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29/12/2013

Des Mervaux à Notre-Dame-des-Champs....

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En partant de la ferme Mon Dieu vers le village, on laisse sur la gauche la "vallée des Mervaux" qui laisse une vue sur la ferme de la "Grande Rosière" d'Autreppe. Cet espace aujourd'hui en culture était couvert du "Bois de la Rosière"qui fut propriété:

  • du Comte du Hainaut au XIIème siècle, 
  • de l'Abbaye de Cambron qui posséda jusqu'à un quart des terres du village et englobait dans une seigneurie "haute justice" dite de la Rosière les paroisses d'Ormeignies et d'Autreppe,
  • de l'Abbaye de Ghislenghien qui l'avait reçu d'Agnes d'Assignies (Descamps, les communes de l'arrondissement d'Ath), 
  • Enfin, de l'Abbaye de Vicogne près de Valenciennes.

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La vallée des Mervaux au niveau de la ferme Mon Dieu vers le TGV et la Djef.

A ce niveau, il y a 3 lieux-dit: le "Camp de Casteau", le "Dérodé" et le "Haut de l'Enfer" 

L'origine du nom de Camp de Casteau vient simplement du fait que le propriétaire de ces endroits était l'Abbaye de Cambron Casteau. Le Dérodé vient du verbe "déroder"ou défricher la forêt.

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Le lieu-dit "L'Enfer", au fond le village. 

« L’Enfer »,  c’est le nom de la dépression brusque située entre le « Camp de Casteau » et les « Monts Brunehaut ». L'Enfer, nom fréquemment donné en France et en Belgique aux endroits encaissés. Un acte de 1554 cite « des Roelz dites d’Infer », on trouve en 1665, une autre appellation « le Tro de l’Infer »(*). C'est aujourd'hui un ensemble de champs et prairies dans une cuvette parcourue de plusieurs sources qui aboutissaient à « l’pâture Fauquet », verger dans le bas converti en champs depuis une vingtaine d'années.

La "piedsente de l’Enfer"aujourd'hui disparue partait du chemin des Monts Brunehaut à la hauteur de « la Marlière »en direction de la "Grande carrière" pour aboutir ensuite au "sentier des bois blancs" et enfin regagner Autreppe..

Les « Ganaffes » étaient un champ humide sur le haut de Canteleux, tenant aux Monts Brunehaut et à coté « d’eul Pointe de kmise » aujourd’hui, petit bois triangulaire planté de peupliers depuis 1955.

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Le champ de "la Marlière" et le bosquet "Eul Pointe de kmise"; derrière se trouve Canteleux.

Nous avons cité précédemment « la Marlière », c’était un endroit situé au champ des Ganaffes où on extrayait de la marne, sorte de terre calcareuse, qui servait à amender les terres acides. Ce lieu est cité sous la dénomination « Marlière de Saint Ghislain » en 1407, devenue mare et nommée « trô Marlière » en 1663 (*), elle était une halte privilégiée des oies lors de leur migration.

La "Couture des Monts Brunehaut" d’altitude variant entre 70 et 82 m, s’étend sur le versant sud, entre le chemin du même nom et le chemin de Canteleux, tenant d’un coté aux Ganaffes et de l’autre au Barbazan.

Le "chemin des Monts Brunehaut" était un diverticulum, un chemin dérivé de la grande chaussée Romaine qui partait de Bavay, passait par Ellignies, Blicquy pour se diriger vers Gand. A noter que le nom Brunehaut proviendrait du fait que la reine Brunehaut d’Austrasie fit apporter au VI siècle de notables améliorations et prolongements aux chaussées romaines et leur légua ainsi son nom. Le diverticulum qui nous concerne partait de la chaussée romaine à Ellignies Ste Anne, il passait par les Quéwettes, le haut des Mervaux, l’Accostrie, les Monts Brunehaut, le Barbazan, le sentier des Veaux, les Culots, le fond des Bas Trieux, la ruelle du Moulin à vent et le chemin de Tiripré à Ladeuze où il aboutissait; son parcours initial figurait encore sur la carte Ferraris de 1770. On en modifia le parcours après les défrichements début 18ème siècle. Les "Monts Brunehaut" sont signalés en 1554 sous la dénomination « Mont Bruneau » et en 1576 "Champ du montbruneau)(*).

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 Le lieu-dit "Les Monts Brunehaut" (dans le fond et vers le sud: Canteleux)

 « Le Barbazan », est un lieu dit, étrange par son nom dès son origine. On trouve trace de cet endroit dès 1298 sous l’appellation « Couture derrière l’âtre », qui devient « faul  lattre » en 1650 puis « les faulx Barbasant » dès 1708 et finalement "Le Barbazan"en 1850(*). Âtre venant du latin « Âtrium », était le lieu où on faisait le feu, peut être le lieu où on incinérait les damnés de l’église…? C'était aussi le lieu où on y fabriqua des grandes quantités de briques à partir de 1850; les briqueteries y modifièrent considérablement les lieux.

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Le "Barbazan" sur la gauche du chemin entre la rue du Pluvinage et la chapelle "Notre-Dame-des-Champs" et aussi à gauche du chemin qui monte vers les Mervaux.

Cet endroit était un véritable « rond point » de sentiers et chemins; y aboutissaient, le chemin des Monts Brunehaut, la Grande Carrière, la "piedsente des Veaux", le chemin du Barbazan, le "sentier du Manou" et la "piedsente du Barbazan" venant de Canteleux par le « Risqu’à tout ».  

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Une représentation de la carte Ferraris montrant l'étendue des bois sur la commune de Huissignies (Hunsignies) vers 1760.

Le "bois de Huissignies"s'étendait de Canteleux et partait vers l'ouest à la droite du Chemin de Ligne, jusque la ferme des Quéwettes et jusqu'aux Monts Brunehaut à l'est et la Djef au nord. Il appartenait aux d'Arenberg.

Le "bois de la Rosière"qui s'étendait depuis la ferme de la Grande Rosière jusqu'au delà de la ferme Mon Dieu et recouvrait une partie de l'Autreppe actuel. Il faisait partie de la commune d'Huissignies.

(*) Archives de la ville d'Ath.

Prochaine publication: La Chapelle Notre-Dame-des-Champs et la rue du même nom.

24/12/2013

Le site gallo-romain des Mervaux

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Le champ du site en lisière du bois des Mervaux et à 200 mètres au sud de la ferme Mon Dieu. 

Les premiers vestiges humains retrouvés à Huissignies remontent à l’âge de la pierre polie dite période néolithique (environ 6000 ans avant JC). 

A cette époque, notre région était recouverte d’une immense forêt avec çà et là des clairières habitées par des groupes humains gaulois ou celtiques. Ils choisissaient des points culminants et des versants sud bien abrités des vents. Suivant ces conditions, le site des Mervaux était idéalement localisé.

A cet endroit, Michel Baugnies et une équipe d’archéologues amateurs entreprirent dans les années 1950 une série de fouilles étalées sur plusieurs années. 

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Ils mirent au jour un oppidum, sorte de village défensif, fortifié par un très large et profond fossé (3 mètres de large sur 2 m de profondeur) entouré d’une rangée de pieux plantés sur le rejet intérieur.

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A l'intérieur de ce site de quelques hectares, les fondations d'une villa romaine furent aussi découverts.

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Mise au jour des fondations de la villa romaine

A l’âge du fer (500 ans avant JC), un petit campement fut ajouté à l’extérieur du premier, on y fondait du minerai de fer dans deux bas-fourneaux.  

Le bas fourneau consistait en un trou dans le sol d'environ 30 cm de diamètre, rempli de charbon de bois et de "minerai". On y mettait le feu et au bout d'environ dix heures, on en tirait une loupe incandescente de la taille du poing, grossier mélange de fer plus ou moins réduit et de scories. 

 

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Représentation d'un oppidum

Un ensemble de tombes à incinération fut aussi mis au jour à l'extérieur de l'enceinte de l'oppidum à quelques mètres de la ferme actuelle.

Ce site sera à nouveau occupé plus tard par des exploitations agricoles, ce qui entraîne les premiers défrichements de la forêt et la construction d’un diverticulum, cad une voie romaine secondaire (le chemin des monts Brunehaut) de la chaussée romaine principale Bavay-Blicquy qui passait à Ellignies-Sainte-Anne (L'actuelle chaussée Brunehaut). 

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Des éclats de tuile romaine jonchent encore le champ des Mervaux.


Trois photos des trouvailles de notre archéologue amateur sur le site des Mervaux....

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Merci à Delphine pour son aimable assistance à la rédaction de cet article........Rigolant

Et à tous les lecteurs de ce site......

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La rue Marcel Bernard pendant le rude hiver 1981 (Photo d'Ovide Canseliet)

20/12/2013

De Canteleux vers les Quéwettes et les Mervaux...

De Canteleux, pour rejoindre les Quéwettes, il faut prendre le premier chemin à droite vers le petit Canteleux et ensuite emprunter le chemin « de Ligne ».

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Le chemin de Ligne dans les années 1940 (Photo de Vital Coltin)

Cette route ainsi nommée s'explique par le fait que le Seigneur du village de Ligne, le comte Frastré II, s’étant marié avec Jeanne de Condé, fille du Seigneur de Beloeil, a voulu réunir ses domaines de Ligne et de Beloeil par une route directe à travers champs et bois dite « Chemin de Ligne » .

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 Le chemin de Ligne en 2013, dans le fond le Petit Canteleux 

Cette route privée était autrefois bordée de 2 rangées de superbes hêtres d'où son nom populaire de « route à foyaux ». Le débardage des arbres provoqua l’encaissement du chemin, d’où son nom aussi  de « cavée ». 

Les racines béantes de ces grands hêtres centenaires dans le talus et les nombreux terriers creusèrent d’énormes cavités dites « traus à sorcières » car les cris des chouettes qui colonisaient ces lieux, en s'envolant le soir, pouvaient se confondre avec le ricanement cynique de sorcières.....Certes, cet endroit était paraît-il d'une beauté naturelle rare!  

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La ferme des Quéwettes et le Mont Isaac sur la droite

Les « Quéwettes », nous sommes à la ferme et au bois de ce nom; en haut de la montée, au sommet du plateau dit du « Mont  Isaac », à la côte 80, à la limite d’Ellignies Ste-Anne et d’Ormeignies- Autreppe. Le nom de « Quéwettes » signifie queue d’un village... dernière maison du village.

A proximité de la ferme, on doit noter l’existence antérieure d’un imposant monument mégalithique de l’époque celtique: un dolmen formé de 4 pierres droites plantées et recouvertes par une cinquième pierre plate. Etait-ce un tombeau ou un autel de sacrifice? Les restes de ces pierres se trouveraient toujours dispersées dans le bois des Quéwettes..? 

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Le bois des Quéwettes

A côté du bois des Quéwettes, il y a le bois « des Mervaux » dont le nom viendrait de « Mir – Mer » comme mirer, admirer, et de « Vaux » vallée, cela invite donc à admirer la vallée car, nous jouissons ici d’un large panorama sur toute la région, nous sommes en effet à la côte 85. Le site des Mervaux est à l’origine de notre communauté, des fouilles y ont mis au jour, des témoignages des périodes néolithique, celtique et gallo-romaine sur lesquels nous reviendrons.

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La ferme Mon Dieu (ou de Gaille) et le bois des Mervaux à l'arrière.

La « ferme  Mon Dieu » et la ferme de la « Grande Rosière » toute proche à Autreppe étaient propriété de l’Abbaye de Cambron. Ces biens du clergé ayant été confisqués sous la période française (1794-1815), une partie des "bois de la Rosière" fût vendue. Ils furent dérodés, mis en culture et la ferme Mon Dieu construite fut communément appelée « Eul’cees Gaill » (la ferme Gaill)....Pourquoi?...nous l'ignorons!

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Le Bois des Mervaux en automne. 

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A l'intérieur du bois des Mervaux en automne.(Propriété privée!)

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La ferme de la "Grande Rosière" (Autreppe) vue de la ferme Mon Dieu . 

Le bois de la Rosière couvrait tout cet espace jusque début 19ème siècle.

 

Prochaine publication: le site gallo-romain des Mervaux. 

13/12/2013

Canteleux, hameau de Huissignies (3)....Album Photos

En noir et blanc, des photos des années 1940, de Vital Coltin.....

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La ferme Delbecque au printemps 1943.

 

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Les Longs Prés.

 

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Cour de ferme à Canteleux...le jeu avec les oies.

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Le berger de Canteleux, Emile Scotte, dans les Longs Prés et sous la neige.

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Hypolite Cousin (Grand-père de Michel Baugnies) savourant une pipe au coin de son poêle au charbon en 1946 sous le regard attentif de son chien Ketty,... paraît-il le plus grand braconnier de l'histoire de Canteleux.

 

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Emile Scotte, le dernier berger de Huissignies, faisant pâturer ses moutons à l'orangerie du château

Et d'autres photos, plutôt du Petit Canteleux.....

 

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Le petit Canteleux sous la neige.

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Culture de tabac, "étoques"de paille (...dizeau en français) et labourage avec un attelage de vaches. 

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Le repos sur une charretée de paille prête à être engrangée.

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Traite manuelle en fin de journée d'été.

Et deux photos en couleur d'Ovide Canseliet vers 1980

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Oscar Deaspe et ses chevaux; la ferme Delbecque avec son rucher à l'arrière.

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La ferme Delbecque au printemps 1984.

07/12/2013

Canteleux, hameau de Huissignies (2)

 Les Longs Prés

Ce lieu-dit est aujourd'hui le bosquet planté de peupliers traversé par un ruisseau nommé "Rieu Notre-Baie" qui vient d'Ellignies-Sainte-Anne et qui fait limite avec la commune de Huissignies. Ses eaux traversant les Longs Prés étaient autrefois retenues par les éclusettes pour le rouissage du lin et le curoir servait pour blanchir les toiles de lin des tisserands de Canteleux.  

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Le "Rieu Notre-Baie" dans les "Longs Prés" (Photo d'Ovide Canseliet 1983)

Le système d’ éclusettes permettait d’inonder les parties basses de chaque coté du rieu et servait ainsi au rouissage du lin, ce qui facilitait la séparation des fibres textiles du reste de la plante. Plusieurs vestiges des ces anciennes éclusettes subsistaient encore il y a une vingtaine d'années le long du ruisseau: maçonnerie dans les berges, pierres avec rainures dans lesquelles on glissait des planches pour retenir l’eau. Les derniers tisserands connus à Canteleux, appartenaient à la famille Cousin, l’atelier se trouvait au coin du hameau, le curoir se trouvait en avant cour. 

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Eclusette dans "Les longs Prés" (Photo d'Ovide Canseliet 1983)

 En bordure des longs près, partait la piedsente  « du Viau » dite aussi piedsente « des longs près » qui longeait la ferme Delbecque pour aboutir à Robertsart (Ellignies-Ste-Anne)en passant par la ferme dite du « Viau ».

 

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Une ancienne borne, présente aujourd'hui au musée de la vie rurale, avec les lettres AR liées qui désignaient les initiales d’Arenberg, derniers Seigneurs de Huissignies; cette borne limitait les propriétés d’Arenberg et de Ligne.

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La borne d'Arenberg (Photo de Ovide Canseliet 1983)

Le « Vivier Dame Colle », cité dans un acte de 1194  était un petit étang, une réserve de poissons.

1367 : « Record demandé par Jean le Maître contre jean Baudri de la convention faite par ce dernier devant Jean Plateau et Jeanne de Briffeuil, femme de guillaume le Mouton, de payer par moitié les dommages qui pourraient résulter lorsqu’on romprait l’Eclusettte parce que leur preis qu’on dist au vivier dame colle float tous d’aive »

Acte du 28 janvier 1553 (Archives de la ville d’Ath): "Jehan Aliot, brasseur à Ladeuze vend à Maître Antoine Pureur laboureur à Hunchegnies espreis condist de canteleu, tenant à l’éritage de Monseigneur le Comte de Ligne, condist le vivier dame Colle ». 

Ce vivier se transforma ensuite en prairie marécageuse de plusieurs hectares avec une faune et une flore aquatique typique traversée par  le rieu « Notre Baie ». 

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L'arbre borne

C'est un charme vieux de quelques centaines d’années, le « bos troê » qui a élevé en son sein, un frêne déjà plus que centenaire, c’est donc une curiosité naturelle. Le charme, était souvent choisi comme témoin de propriété, c'est-à-dire d’arbre-borne, en raison de sa longévité, celui-ci délimitait à Canteleux, les Seigneuries de Beloeil-Ligne et de Huissignies-d’Arenberg.

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Au centre de la photo, le charme-borne

A partir de Canteleux vers les Quéwettes, s’étendait autrefois, le bois de Canteleux.

Le bois de Canteleux comme le bois d'Husseignies qui s'étendait à partir de la rue des Hauts Doignons étaient propriété de la "terre et seigneurie d'Husseignies"; ils deviendront ensuite propriété du Duc d’Arenberg. Ils ont été défrichés au XVIIIème et dans la première partie du XIX siècle. La déforestation était appelée à cette époque le "dérodage".