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25/01/2014

Les Culots et l'Brézette

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La rue des Culots en direction de la Grande carrière; au fond à gauche l'ancienne ferme de Pierre Jaivenois dite "Céss du Bergeu"(Photo d'Ovide Canseliet vers 1980)

Les Culots, la première citation de ce lieu remonte à 1577,"les ruelles des Culots", ruelles en cul de sac où, les premières maisons furent construites près du diverticulum en lisière du bois, en fait au "cul du bois".

En 1662, ce lieu est évoqué dans la vente « d’une maison, brasserie, chaudière, cuves et tous hostieux (outils), servant à la brasserie gisant et tenant des deux cotés à la ruelle des Culotz».

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Lieu-Dit "A la Garde de Dieu"

A La Garde de Dieu.

 Lieu-dit situé à l'endroit de la propriété Lefebvre-Deneyer. On trouve dans les archives de la ville d'Ath: 1758: "3 journels appelée pâture dite de la Garde de Dieu à la demoiselle Ducornet de Chièvres" (carte Lebeau); 1762: "Pâture dite de la Garde de Dieu"; en 1850: pâture et ferme appartenant à la veuve Dupres-Devos de Leuze. De la ferme présente sur le plan Popp de 1850, il subsistait jusque dans les années 80, un mur en pierre plate de la hauteur d'une clôture sur lequel y croissaient des fougères.

Il s'agissait probablement d'un alleu cad un bien hérité exempt de tous devoirs féodaux (charges ou redevances), indépendant de tout seigneur laissé donc... "à la garde de Dieu" et ne relevant que de celui-ci.

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La ruelle du moulin vers 1980, à droite "A La Garde de Dieu" (photo de Ovide Canseliet 1980)

La ruelle du moulin,

aujourd'hui section de la rue Ludger Lapoulle, joignait la Grande Carrière au "Moulin à Vent" disparu depuis 1889 et qui était situé à l'emplacement de la ferme dite du "Moulin à Vent", propriété de la famille Labie Elie. Cette ruelle partait de la rue des Culots, la rue Ludger Lapoulle, traversait l'ancienne propriété agricole de la famille Lefebvre (Céss' du Mayeur Sidore) et rejoignait la rue des Hauts d'Oignons au coin de la maison Boulvin. 

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Un bout de la "ruelle du moulin", aujourd'hui section de la rue Ludger Lapoulle.

Le cabaret « à l’Brézette »

 Presqu'au coin de la rue du Pluvinage, cette maison est d'abord une ancienne brasserie "Brasserie Fourmanoir" en 1533 qui sera aussi taverne et cabaret.

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Sur la droite l'emplacement de l'Brézette (Photo de Ovide Canseliet 1980)

Ce sera aussi le berceau de la famille Picron, le "Cabaret de l’Brézette », cité en 1760, a probablement servi de « chambre commune » ou de « maison communale », le cabaretier Augustin Picron, était officier de l’état civil, sous la période française. C’est ici que furent transférés les registres de l’état civil qui avant 1796, étaient tenus, rédigés et conservés par le curé de la paroisse. Le premier maire, Fontaine Luc, en était le plus proche voisin. Le cabaret passera dans la famille Degauquier par le mariage de Degauquier Fabien avec Eugénie Picron, fille de Auguste.  

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L'Brézette aujourd'hui vue de la piedsente dite du Counart

Cent ans plus tard, le cabaret existait toujours et une ducasse y était même instaurée, on a retrouvé dans "Le Journal de Péruwelz" la publicité suivante :

La société des Gais Lurons annonce qu’à l’occasion de la ducasse à l’tarte d’el Brézette, du

15 juillet 1900, les divertissements suivants auront lieu :

                                               À 3 h: Lutte de jeu de balle entre Grosage et Chapelle à Oie.

                                               À 4 h: Lutte du jeu de bricolet.

                                               À 5 h: Mât de cocagne.(*)

                                               À 6 h: Courses aux sacs.

                                               À 6h1/2: Bal à grand orchestre. 

Ajoutons que ce cabaret était le local de l’ancienne société de tir à l’arc « Saint Martin ».

L'endroit donna un surnom à la famille Delzandre: on parlait de Marthe et Jules Brézette, Anne-Marie et Daniel Brézette....logiquement Martine et Alain Brézette...Clin d'œil ???

(*) Le mat de cocagne était une longue perche de +-6 m de hauteur fortement enfoncée dans le sol et enduite de savon noir. Une roue de vélo couronnait le mat, à laquelle pendaient des récompenses comme jambon, saucisses, pains d'épice, pipes..qui excitaient la convoitise des spectateurs. Le concurent portait à la ceinture un sac de suie, cette dernière servant à neutraliser les glissements qui rendaient l'escalade difficile. La foule encourageait les candidats et se moquait des malchanceux.  

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Piedsente du Counart.

Du nom d'une ancienne famille riveraine à ce sentier, elle joint la rue des Culots à la rue Notre-dame-des-Champs et rejoint le cul-de-sac des Culots au niveau de la maison Degouys.  

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La piedsente du Counart vers Notre-Dame-des-Champs  et la ferme Dupriez (Céss du Ptit Homm') Photo de Ovide Canseliet 1980.

La rue des Culots dans le Plan Popp de 1850

 

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N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
     
548/549b Maison /Verger Degauquier Pierre Joseph,cultiv.(Anc.ferme P Jaivenois)
444/443/442/450 Maison/Jardin/Pré/Jardin Dath Veuve Remy Marchand de lin
448 Maison  Renard Jules Joseph Cultivateur
445/447/451/446 Maison/Jardin/Jardin/Verger Croissiaux Hypolyte Cultivateur
449 Maison Miroir Edouard Elagueur (dit Quédratte)
539/540/546 Maison /Verger/Terre Dath Barthélemy Cultivateur (Anc. Ferme Fauquet)
542/541 Maison/Jardin Labie Télesphore, Cultivateur
543/544 Maison/Jardin Paul Désiré et Jules, cultivateurs
553/552/551/555/545 Maison/Verger/Terre/Bien Rural/Jardin Fontaine Eugénie épouse Nottez Augustin Ladeuze
554/556/550 Maison /Verger/Terre Becqué Jean Rentier Ath
564/562/563a Maison/Jardin/Verger Broquet Jean Baptiste, Cultivateur
565/566 Maison/Jardin Wanberchies François Meunier
571a/570a Maison/Jardin

Battard François Maçon, Battard J Bapt Maçon Ladeuze,

Dagobert Joseph ,Cult. Sirault

571b/570b Maison/Jardin Massy François, Sabotier
573/572/573bis/576 Maison/Jardin/Maison/Bien Rural/ Picron Augustin Cabaretier (Cabaret l'Brézette)
579b/569 Jardin/Pré idem
574/567a/567b/567d Maison/Verger/Jardin/Verger Grard Maturin, Cultivateur
582/583a Maison/Jardin Fontaine Séverin Joseph, Cultivateur

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La rue des Culots aujourd'hui 

Ainsi se termine le 1er circuit des rues et lieux-dit ......

 

Prochaine publication: "Circuit 2"...en commençant par "La rue du Pont Goret" 

18/01/2014

Vers les Culots en venant des champs.....

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La couture de la Barre:

Ce sont les champs et prairies que nous rencontrons en redescendant vers les Culots venant de Notre-Dame-des-Champs en face du Camp Saintin et en bordure du Fossé Piquet. C’est un lieu-dit dont l’appellation se retrouve déjà dans les archives en 1418 "Près à la barre"- 1576 "Couture et ruelle de la Barre".

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La Couture de la Barre à gauche, la ruelle de la Barre et le Camp Saintin à droite.

 La "Ruelle de la Barre"

Est le tronçon du chemin des Culots vers la Grande Carrière. Quant à l'origine de son nom, on peut supposer que cette ancienne voie publique devenait un chemin privé à partir du "Fief Duquesne » au coin de la Grande Carrière et une barrière devait en empêcher l’accès à certains moments. (Fief= bien légué par un seigneur pour services rendus)

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La ruelle de la Barre et les Fourassarts en 1980 (Emplacement actuel de la maison Pierre jaivenois) Photo de Ovide Canseliet

Le Fourasart, 

Se trouvait juste à coté, en 1614, on relève dans les écrits, « le Fourasart dans les prés de la Barre » - en 1665 "Le four Richard dans les près de la Barre". C’était vraisemblablement l’endroit où se trouvait un four à charbon de bois. Ce dernier étant obtenu par carbonisation des bois provenant du déboisement de la forêt proche,...sarts comme essarter signifiant déboiser et brûler.

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Le Fossé Piquet au lieu-dit "Fourassart", face à la maison Pierre Jaivenois.

La Mauvaise Voie. Sera plus largement détaillée dans le contexte de la rue des Hauts d'Oignons. 

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La Couture du Broeucq au coin de la maison Pierre Jaivenois.

La Couture du Broeucq (1537) était un marais entre la rue des Culots et le fossé Piquet juste à côté de la maison Pierre Jaivenois. 

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La couture du Roeulx depuis la Mauvaise Voie en 1980, dans le fond la ferme Degauquier et le chenil anciennement ferme Zaccharie. (Photo de Ovide Canseliet)  

La Couture du Roeulx 

du même nom que la ville du Roeulx. Pour trouver l’origine de ce nom à Huissignies, il faut remonter en 1150, au moment où l’abbaye de Vicoigne (près de Valenciennes), possédait ces terres qu’elle échangea avec le Seigneur de Huissignies, lequel les céda en 1264 aux Seigneurs du Roeulx. Thierry du Roeulx, fils d’Eustache, est d’ailleurs mentionné comme Sire de Huissignies de 1290 à 1295. Nous retrouvons de très nombreuses traces d’obits et messes basses fondées sur ces terres. (obit= commémoration, messe rentée évoluant avec la valeur de l'argent) 

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La couture du Roeulx et la mauvaise voie en 1980. (Photo de Ovide Canseliet).

 

 

11/01/2014

De Notre-Dame-des-Champs vers la Djeffe...

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 Le Bois Quitton, en quittant le site "Notre-Dame-des-Champs, nous ne pouvons ignorer cet ancien bosquet aujourd'hui disparu, si particulier par sa situation perchée et la beauté de son bocage, tant il laissa des souvenirs vivaces dans les mémoires des garçons des années antérieures à 1970.

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Ce qu'il reste du "Bos Quitton" en face de la chapelle (...du nom d'un ancien propriétaire)

Alain Fagnot nous raconte: "Le Bos Quitton fut à maintes reprises le champ de bataille de nos guérillas; il fut aussi le témoin de nos premières cigarettes grillées en cachette et achetées clandestinement chez Louis Titine DéçuPendant les vacances,"l'Bos Quitton" était le lieu de regroupement quotidien, nos insouciants tapages dérangeaient parfois les voisins, à tel enseigne, qu’un jour, nous fûmes surpris que le talus herbeux sur lequel d’habitude nous nous asseyons, avait été recouvert de purin. Il va sans dire que nous étions devenus indésirables en ces lieux".

La Grande Carrière, 

(La Carrière 1570 – La Grande Carrière 1668), est un très ancien chemin forestier dans un premier temps, agraire ensuite, qui part de la Chapelle Notre-Dame-des-Champs vers le nord en direction de la Djeffe. On l'appelait autrefois également le chemin de la Cananelette car conduisant au champ du même nom.

Partant de la courbe de la Grande Carrière, à la limite d’Ormeignies, la piedsente Brassart prolongement de la "Grande Carrière" s’enfonçait autrefois dans le bois de la Rosière en se divisant en 2 sections, l’une rejoignait la Grande Rosière et l’autre, les 4 pavés d’Autreppe. 

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La Grande Carrière, au fond au sud la Rue Notre-Dame-des-Champs.

Le «Camp Saintin»,

déjà signalé dans un acte du 2 juin 1554, on retrouve successivement « Camp Hertain », « Camp Etain ou Stin». C’est la partie située à la droite de la "Grande Carrière" vers les Culots. L’Abbaye d’Ath, dépendant de l’Abbaye Saint-Martin de Tournai, de même que l’église Saint-Martin de Huissignies, percevaient plusieurs rentes sur ce camp,"Camp Saint-Martin" est probablement devenu « Camp Saintin ».

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Photo prise de la Grande Carrière: Le Camp Saintin et dans la fond les premières maisons des Culots. 

La Cananelette,

Le champ de la Cananelette est la couture qui s’étend entre la "grande carrière" et la route de la Djeffe; son nom proviendrait du fait qu’en son milieu, il y avait une large cuvette humide alimentée par le "fossé Picquet", où poussaient roseaux et joncs qu’on appelait vulgairement des cannes.

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Le Champ de la Cananelette; dans le fond les premières maisons de la rue des Haut D'Oignons

Un sentier disparu depuis le remembrement agricole de 1962, venant du Risqu’à tout, coupait "La Cananelette" en diagonale pour aboutir au sommet de la Djeffe au lieu-dit "Sept Journels", c’est pourquoi on l’appelait "Piedsente des 7 journels".

"Les sept journels" (le « Journel » était la superficie qu’un homme "pictait" sur une journée) fut l’objet d’un litige entre le Duc d’Arenberg et la Commune de Husseignies.

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Le blanc bos:

Etait un peuplier blanc situé à la crête de la Djeffe, dernier vestige de la forêt de Huissignies. Le dimanche 14 mai 1967, jour de Pentecôte, un violent orage brisa net notre majestueux blanc bos à une hauteur de 4 m. Au constat de sa chute, on remarqua qu’une main vandale avait quelques jours auparavant bouté le feu à l’intérieur du vieux tronc creux. Décapité, il a ainsi complètement disparu...la solitude l'aura perdu....!

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François Massy moissonnant en 1952 sur les versants de la Djeffe avec le Blanc Bos qui trône en arrière sur les hauts de la Djeffe. (Photo d'Ovide Canseliet)

Le "Blanc Bos" était un arbre dit "borne", repère militaire et cartographique, il avait été l’objet d’une étude du monde colombophile sur l’orientation des pigeons.

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Ce qu'il restait du Blanc Bos vers 1980 (Photo d'Ovide Canseliet)

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On "étoque" au champ de la Cananelette vers 1958 avec dans le fond le majestueux "Blanc Bos". De gauche à droite: Lise Dequiper, l'ancien bourgmestre Albert Jaivenois et Adelson Laventure. (Collection du musée de la vie rurale)

Le Kron Kène:

(Cron Kesne 1554), lieu-dit figurant sur le Plan Popp; c’était un autre arbre borne, situé à gauche de la Djeffe en descendant vers Autreppe, il marquait la limite de notre versant Nord-Ouest, il a lui aussi disparu depuis très longtemps. C'était aussi le dernier vestige du "Bois de la Rosière" qui resta  boisé jusqu'au début du 19ème siècle. 

 

 

04/01/2014

La rue et la chapelle Notre-Dame-des-Champs

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......En 1895, le 24 mars à 2 heures, un salut solennel sera célébré pour la confrérie Notre-Dame-des-Champs.

Notre-Dame-des-Champs 

Est un vocable et un toponyme assez répandu en France et en Belgique. C'est à l'origine un vocable d'édifice culturel chrétien (église, chapelle, oratoire dédié à la Vierge Marie - Notre Dame). L'allusion aux champs est toujours lié au caractère agraire du paysage, au moment de la fondation.

Chez nous, la confrérie Notre-Dame-des-Champs gèrait une dévotion à la Vierge dans le but de lui demander d'intercéder auprès de dame nature pour qu'il y aie "plein de blé sur nos terres" dans l'année courante; les pénuries alimentaires du 19ème siècle avaient laissé des traces et des peurs dans les mémoires.  

A l'origine, notre chapelle Notre-Dame-des-Champs consistait en une simple statuette en bois placée dans une niche et suspendue à l'aubépine plantée à l'angle de la "Grande carrière" et de la "Piedsente des  Veaux", devenue aujourd'hui, "Rue Notre-Dame-des-Champs".

Elle constituait un point d'arrêt de prières lors des rogations.

Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique catholique, les trois jours précédant immédiatement l'Ascension. Le mot « Rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander »... « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7). 

A Huissignies, les rogations qui furent célébrées jusque les années 60 consistaient en une procession dans les champs tôt le matin en s'arrêtant à une chapelle pour y prier, ensuite le curé procédait à une bénédiction des champs.

En 1953, les familles Dupriez et Dubois firent ériger une chapelle maçonnée qui fut aussitôt inaugurée et bénie par l'Abbé Delire, curé de la paroisse.

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Sur cette photo de 1953, figurent au premier rang les enfants suivants: Claude Dupriez, Annie Dubois, Augustin Davister et Nicole Dubois.

Au second rang: Marie Dupriez, l'Abbé Delire et Désirée Dubois.

A propos des rogations, Michel Baugnies nous relate une anecdote qu'il a vécue....

« A l’époque des rogations - en 1936, je pense – le temps était très pluvieux, les chemins de champs toujours en terre à cette époque étaient impraticables tellement ils étaient boueux. A la halte à N.D. des Champs, une vive discussion éclata entre le curé Gallez et le clerc Victor Croissiaux, ce dernier refusant de poursuivre la procession qui empruntait comme d’ordinaire la Grande Carrière embourbée. Chacun restant sur ses positions, le clerc enleva son surplis, le flanqua dans les mains d'un enfant de chœur, rebroussa chemin en mourmonant dans ses dents, accompagné de quelques dames soucieuses de ne pas salir leur robe et leurs souliers; les enfants du catéchisme continuèrent la procession via la Grande Carrière avec le curé.

Nos godasses s’enfonçaient dans la boue et comme beaucoup avaient des sabots, ils restaient collés dans la gadoue, mais nous avons achevé le tour, crottés mais heureux d'avoir vécu un épisode aussi amusant qu'épique....digne de Pagnol! ».

La rue Notre-Dame-des-Champs

Aujourd'hui petite rue qui resta très longtemps un sentier élargi qui se nommait autrefois "Piedsente des Veaux", voie parallèle à la rue du Pluvinage appelée communément "Rue des Veaux". 

A l'origine, cette ruelle était une section du diverticulum romain qui reliait Ellignies-Ste-Anne à Tiripré à Ladeuze.

La section entre la rue du Pluvinage et la chapelle était nommée "Chemin de la Cannelette" dont la portion qui se poursuivait vers les champs sera appelée "Grande Carrière".

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Le chemin de la Cannelette

La "Piedsente des Veaux" sur le plan Popp de 1850

 

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N° de parcelle Nature de la parcelle Propriétaire
   
623a/624a Maison /Verger Renard François et Joséphine, journaliers
623b/622e/624b Maison/Jardin/Verger Renard Damitien, ouvrier
623c/622f Maison /Jardin Derumier Edouard,Charpentier Ellignies/Ste/Anne
622c/622b Bâtiment Rural/Jardin Dremière Edouard, Cultivateur
509a/598a Maison /Jardin Remacle François
606a bis/606a Maison /Jardin Dubois Joséphine, Servante Paris
559/558/557 Maison/Jardin/Verger Dath Jean-Baptiste dit Triste Henri, cultivateur

Prochaine publication: De Notre-Dame-des-Champs vers La Djeffe....