

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Photos collection Famille Baugnies-Olivier

Eugène Baugnies naquit à Huissignies le 3 février 1895 de l'union de Camille Baugnies et Rousé Irma. 

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 Eugène Baugnies, 2ème à gauche avec ses copains mitrailleurs du 5ème de Ligne

Il fut mobilisé au 5ème Régiment de Ligne dans l'unité des mitrailleurs comme indiqué M sur le col de son uniforme.

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Le 5ème régiment de Ligne tenait garnison en 1914 à Anvers; à la mobilisation d’août il se dédoubla et forma avec le 25ème de Ligne la 5ème brigade mixte qui, avec les 6ème et 7ème constitua la 2ème division d’armée. 

Le 5ème de Ligne participa en août et septembre 1914 aux sanglantes sorties d’Anvers.

Le 12 septembre à Molen, hameau de Rotselaer-lez-Louvain, le 5ème de Ligne subit des pertes énormes tant en gradés et soldats. Il perdit en un seul jours trois cents de ses membres. Le régiment devait protéger la retraite des grenadiers lancés sur Werchter et les environs. Un monument fut d'ailleurs érigé à Rotselaer en mémoire aux 300 lignards tués lors de ces combats.  

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"Ils furent 300 des 5ème et 25ème de Ligne et mitrailleurs de la 5ème brigade qui tombèrent au matin du 12 septembre 1914" (Photo du Colonel Van Hoecke)

En octobre sur l’Yser, le régiment se distingua à Ramscapelle et à Lombarzyde. Il participa ensuite à la garde sacrée (*).

(*) La garde sacrée, c'est la défense du dernier lopin de terre belge et libre, la mise en valeur de la résistance belge de l'Yser. Une expression dans le genre de l'époque pleine de sentimentalité, de mise en valeur de l'héroïsme. (de Chr. Philippart que je remercie pour l'aide documentaire qu'il m'accorde). L'adresse de son bloc est:  http://ceuxde14-18.skynetblogs.be/

Baugnies Eugène et son père Camille (Copier).jpg

Photographié lors d'une permission avec son père Camille (Un de mes arrière-grand père)

Le 20 décembre 1916, le 5ème de Ligne forma avec le 15ème de ligne la 5ème brigade, puis, en janvier 1918, avec le 6ème de ligne la 2ème division d’infanterie. 

 

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Lors de l’offensive libératrice qui débuta le 28 septembre 1918, cette division fut maintenue sur le front défensif Pervijse-Dixmude et harcela les positions allemandes. 

Le 14 octobre 1918, les 5ème et 15ème de ligne font partie du "groupement Sud" de l’armée des Flandres chargé d’enlever la « Flandern Stellung » au sud de Roulers, puis de progresser vers la Lys. 

Le 15 octobre, les régiments sont devant Isegem après avoir subi de lourdes pertes à Oekene-lez-Roulers. Ils marchent ensuite sur Ingelmunster et le 18 s’emparent d’Oostrozebeke au-delà du canal de Roulers.

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Ils s’établissent alors au sud de Bruges, puis gagnent la région Aertrijke-Zedelgem pour progresser ensuite vers le canal de dérivation de la Lys dont ils occupent la rive ouest, entre Ronsele et Zomergem. Fin octobre et début novembre, les 5ème et 15ème de ligne occupent la région Evergem-Wondelgem-Mariakerke. 

L’Armistice signé le 11 novembre mit fin aux opérations qui avaient valu aux deux régiments la citation : « Oostroozebeek », avec celles d’Anvers, Yser et Lombarzyde.

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Les 5ème et 15ème de ligne sont titulaires de la fourragère à la couleur du ruban de l’Ordre de Léopold.

Eugène épousa Julia Docquegnies de Huissignies, ils habitaient à la rue de la Cour Ils eurent une fille Irène et par la suite 2 petits enfants: Daniel et Liliane Olivier. Il effectua la majorité de sa vie professionnelle au sein de la firme Delbart de Ladeuze où il deviendra "Conducteur des travaux". Il décéda en octobre 1956 suite à des problèmes respiratoires récurrents et conséquents à l'exposition aux gaz moutarde; il est enterré au cimetière de Huissignies. Eugène avait une soeur, Irma, ma grand-mère paternelle, bien connue à Huissignies pour avoir été couturière à domicile durant 60 ans, de 1920 à 1980. 

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09/08/2014

La rue Augustin Melsens (anciennement Rue du Monceau)

 

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 La Rue du Monceau

  • 1479: Chemin du Moncheau - Juridiction de Ladeuze
  • 1668: Couture et rue du Monlgau / rue du Monchau
  • 1850: sur le plan Popp: Rue du Monchau (Dialecte de Monceau)

L'origine de l'ancien nom de la rue n'est pas vraiment connu. 

Ce n'est qu'après la dernière guerre que la rue devint Augustin Melsens en hommage à ce soldat de Huissignies décédé en captivité en Allemagne durant la dernière guerre.

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Augustin Melsens (Collection Augustin Davister)

 

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 Le champ du village

Cette couture est vraisemblablement la plus ancienne terre cultivée du village. 

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Le lieu-dit "La Champ du Village" à côté de la Piedsente du Facq (Photo d'auteur inconnu)

Ce champ était jadis la propriété de l'Abbaye d'Ath qui y possédait une ferme en bordure de la rue du Monceau. Ces biens furent saisis sous la domination française et vendus comme biens nationaux.

 "Séance du 8 frimaire an VII. Ci-devant Abbaye d'Ath: 4 bonniers, 1 journel de terre et de pâture en 8 pièces affermées par bail de 9 ans commencé le 30 novembre 1792 au citoyen Cauvain moyennant une rente annuelle de 210 livres, porté à un revenu à l'époque de 1790 de 250 frs et au capital à la somme de 2000 frs (Archives de la ville d'Ath-Notes Van Haudenaerde) 

"11 brumaire et 21 brumaire an VII-Adjudication définitive-Canton de Chièvres-Commune de Huissignies-Ci-devant Abbaye d'Ath: Maison compôsée de 2 plans, remises, grange, etc...bâti en terre et pierre, couverte en paille, sur 15 journels de terre, prairies et verger, affermée par bail de 9 ans, commencé le 30 novembre 1792 à la citoyenne veuve Marou, moyennant une rente annuelle de 220 livres, portée à un revenu à l'époque 1790 de 200 frs et en capital, à la somme de 4000 frs (Archives de la ville d'Ath-Notes de Van Haudenaerde)

L'Abbaye d'Ath était propriétaire de toute la partie droite de la rue depuis le tournant du musée jusqu'au Trieu et en profondeur jusque la rue Marcel Bernard, ainsi que d'autres parcelles de terre de part et d'autre du village. 

Rue melsens et à droite l'ancien cabaret Tinio.JPG

L'ancienne ferme de l'abbaye d'Ath se trouvait à l'endroit de la maison Gevart JP, anciennement appelée aussi cabaret "Tinio" 

 

La rue du Monceau (ou Monchau) et le plan Popp

 

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Section B (à gauche à partir de la rue de l'église en direction du Trieu )  
N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
351a/350a/345a/348 Maison/Jardin/Verger/Terre  Duquesne - Massart Pierre-Joseph, Charpentier de moulin, dit Birique (Anc. ferme Oscar Degauquier)
300d/300c/300b/300a Bât.rur/Jardin/Verger/Terre  Duquesne Marie-Désirée épouse Debay Léopold, Cultivateur (Musée)
297/298/296 Maison/Jardin/Verger Gosselin Stanislas, Cultivateur
295/299/303 Bât.Rur/terre/terre Idem
294/288/302 Maison/Verger/Terre Stampe François et Antoine dit Zin, Cultivateur
293a/292b Maison/Jardin Soudans Antoine, Ouvrier
249c/250a/251a Maison/Jardin/Verger Degaland Basile, Cultivateur
     
  (à droite direction Trieu)  
433/434/432/431 Maison/Jardin/Verger/Terre  Duquesne François, Cultivateur (Anc. ferme Procope)
426/425/424 Maison/Jardin/Terre Maton Jean-Baptiste, Commis Voyageur, Leuze (Act. Gevart JP)
     

 

La Piedsente de la Couturelle (ou du Château)

Cette ancienne piedsente longeait le Barbechin depuis le château Malaise jusque derrière le musée. Elle est mentionnée et répertoriée dans l'Atlas vicinal de 1841. 

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 Photo tirée derrière le musée de la vie rurale, la piedsente longeait les saules en direction du château Malaise

 Ainsi se termine la catégorie "Les lieux-dits et les rues".

Des mises à jour seront effectuées au fur et à mesure d'éventuelles nouvelles trouvailles...!!