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27/10/2013

Photos scolaires 1898-1950

 

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La plus ancienne photo de l'école: Mr Meurant et ses élèves en 1898 (3ème rang au milieu: Marcel Bernard)

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Mr Meurant réputé pour sa discipline de fer et ses classes  en 1913 (Collection musée de la vie rurale)

Mme Sidonie Laurent et ses classes en 1913 (Collection Musée de la vie rurale):1913 Filles 1ère prim.jpg

"As a gift of their gratitude from the belgian children from Huissignies to the little american of Sparta 1914-1918"

Remerciements des enfants belges de Huissignies aux petits américains de Sparta (Wiscosin)...pour leur aide qu'ils ont apportée à l'école de Huissignies pendant la guerre 14-18. (Collection famille Fauvaux) 

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Mr Fauvaux et ses classes dans les années 30 (Musée de la vie rurale):Mr Fauvaux années 30 a.jpg

Mr Massy et ses classes dans les années 30 (Musée de la vie rurale):

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Mr Fauvaux et ses classes dans les années 30 (Musée de la vie rurale): 

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3 classes des années 40....(Musée de la vie rurale): 

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En haut à gauche: Marius Duquesne, 

1er rang au milieu: Marcel Nottez

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20/10/2013

L'historique de nos écoles

Synthèse des recherches effectuées principalement par Michel Baugnies, Georges Fauvaux et Marcel Labie. 

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(Collection du musée de la vie rurale - Auteur inconnu)

 

1.    Généralités sur l’enseignement rural wallon avant le 19 ème siècle….

 ·       A la fin du XVlle siècle, beaucoup de paroisses possèdent « une petite école » et, quand ils ne travaillent pas avec leurs parents, les enfants s’y rendent, surtout de la Toussaint à Pâques … » pour les enseigner à lire et écrire, les catéchiser… ».

·       Sous le régime espagnol et aussi autrichien, dans les villages, les cours se donnent dans la maison du maître, à l’église, dans une grange ou un atelier d’artisan.

·       En 1694, le vendredi 12 mars, le jour de la Saint-Grégoire, à Huissignies, on chante la messe à l’intention des enfants « d’escolle » et à la Saint-Martin, le 11 novembre, le curé annonce l’ouverture de «  l’Escolle »

·       En 1695, dominica (dimanche) 23e post pentecôte, le dimanche avant la Sainte Catherine, le curé fait savoir que « les pères et mères qui veults, envoient leurs enfants à l’escolle; on commence dans la semaine qui suit. » A cette époque, il y a 372 habitants dans l’embryon d’un secteur qui va devenir le village d’« Hunchenies ».

·        A partir de 1794, la République française organise dans nos provinces un système laïque et démocratique mais, dans leur majorité, les  enfants de parents qui sont profondément croyants, ne fréquentent pas les écoles de la République et craignent les grands principes révolutionnaires. C’est la chasse aux religieux et les écoles libres qui s’opposent à l’autorité sont purement et simplement fermées. L’enseignement communal tend vers la laïcité, mais l’instruction est donnée par des instituteurs catholiques ou à défaut par le sacristain, mais aussi par d’autres personnes comme un agriculteur par ex.  

Une école sous la période française (Héritage de la révolution française 1794-1814, expo CGER 1989)

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2.    Au XIXème siècle à Huissignies

·       De 1796 à 1813, Huissignies a un instituteur communal : Henry-Joseph Cauchie. A cette époque, il n’y a pas de bâtiments communaux, la commune loue une salle dans un cabaret pour y tenir les réunions municipales, l’école et y loger le corps de garde des patrouilles de nuit. 

·       En 1811, le loyer et l’entretien de cette salle représentent une dépense de 20F. La vaccination contre la variole, cause principale de la mortalité infantile, est rendue obligatoire pour tous les enfants fréquentant l’école. Cette « vaccine » est assurée par le Bureau de Bienfaisance pour les familles pauvres. A cette époque, la scolarité n’est pas obligatoire et de ce fait, la majorité des enfants doivent travailler pour aider la famille à survivre, un tiers de la population est indigente; les enfants vont donc travailler dans les charbonnages et les briqueteries. Un décret de janvier 1813 fixera à 10 ans l’âge minimal pour l’admission dans les houillères.

·       Sous le régime hollandais (1815-1830), le gouvernement conçoit un plan d’ensemble pour combattre l’ignorance. On assiste à la création et à la multiplication des écoles à tous les niveaux, dont des écoles normales qui formeront de vrais maîtres d’école.  

Nos premières écoles.......

·       Pour faire face à cette situation, en 1825, le conseil communal conduit par le Bourgmestre Domitien Gosselin, décide de construire une école.

Voilà en quels termes les autorités de l’époque justifient la création d’une école primaire : « Considérant que la commune, par suite des opérations cadastrales, va compter au moins 1500 habitants, parmi lesquels il est fâcheux d’avoir à faire remarquer qu’une forte moitié se compose de cette espèce de pauvres lourds et grossiers dont l’ignorance est telle qu’ils sont depuis un temps presque immémorial la risée des communes circonvoisines où leurs besoins et leurs goûts les appellent habituellement et que cette importante commune n’a jamais possédé et ne possède pas encore, dans son sein, une école primaire qui soit digne de ce nom…. »

·       A cet effet, des parcelles de terrains communaux et du Bureau de bienfaisance (CPAS actuel) sont vendues pour la somme de 1619 florins et des aides financières sont reçues de l’état (250 florins)et de la Province (250 florins).

C’est avec une somme de 3462 F que les ouvriers communaux, avec l’aide de tous les habitants du village, construisent une vaste salle d’école à laquelle est annexée une habitation pour l’instituteur. Cette construction est terminée en 1827…l’administration de Huissignies conduite par son dynamique bourgmestre a l’honneur d’être citée comme modèle aux autres communes du canton.

·       Mr Abbat, inspecteur à Frasnes, propose comme instituteur le « sieur » Jean François Laurent, natif de Ladeuze, âgé de 36 ans, breveté du 3è rang depuis 1825. Cette proposition est acceptée, il entrera en fonction en l’année 1828 et reçoit gratuitement la jouissance de la demeure comprise dans l’établissement. Le démarrage s’avère plutôt difficile….après quelques mois, il quitte Huissignies et rejoint Ladeuze, comme instituteur et aussi secrétaire communal. Il sera remplacé par son frère Télesphore qui reste en charge pendant 22 ans jusqu’en 1850.

Il a été retrouvé dans les comptes communaux que l’instituteur reçoit un traitement de l’état, un fixe de la commune (20 Florins) et un autre du bureau de Bienfaisance (50 Florins) pour lequel il se voit dans l’obligation d’instruire 25 pauvres. En plus de ces sommes, l’instituteur perçoit un supplément de 0.75 florin par mois payé par les familles (sauf les pauvres).

En ces débuts de l’école, l’instituteur doit fournir à ses frais les objets les plus nécessaires à l’ameublement de l’école, payer le chauffage et le traitement du sous-maître qu’il employe.

D’après ces mêmes comptes communaux, il apparaît que la majorité des élèves sont issus de familles pauvres.  

En 1830, lors de l’indépendance, il y a 1084 habitants à Huissignies; pourtant pendant 3 ans, de 1830 à 1833, le bureau de bienfaisance s’est trouvé dans l’impossibilité de payer l’instituteur à cause de la croissance du nombre de pauvres.

L’indépendance de la Belgique est néfaste pour l’instruction; l’article 17 de la Constitution déclare : « L’enseignement est libre… » ce qui tente de nombreuses communes d’abandonner l’organisation des écoles qu’elles estiment trop onéreuses. Il faudra attendre la loi Nothomb de 1842 qui impose aux communes d’ouvrir une école ou d’adopter une école privée dont le niveau d’enseignement est suffisant.

En 1831, bien que beaucoup de communes estiment les charges liées à l’enseignement trop lourdes, Huissignies qui dispose d’une nouvelle école continue ses activités.

En septembre 1833, le secrétaire communal de Huissignies envoie une lettre, au commissaire responsable de l’enseignement, dont voici un extrait:

 « Monsieur le Commissaire, Etant donné le peu d’empressement des personnes aisées à envoyer leurs enfants dans les écoles où les pauvres sont admis, l’instituteur doit traiter avec la classe peu aisée qui n’est pas disposée à faire de grands sacrifices. Si notre instituteur est forcé d’abandonner son poste, outre le peine que nous ressentirions, nous serions à la veille de remettre ce bâtiment pour servir à d’autres fins». …l’équilibre budgétaire est donc difficile à atteindre ! 

En 1834, le docteur Camille Ronflette, médecin chirurgien de Beloeil, est attaché au bureau de bienfaisance de Huissignies et chargé de la vaccination des enfants des familles indigentes.

En 1835, les enfants sont admis à l’école à l’âge de 5 ans mais il y a très peu d’élèves ; 25 garçons et 10 filles seulement la fréquentent régulièrement. Toutefois, durant l’hiver, tous les enfants du village sont présents et chacun y met tout son cœur, tant est grand le désir de s’instruire. Le taux de fréquentation ne sera guère plus élevé en 1850 alors que le village compte 1300 habitants et que les chiffres de naissance oscillent entre 30 et 35 par an.   

Dans une cérémonie d’hommage à Domitien Gosselin en octobre 1949 pour l’œuvre réalisée pour son village, on trouve le passage suivant dans le discours de remerciement : « …. en même temps qu’il travaillait avec les plus beaux succès à la voirie vicinale, il n’oubliait pas de remplir le plus sacré du devoir, sa sollicitude vraiment paternelle veillait sur l’instruction publique et une salle d’école communale avec logement pour  l’instituteur s’élevait dans la commune, où les indigents vont puiser gratuitement les connaissances et l’instruction que l’on sait être les plus grands moyens de les sortir de la misère. »

·       En 1861, à l’époque du bourgmestre Casimir Fouquemberg qui succèda à Domitien Gosselin, sont établis les plans pour la construction d’extension des écoles et de nouveaux bâtiments administratifs.

En 1864, la commune contracte un emprunt de 36051 F pour la mise en œuvre de ce projet avec subsides de l’état. Les travaux seront achevés en 1868 ; ils forment avec les anciennes classes l’ensemble que l’on connait aujourd’hui . Le vieux pignon (côté bâtiments modernes) le confirme.

En 1869, le traitement de l’instituteur s’élève à 700 F et celui de l’institutrice à 600 F ; cette dernière étant aussi logée dans les nouveaux bâtiments

·      Télesphore est remplacé par son fils Oscar en 1850. Mr Oscar, ainsi l’appelle-t-on, non sans respect, est réputé avoir une forte personnalité, grand prestige, autorité. On rapporte notamment un fait qui se renouvelle souvent: passant devant un cabaret où il y a de la bagarre, situation non exceptionnelle, Mr Oscar entre calmement, sa seule apparition dans l’embrasure de la porte suffit à ramener le calme. Il épousera en 1885 Sidonie Taverne qui sera la première institutrice de la première section des filles. De cette union, naissent 4 enfants dont Eudoxie qui sera institutrice à Huissignies de 1922 à 1951. Mr Oscar Laurent reste en fonction jusqu’en 1895; il est secondé à partir de 1865 par Mr Soyez qui restera comme adjoint jusqu’en 1895. L’épouse de Mr Oscar Laurent sera institutrice jusqu’en 1922.

·       En 1880, Mr Désiré Meurant est appelé à seconder Mr Oscar Laurent et au départ de ce dernier en 1895, il deviendra instituteur en chef.

 

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La première photo de nos écoles: Mr Meurant et ses classes en 1898

(Collection du Musée de la Vie Rurale)

 ·       En 1890, arrive à la section des filles Mme Hélène Dumont-Horlait qui vient de Ligne ; elle est nommée institutrice en chef et Mme Sidonie Laurent-Taverne garde la charge des classes du degré inférieur, section des filles.

·       En 1895, arrive de Callenelle Mr Georges Fauvaux qui sera nommé en qualité de second instituteur. Ce dernier sera appelé à la grande guerre, il y servira comme brancardier; son intérim sera assuré par Melle Lucia Dumont, fille de l’institutrice en chef. Depuis 1914, l’enseignement primaire est obligatoire, cependant beaucoup d’enfants s’absentent toujours et leur rattrapage scolaire est malaisé. 

3.     Au XXème siècle

                Mr Fauvaux et ses classes vers 1920 (Collection famille Fauvaux)

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Mr Massy et ses classes début des années 30 (Collection JN Gosselin) 

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·       En 1920, après la terrible tourmente, Mr Désiré Meurant prend sa retraite. Mr Georges Fauvaux devient instituteur en chef et Mr Omer Massy originaire de Tongre-Notre-Dame, appelé comme second instituteur reçoit la charge des 4ères années et ainsi la délicate mission d’initier à la lecture par la méthode syllabique.

     Mr Fauvaux assure l’enseignement au niveau des 3ème et 4ème degré, soit les 5,6,7 et 8ème années. Ces deux dernières années constituaient un 4ème degré qui offrait aux élèves la possibilité d’approcher le programme des 2ères années d’humanité. Mr Fauvaux y donnera la pleine mesure de sa compétence dans la conduite de cet enseignement qui permettra à bon nombre de réussir des examens dans la fonction publique. Il assurera des cours du soir et des cours d’agriculture pour les adultes.

      Mr Fauvaux cessera ses activités à la fin de l’année 1945.

      Mr Lucien Clarot , originaire de Lahamaide, qui enseignait à Bois-Le-Duc viendra seconder Mr Massy à partir de 1947.

 

Mr Clarot et ses classes en 1951-1952

(Collection Musée de la Vie Rurale)Mr Clarot 51 52.jpg

 

·       A la fin du mois d’août 1951, on assiste à un départ massif du personnel enseignant: Melle Lucia  Dumont, Mme Eudoxie Laurent et Mr Massy feront valoir leurs droits à la retraite.

·       Le conseil communal, présidé par le bourgmestre Albert Jaivenois nomme les personnes suivantes :  Mme Isa Cordier, venant de l’école gardienne devient chef d’école en section filles et titulaire des 3 dernières années filles ; Mme Madeleine Médart-Debeaumont est désignée, de justesse, comme titulaire des 3ères années filles ; Mr Clarot prend en charge les 4ères dernières années garçons et Mr Charles Mariaulle, enfant de Huissignies, nommé lui aussi de justesse entre en fonction et assume les 2 dernières années garçons.

 

 

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 Un extrait du journal "L'Observateur" en septembre 1946

 

 Mme Médart-Debeaumont et sa classe en 1951-1952.... 

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Mme Isa Cordier et sa classe début des années 50

(Collection du Musée de la Vie rurale)Mme Isa Années 50.jpg

 

·       Fin des années 50, l’enseignement primaire sera divisé en 3 sections de 2 années. Plusieurs intérimaires s’y succèdent. Dans les années 60, la mixité devient autorisée mais une institutrice marque une réticence à accepter des garçons dans sa classe, elle n’est donc pas appliquée.

 

 Mr Mariaulle et ses classes fin des années 50numérisation0004.jpg

 (Collection JN Gosselin)

 

Le corps enseignant en 1960 (Mrs Mariaulle et Clarot; Mme Médart, Mme Isa et Mme Noëlle) (Collection Musée de la Vie Rurale)

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Mr Clarot et ses classes dans les années 60 (Collection JN Gosselin)

 

·       En 1961, Mme Isa prend sa retraite ; Mme Médart lui succède comme chef d’école de la section filles. Mme Marie-Claire Horlait-Wildeman, de Huissignies, est nommée pour la classe inférieure de cette section.

      Guy Dumasy de Tournai au style innovant assurera un intérim de 1962-1965.

 

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Mme Wildeman et ses classes en 1962 (Collection Musée de la Vie Rurale)

 

·       En septembre 1970, Mme Horlait cesse d’enseigner à temps plein; Mme Arlette Borgies la remplace; Mme Chantal Grumiaux-Baron entre aussi dans le cadre pour assurer des intérims puis pour exercer à titre définitif au départ de Mr Clarot en 1971.

      Mr Mariaulle est alors désigné chef d’écoles de la section garçons et Mme Borgies, son assistante. Chef d’école à la section filles, Mme Médart est secondée par Mme Grumiaux. Fin août 1975, Mme Médart se retire à son tour, atteinte par la limite d’âge. 

 

Le corps enseignant dans les années 70 (Collection Musée de la vie rurale)

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·       La mixité commence à s’installer dans la grande majorité des établissements scolaires, avec l’accord bienveillant de l’inspection. Les 6 classes des 2 sections de l’école communale de Huissignies sont rassemblées en une seule section mixte dirigée par un seul chef d’école: Mr Mariaulle. Melle Thérèse Bernard y reçoit une affectation temporaire.

·       Dès 1975, les années du degré supérieur sont réparties en 2 classes qui fonctionnent sous le régime de l’assouplissement du titulariat; les 2 enseignants se spécialisent, l’un dans les cours de langue maternelle, l’autre dans les mathématiques ; ils se répartissent les 2 branches. En cette année, on recense 95 élèves pour 4 classes primaires. Les 2 systèmes instaurés à Huissignies fonctionnent bien.

·       La fusion des communes intervient en 1977 et intervient le système des réaffectations. Melle Bernard doit abandonner son poste au profit de Mme Vidts de Lessines et de Mme Parent de Grosage qui resteront en poste jusque 1980. Mme Carlier de Vaudignies entre en service en 1980 également. En septembre 1982, c’est au tour de Mme Patricia Lapoulle  de faire son entrée dans le personnel enseignant tandis que Mr Mariaulle partira à la retraite après 31 ans de loyaux services dans sa commune natale.

 

Mme Arlette Borgies et sa classe en 1987 (Collection JN Gosselin)numérisation0003.jpg

 

·       Aujourd’hui, l’équipe en place est composée de :

Mesdames et Messieurs Stéphanie Lelong (1a), Angélique Staquet et Marnie (2e), Annie Baugnies (3e et 4e), Sarah Jaivenois (5e), Anne Dumont (6e), Véronique Miroir et Annick Vercruysse (cours philosophiques), Pascal Molle et Nathalie Monnier (Education physique), Claire Muller et Michaël Winiecki (Néerlandais) 

Direction : Monsieur Pascal Molle

 Quelques mots sur l’histoire des écoles gardiennes…

Sa création remonterait aux environs de 1860….

·       Elle a d’abord fonctionné dans une salle du cabaret Basile Delhaye situé à côté de l’école primaire construite en 1828. En 1868, ce cabaret est exproprié et démoli et l’école est transférée dans d’autres locaux.

·       En 1885, la section gardienne est supprimée, probablement pour faire place à de nouvelles classes de la section primaire.

·       A la suite de cette suppression, une école gardienne libre est ouverte par Marie Deghouys, dite « Marie Catholique ». Cette école est installée dans le fournil d’une boulangerie, la maison « Carroche » située à la rue des Hauts Oignons en face de la ferme Oger Duquesne, dans le petit chemin sans issue où subsiste aujourd’hui une maison blanche sur la butte.

 

Notre première école gardienne....d'après Michel Baugnies?? (Photo de Ovide Canseliet))numérisation0147.jpg

à moins que ce soit celle-ci....d'après Abel Labie, maison de son ancêtre Elie Dupont dit Elie Carroche....

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·       En 1893, cette école est transférée chez le menuisier Victor Cousin, à la rue des Huées.

·       Le 1er mai 1932, sous le maïorat de E. Decourty, l’administration communale ouvre une classe gardienne. Mme Isa Cordier, bien qu’institutrice primaire , prend la responsabilité de cette classe jusqu’en 1951, date à laquelle elle prend la fonction d’institutrice en chef de la section des filles de l’école primaire.

 

·       En 1961, Mlle Noëlle Jean de Vaudignies, épouse Labie Raymond prend le relais. Dix ans plus tard, en 1971, une seconde institutrice, Melle Marie-Ange Fagnot sera nommée.

 

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Mme Noëlle et ses premières classes en 1951-1952 (Collection Musée de la Vie Rurale) 

 

  • En 1983, Mme Jeanne André, bourgmestre de Chièvres et ex-bourgmestre de Huissignies annonce le projet de construction de 2 nouvelles classes gardiennes. Elles seront effectives en 1984 date à laquelle Mme Noëlle Jean prend sa retraite.  
  • Mmes Francine Lemblain, Marie-Ange Vandenbroucke et Véronique Cailleau prendront ensuite le relais.

 Aujourd’hui, l’équipe en place est composée de :

Mesdames Isabelle Haubourdin (1e) et Aurore Lemaire (puéricultrice), Bérengère Dauby (2e), Véronique Cailleau et Dorothée Dupire (3e), Sophie Hautecoeur (psychomotricité) 

 

 

 

Bienvenue sur le site "Huissignies Rétro"

En guise de bienvenue sur le site "Huissignies Rétro", voici une petite merveille du patrimoine de Huissignies: l'llustration du village des albums de Charles de Croÿ datant d'entre 1596-1598. 

Huissignies Album Charles de Croÿ-004 (2).JPG

 

Dans la description détaillée du village d'Huissignies dans les albums de Charles de Croÿ, on peut lire: " La seigneurie principale de Huissignies appartint aux Lalaing jusqu'en 1582, puis aux Berlaymont. Les officiers de la recette générale de Hainaut y ont dénombré 94 foyers en 1560-1561."

 

Quatre bâtiments de prestige attirent l'attention, de droite à gauche:

  • L'église paroissiale Saint-Martin qui n'est bien sûr pas l'actuelle car elle fut reconstruite en 1791 dans l'état que nous connaissons aujourd'hui.
  • La ferme de la Tourelle dont il ne subsiste plus aujourd'hui que la pierre centrale du porche ornée des armoiries de la noble famille Dessulesmoustier. Cette imposante bâtisse flanquée d'une tourelle se trouvait à la rue de l'église, à l'emplacement des maisons actuelles de Brigitte et Pierre Dugauquier et de Marie-Claire Horlait-Wildeman. Il nous reste des photos sur lesquelles on reviendra ultérieument.
  • La troisième bâtisse que nous appellerons "Haut Donjons" qui laissera son nom déformé à la rue actuelle des "Hauts d'Oignons" demande à être localisée plus précisément. Michel Baugnies la situe derrière la ruelle des Hauts d'Oignons (Ruelle des Maisons Delphine Goossens et Delphine Miroir) mais les textes anciens nous manquent pour pouvoir répondre précisément à cette question.
  • La quatrième bâtisse est bien sûr la maison-forte (ou Château malaise) qui a connu des modifications et extensions sous les de Lalaing et les d'Arenberg.