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11/01/2014

De Notre-Dame-des-Champs vers la Djeffe...

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 Le Bois Quitton, en quittant le site "Notre-Dame-des-Champs, nous ne pouvons ignorer cet ancien bosquet aujourd'hui disparu, si particulier par sa situation perchée et la beauté de son bocage, tant il laissa des souvenirs vivaces dans les mémoires des garçons des années antérieures à 1970.

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Ce qu'il reste du "Bos Quitton" en face de la chapelle (...du nom d'un ancien propriétaire)

Alain Fagnot nous raconte: "Le Bos Quitton fut à maintes reprises le champ de bataille de nos guérillas; il fut aussi le témoin de nos premières cigarettes grillées en cachette et achetées clandestinement chez Louis Titine DéçuPendant les vacances,"l'Bos Quitton" était le lieu de regroupement quotidien, nos insouciants tapages dérangeaient parfois les voisins, à tel enseigne, qu’un jour, nous fûmes surpris que le talus herbeux sur lequel d’habitude nous nous asseyons, avait été recouvert de purin. Il va sans dire que nous étions devenus indésirables en ces lieux".

La Grande Carrière, 

(La Carrière 1570 – La Grande Carrière 1668), est un très ancien chemin forestier dans un premier temps, agraire ensuite, qui part de la Chapelle Notre-Dame-des-Champs vers le nord en direction de la Djeffe. On l'appelait autrefois également le chemin de la Cananelette car conduisant au champ du même nom.

Partant de la courbe de la Grande Carrière, à la limite d’Ormeignies, la piedsente Brassart prolongement de la "Grande Carrière" s’enfonçait autrefois dans le bois de la Rosière en se divisant en 2 sections, l’une rejoignait la Grande Rosière et l’autre, les 4 pavés d’Autreppe. 

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La Grande Carrière, au fond au sud la Rue Notre-Dame-des-Champs.

Le «Camp Saintin»,

déjà signalé dans un acte du 2 juin 1554, on retrouve successivement « Camp Hertain », « Camp Etain ou Stin». C’est la partie située à la droite de la "Grande Carrière" vers les Culots. L’Abbaye d’Ath, dépendant de l’Abbaye Saint-Martin de Tournai, de même que l’église Saint-Martin de Huissignies, percevaient plusieurs rentes sur ce camp,"Camp Saint-Martin" est probablement devenu « Camp Saintin ».

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Photo prise de la Grande Carrière: Le Camp Saintin et dans la fond les premières maisons des Culots. 

La Cananelette,

Le champ de la Cananelette est la couture qui s’étend entre la "grande carrière" et la route de la Djeffe; son nom proviendrait du fait qu’en son milieu, il y avait une large cuvette humide alimentée par le "fossé Picquet", où poussaient roseaux et joncs qu’on appelait vulgairement des cannes.

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Le Champ de la Cananelette; dans le fond les premières maisons de la rue des Haut D'Oignons

Un sentier disparu depuis le remembrement agricole de 1962, venant du Risqu’à tout, coupait "La Cananelette" en diagonale pour aboutir au sommet de la Djeffe au lieu-dit "Sept Journels", c’est pourquoi on l’appelait "Piedsente des 7 journels".

"Les sept journels" (le « Journel » était la superficie qu’un homme "pictait" sur une journée) fut l’objet d’un litige entre le Duc d’Arenberg et la Commune de Husseignies.

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Le blanc bos:

Etait un peuplier blanc situé à la crête de la Djeffe, dernier vestige de la forêt de Huissignies. Le dimanche 14 mai 1967, jour de Pentecôte, un violent orage brisa net notre majestueux blanc bos à une hauteur de 4 m. Au constat de sa chute, on remarqua qu’une main vandale avait quelques jours auparavant bouté le feu à l’intérieur du vieux tronc creux. Décapité, il a ainsi complètement disparu...la solitude l'aura perdu....!

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François Massy moissonnant en 1952 sur les versants de la Djeffe avec le Blanc Bos qui trône en arrière sur les hauts de la Djeffe. (Photo d'Ovide Canseliet)

Le "Blanc Bos" était un arbre dit "borne", repère militaire et cartographique, il avait été l’objet d’une étude du monde colombophile sur l’orientation des pigeons.

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Ce qu'il restait du Blanc Bos vers 1980 (Photo d'Ovide Canseliet)

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On "étoque" au champ de la Cananelette vers 1958 avec dans le fond le majestueux "Blanc Bos". De gauche à droite: Lise Dequiper, l'ancien bourgmestre Albert Jaivenois et Adelson Laventure. (Collection du musée de la vie rurale)

Le Kron Kène:

(Cron Kesne 1554), lieu-dit figurant sur le Plan Popp; c’était un autre arbre borne, situé à gauche de la Djeffe en descendant vers Autreppe, il marquait la limite de notre versant Nord-Ouest, il a lui aussi disparu depuis très longtemps. C'était aussi le dernier vestige du "Bois de la Rosière" qui resta  boisé jusqu'au début du 19ème siècle. 

 

 

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